LEv SATURNALES.
jour, et vinssent à Rome pour tenir les marchés,et recevoir notification des lois, afin que les actesdu sénat et des magistrats fussent déférés à uneplus nombreuse assemblée du peuple, et que,proposés pendant trois nundines consécutives,ils l'ussentfacilementeonnusde tous et de chacun.De là vient aussi la coutume de promulguer leslois pendant trois nundines. Par là pareil-lement s’introduisit l’usage que les candidatsvinssent dans le lieu de la réunion des comicespendant les nundines, et se plaçassent sur uneéminence, d’où ils pussent être vusdetous. Maisces usages commencèrent d’abord à être négli-gés, et lurent dans la suite abolis, lorsque l’ae-croissementde la population lit que, les jours d’in-tervalle entre les marchés, le concours du peuplene fut pas moins considérable.
Les Romains ont aussi une déesse Nmulina ,ainsi nommée du neuvième jour des nouveau-nés, qui est appelé luslricus (purificatoire); ce.jour est celui où ils sont purifiés par l’eau lus-trale et reçoivent un nom. Mais ce jour, qui estle neuvième pour les hommes, est le huitièmepour les femmes.
Telle est la constitution des mois et de l’année;et je pense qu’il est pleinement satisfait auxquestions de notre ami llorus touchant les dé-nominations des jours et leurs observances. Jedésirerais savoir à mon tour, s’il est quelque chosedans l’organisation de l’année romaine qui pro-voque le sourire de l’ingénieux riverain du Nil ,voisin de la nation qui excelle dans le calcul(l’Arabe); ou s’il ne désavoue pas ce que lesToscans riverains du Tibre ont puisé dans lesinstitutions de son pays.
Eustathe prit alors la parole : — Je ne dis passeulement notre ami llorus, homme grave et
die prnposila.a singulis atque universis facile nosreban-lin'. Umle etium inos I raclas, ut leges 1 linimdino die pro-mulgamitur. Eu rc eliam camlidulis usas fuit iu comiliumnundihis venin:, et iu eollc consistera, midi: connu pussental) universis videri. Sed hœc oinuia negligenlius liaberiroepla, et post abolit», postcpnun iulenmndino eliam obimilliludiucm pleins frequentes «dense cmperuiil. Esteliam Nmidina Itomnnonun Dca, a non» die nascenliumiiuncupala , qui luslricus dicilur. Est autciu dies luslricus,ipin in fruités liislranlur, et nonicn nrr.ipiunt. Sed is mari-hus noues, ot'lavus est femiuia. l’Iene, ut nrhitror, minine niciislmn coiislitutione «ligesta, Induit llorus mister,qund de dienmi vocabulis et observalione consulait. Etscire cquideni velim, numquid ait, quod argutus Niligena,et gentis accola minieioniin potentis, ex hoc ordiue ro-tnana' dispcnsaliouis irrideat : an Tuscum quoque Tilicrimaliquid ex discipliuis suis hnusisse conscnliat. SubjecitEusiulliius : Non solum llorus nos ter, gravis \ir et orua-tus, sed hoc ipiisipuun aiius, ut exislimo, lam iutilis pus*set esse judicii, qui rumaiii aiini sic ad ungaem, ut nianteinciidntuin ordinen) lion probarel; cui majoreni graliamet teuax ineniaria, et Iticulnnla oralio rcfereidis adjecii.
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d’un esprit orné, mais même qui que ce soit,quelque futile que fût son jugement, ne saurait,je pense, refuser son approbation à l’organisationrectifiée de l’année romaine, taillée, ainsi qu’ondit, comme l’ongle; organisation qui a reçu unnouveau lustre de l’impçrturbable mémoire et del’éloquence lumineuse de celui qui nous l’a ex-pliquée. Au reste, il n’est pas surprenant quecetle organisation échappe aux morsures dela critique, puisque sa dernière réformation estappuyée sur l’autorité de l’Egypte. En effet, JulesCésar , qui apprit plusieurs choses des Egyptiens,notamment les mouvements des astres, sur les-quels il a laissé de savants ouvrages, puisait lamême source l’idée de fixer la durée de l'annéesur la durée de la course du soleil ; tandis queles anciens habitants du Latium , qui, n’ayantaucun moyen de communiquer avec les Égyp-tiens, ne pouvaient rien apprendre d’eux, ontadopté, dans la computation des jours de leursmois, la manière des Grecs, qui allaient comp-tant à rebours du plus au moins. Ainsi nousdisons le dixième jour, puis le neuvième et, puisle huitième, comme les Athéniens comptaient, endéclinant., dix et puis neuf. Ainsi encore dansce vers d’Homère :
« Un mois sur son déclin (tfO(vovToç), et l’autrei s’approchant (IcTctuivoio) ».
L’expression (fOi'vovToç ne désigne-t-elle pas lasupputation du mois courant, qui va s’amoin-drissant peu à peu, en terminant par le nom dumois qui succède? tandis que le mot îcTagEvo;indique cette, autre numération prête à succéderà celle qui s’éteint. C’est de même ainsi que votreHomère de Mnntouc, considérant comme fixetout but vers lequel on tend , n dit :
« Chacun a son jour fixe. »
Nec miniin, si lime, digeries niorsum raprelionsionisevasil,cui nrcessila est ab Ægypto poslrema: correctionis auclo-ritus. Nam Julius Cæsar lit siderum moins, de quibus nonimloctos liliros reliquil, al) Ægypliis discipliuis liausil;ila lioc quoque ex cadciii inslilutione imituatus est, ut adsolis curstim finiemli anni tempos extenderet. Lalii ver»veteres iueolæ, quia niliil jam tum discere ab Ægypto li-eebat, ad quam nullus illis commealus patelial., niorcmGræc.iæ in mimerandis niensium dielms seculi sont, utrelroversiim codante numéro, ab augmenta in dimimitio-nem compntalio resolnta desineret. lia enim nos decimumdiem, deinde nonum, et poste» oclavmn dicimus. utAtlicnicnscs Sextmjv xai èvvdmfjv tpEKnovraç soliti smit dircro.Homenisquoque, cmn ait,
ToO ptv çSIvovto; p.r)vo;, T oO 5’ taTaiiEvoio,
quid alind nisi ilium fOivovva dic.it, c.iijns ]inulalim deli-c.icutis supputaliu in nomen desinil, scculnri ; et tuTàp.evovillmn, qui priecedit numerum succ.cssurus priori iu dé-tection meanti? quod cl Homenis rester Maiitiianus intel-ligeus, illud stare dici, ad quod aveeditur, ait :
Slat tua cuique (lies :
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