LUS SATURNALES.
« qui, lorsqu'il vient à paraître et à briller aux;« extrémités rie In terre, frappe (le ses rayons d’or« les ondes de l'Océan. Dans cetinstant, sa splen-
deuriminense, se mêlant avec la rosée,fait, rou-i 1er devant lui la lumière en tourbillons ; et alors« (chose merveilleuse à voir!) la vaste eireonlé-« renee de la mer paraît une ceinture placée sous« sa poitrine. »
Virgile sachant que Pater-Liber est le soleil,et Gérés la lune, lesquels influent également etsur la fertilité de. la terre et sur la maturité desfruits, l'un par la température douce de la nuit,et l’autre par la chaleur du jour, a dit :
« Si par vos bienfaits l’épi fertile a remplacé« au sein de la terre le gland de Chaonie. »
Le même poète prouve bientôt après, par unexemple puisé hors de la religion, que le soleilest le principe de la fécondité de la terre, lors-qu'il dit :
« Souvent il est utile d’incendier les champs« stériles. »
En effet, si l’emploi du feu imaginé parl’homme est d'une grande utilité, que ne doit-onpas attribuer à lu chaleur cthérée du soleil ?
CHAPITRE XIX.
Que Mars aussi, ainsi que Mercure, sont la même divinitéque le soleil.
Ce qui vient d’étre dit sur Pater-Liber dé-montre que Mars aussi est le même que le soleil;car on les réunit quelquefois comme n'étant
Ila|j.fav6uvva, OTS'pvtov qpopÉeiv, piya aiju.ocF.ùOù; St’ êx rrtpàiniv yat»K fctcOan àvopoùirwvXpuiretouç Axttif t \A) r t jioov ilixeavoto,
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Vestro, ail, stmunerc telles
(’.haonlnm plngul glnmlem mutavlt arlsln.
Roleni veto terrenæ esse fcrciindllalis audorem, idempoeta profann inox dncuit exemplo, cum ait :
Siepe filant stériles Incendere profit agios,et reliipia. Si enim liominuin commerilo ignis adliiliitusmultiplex præsta! auxiliuni, quid adscribenduni est adlie-rio solis caloriP
CAl’UT XIX.
Hé Marlls qitldein nul Merairll allud esse numen, qitamsoleil).
Quæ de I.Hiero pâtre dicta sunt, lirec Marlcm ouiidemac. snlem esse demonslrant. Riquldem plerique I.ilierumcum Marte eonjungimt uimni Don ru esse monslranles.
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qu’un même dieu. Eu effet, Bacehus est sur-nommé ÈvuâXto; (meurtrier), ce qui est un desnoms propres à Macs. Chez les Lacédémoniens,la statue de Liber est représentée avee une pique,et non point avec un thyrse. Mais même lors-qu’elle tient ce thyrse, qu’est-ee (pie ce thyrse,sinon une lance déguisée, dont le fer est couvertpar le ljj>rre qui l'entortille? Ce qui signifie que
la modération doit servir comme un lien pour modi-fier l'impétuosité guerrière. Or, d’un côté le lierrea la propriété de lier et d’étreindre ; tandis que ,d’un autre côte, la chaleur du vin, dont Liber-Pater est le principe, pousse souvent les hommesà la fureur des combats. C’est donc à cause durapport qui existe entre ces deux effets, qu'onn'a voulu faire qu'un même dieu de Mars et deLiber. Aussi les Romains les honoraient tousdeux du nom de père, appelant l’un Liber-Pater, et l'autre Murspiler, c’est-à-dire Marspère. Ce qui prouve encore que Liber-Pater estle dieu de la guerre, c’est qu’on le regarde commele premier inventeur de la cérémonie du triom-phe. Puis donc que Liber-Pater est le meme quele soleil, et que Mars est le même que Liber-Pater, qui peut douter que Mars ne soit le mêmeque le soleil? Les Accitains, nation espagnole,honorent Irès-religieusement, sous le nom deNéton, le simulacre de Mars orné de rayons.D’ailleurs, la raison veut que les dieux, principesde la céleste chaleur, s’ils sont distingués parle nom, ne soient en effet qu’une même chose etune même substance. Ainsi, on a nommé Marscette ardeur qui, lorsque Mine en est embrasée,
l'ndc Ilaccliiis ivudXio; cogiiominalur; (jiioil esi inter pro-pria Mailis noinina. Colilnr cliam apud Lacodicmoniossimnlammt I.ibcri patris liasla insigne, non tbyrso. Redet cum lliyrsum Icnet, quid aliml, qnam latens Iclnm gc-rit, cujus nmero liedcra Inmlienlc prolegitur? quod osten-dil, vinculo quodam patienliæ obligamlos impetus lielli.llabet oubli liedcra viucicudi iililigaudiquu naliiram; nconon et calor vini, cujus Liber pater auclor est, s;epeliimiini's ad furiii'cin iicllicum usqiic propcllit. Igilurpnqiter coguatum uli jusque efl'cclus calorein, Marleni acLiberiun înnmi ciindemqiie Demi) esse voluerunt. CelleItoniani utrumqiie jiatris appellaliune venerantur, allermiiLibernui palrem, alterum Maispilrem, id est, Marientpatron coguuminantes. Ilinc cliam Liber pater belloiumpulens proltalur, quod cum primuni edidenmt audoreinIrimnjilii. Cum igilur Liber pater idem ac sol sit, Marsveio idem ac Liber pater s Marleni solem esse quis dubi-tet? Accitani cliam llispana gens, simulacrum Mai lis radiis omnium maxima rcligiunc célébrant, Piéton vocantcs.Et certe ratio naturalis exigit, ut l)ii calons cielestis pa-rentes niagis-noininibus, quant re subslanliaqiie, divisisiul. l'ervorem auleni, quo animus exeandescit, excilalur-que alias ad irai», alias ad virilités, mmimiiqiiaiii adtemporalis luroris exeessuni, per quas res cliam liellanasemitur, Martem cognoininaverunt. Cujus vim poêlaexpi'imendo, et similitudini ignis applicando, ait :
McxIveto 6’ <i)t fit’ ’Apr,; iy-finnaïQi X ciXoov nùp.