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MACROBE.
On voit qu’il considère comme fixe le dernierjour, lequel est en effet celui qui arrête le rangde tous les autres, l.e même poète, non moinsillustre par sa science que par sa piété, sachantque les anciens Romains avaient réglé la duréede l’année sur le cours de la lune, tandis queleurs descendants l’avaient réglé sur celui dusoleil, et voulant rendre hommage aux opinionsde ces deux époques, a dit :
« O vous, Liber, et vous, bienfaisante Gérés,• flambeaux éclatants du monde, qui dirigez dans« le ciel la course décroissante de l’année! » Danscette invocation, le soleil et la lune sont tousdeux pareillement désignés comme étant les ré-gulateurs de l’année.
CHAPITRE XVII.
Que tous les (lieux se rapportent au soleil; et qu’il estdémontré par les divers noms d’Apollon, qu’il est luiaussi le même dieu que le 'soleil.
Ici Aviénus prit la parole.
— J’ai souvent et longtemps réfléchi à partmoi pourquoi nous honorons le soleil, tantôtsous le nom d’Apollon, tantôt sous le nom deLiber, tantôt sous diverses autres dénominations.Or puisque les dieux ont voulu, ô Vettius Præ-textatus, que vous exerciez les suprêmes fonc-tions de notre culte, continuez, je vous prie,de parler, pour m’expliquer la raison d’une sigrande diversité de noms donnés à la même di-vinité.
— Croyez, cher Avienus, répondit alorsPrætex-tatus, que lorsque les poètes parlent des dieux,
ils puisent ordinairement leurs sujets dans lesmystères de la philosophie. Aussi ce n’est pointune vaine superstition, mais c’est une raison di-vine , qui ramène au soleil presque tous les dieux,du moins ceux qui sont sous le ciel. En effet, si lesoleil, comme l’ont pensé les anciens, est le con-ducteur et le modérateur des autres lumièrescélestes ; si lui seul préside aux étoiles errantes,et si la course de ces étoiles, ainsi que quelques-uns le croient, est la puissance qui règle l’ordredes choses humaines, ou bien qui la pronostique,comme il est certain que Plotin l’a pensé ; il fautbien que nous reconnaissions le soleil pour l’au-teur de tout ce qui se meut autour de nous,puisqu’il est le régulateur de nos régulateurs eux-mêmes. Ainsi donc, de même que Virgile,lorsqu’il a dit, en parlant de la seule Junon :« Par l’offense de quelle divinité.» a mon-
tré que les divers attributs du même dieudevaient être considérés comme autant de divi-nités ; pareillement les différentes vertus du so-leil ont produit les noms d’autant de dieux : cecia conduit les princes de la science à admettre unseul tout. Donc on appela la vertu divinatoireet médicinale du soleil, Apollon. La vertu, sourcede la parole, reçut le nom de Mercure; car laparole étant l’interprète des secrets de la pensée,Hermès a reçu, du grec !paT]V£Ûav {interpréter),le nom qui lui est approprié. C’est la vertu et lapuissance du soleil qui produit les plantes et lesfruits de la terre; et de là sont nés les noms desdieux qui président à ces objets, comme de tousceux qui ont un rapport mystérieux, mais certain,avec le soleil. Et pour qu’une révélation si im-
extremuin diem stare dicens, quasi ad quem per omnesslatur. Idem poeta, doctrina ac verecundia juxta nobilis ,sciens, Romarios veteres ad lunæ cursum, et sequentesad solis anni tempora digessisse, utriusque seculiopiniooireverentiam servans, inquit :
Vos, o clarissima mundiLumina, labentem cœlo quæ ducitis annumLiber et aima Ceres :
tam lunam, quam soletn, duces anni hac invocatione de-signans.
CAPUT XVII.
Omnes Deos referri adSolem. Et quod ex variis Apolliuisostendatur nominibus, ipsum euodem esse Deum, quemSolem dicimus.
Hic Avienus : Hoc equidem mecum inultum ac fréquen-ter agitavi, quid sit, quod solem modo Apollinem, modoLiberum, modo sub aliarum appellationum varietate vo-neremur. Et quia sacrorum omnium præsulem esse te,Vetti Prælextate, divina voluerunt, perge, quæso, ra-tionem mihi tanta sub uno nomine in omnibus diversita-tis aperire. Tum Vettius : Cave existimes, mi Aviene,poetarnm gregem, cum de Diis fabulantur, non ab adytisplerumque philosophiæ semina mutuari. Nam quod omnes
| pæne Deos dumtaxat qui sub cœlo sunt, ad solem refe-runt, non vana superstitio, sed ratio divina commendat.Si eniin sol, ut veteribus placuit, dux et moderator estluminum reliquorum , et soins stellis errantibus præstat;, ipsarum vero stellarum cursus ordinem rerum Immana-| rum, ut quibusdam videtur, pro polestate disponunt, vel,i ut Plotino constat placuisse, significant : necesse est, utsolem, qui moderatur nostra, modérantes, omnium, quæcirca nos geruntur, fateamur auctorem. Et sicut Maro,cum de una Junone diceret, Quo nutnine lœso, ostendit,unius Dei effectus varios pro variis censendos esse numi-nibus : ita divers* virtutes solis nomina Diis dederunt :unde Ëv to x&i sapientum principes prodiderunt. Virlutemigitur solis, quæ divination! curationique præest, Apolli-nem vocaverunl. Quæ sermonis auctor est, Mercurii no-men accepit. Nam quia sermo interpretatur cogitationeslatentes, *E(;ur; ir.ù toû lppr,veùeiv propria appellationevocitatus est. Virtus solis est, quæ fructibus, effectusejusdem est,qui frugibus præest : et hinc natæ suntappel-laliones Deorum, sicut ceterorum, qui ad solem certa etarcana ratione referuntur; et, ne tanto secreto nuda præ-1 stetur assertio, auctoritates veterum de singulis consula-■ mus. Apollinis nomen multiplici interpretatione ad solemrefertur. Cujus rei ordinem pergam pandere. Plato solenj ’A”6à/(i)v 2 cognominatum scribtt, àrà-coü àsi nâW.eiv xài; 4xTtva«, idest, ajactu radiorum : Chrysippus Apollinem