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MACROBE.
eulape préside aux divinations et aux augures. Etcela n’est point surprenant, puisque l’art de lamédecine et celui de la divination ont des princi-pes communs. En effet, le médecin prévoit lesbiens et les maux qui doivent survenir au corps.Aussi, dit Hippocrate, le médecin doit pouvoirdire du malade : « Ce qui est, ce qui a été, cequi doit être. » Cela est rendu par ee vers de Vir-gile :
« (Embrasse) le passé, le présent, l’avenir. »Et cela correspond aussi à la science de ladivination, qui faitconnaître les choses présen-tes, futures et passées.
Hercule n’est pas non plus une divinité autreque le soleil ; car Hereule est cette vertu du soleilqui donne à l’espèce humaine un courage quil’élève à la ressemblance des dieux. Et ne croyezpas que le fils d’Alcmène, né à Thèbes en Béotle,soit le seul ou le premier, qui ait porté le nomd’Hercule. Au contraire, il fut le dernier qui aitété jugé digne et honoré de ce nom, après plusieursautres, pour avoir mérité par son grand courage,de porter le nom du dieu qui préside aux actesde la force. Hercule est religieusement honorécomme dieu àTyr. Les Égyptiens lui rendent unculte des plus solennels et des plus sacrés; et,quelle que soit la haute antiquité où remontentleurs traditions, ils l'honorent comme n’ayantpoint eu de commencement, du moins en deçà dela mémoire des hommes. Hercule est la valeurdes dieux ; et c’est pourquoi on croit que ce futlui qui tua les Géants, en défendant le ciel contreeux. Maisquedoit-on penser que furent les Géants,si ce n’est une race d’hommes impies, qui mé-connaissait les dieux? Voilà ce qui a fait croire
siquidem medicin* atque divinalionum consociatæ snntdisciplina;. Nam medicus vel commoda, vel incommodain corpore futura prænoscit ; sicut ait Hippocrates oporteremedicnm dicere de ægro, ri te icapEOvra, xat Ta itpoys-yo'iôrn , xat Ta peXXovra lasadat, id est,
Qu* sint, quæ fnerint, qu* mox ventura sequentur.qtiod congruit divlaalionibus, quæ Sciuntri te êvTa, Ta t’ èauéfi Eva, -jrpô t’ èôvtx.
Sed nec Hercules a substantia solis alienus est. QuippeHercules ea est solis potestas, quæ huinano generi virtu-tem ad similitudinem præstat Deorum. Nec existimes,Alrmena apud Tliebas Bœotias natum soluni, vel primumIlerculem nuncupatum. Immo post multos atque postre-mus ille bac appellatione dignalus est, honoratusqne hocnomine; quia nimia fortitudine roeruitnomen Dei virtutemregcnlis. Ceterum Deus Hercules religiose quidem et apudTyrou colitur : verum sacralissima et augustissima Ægy-ptii etim religione venerantur; ultraque memoriam, quæapud illos rétro longissima est, ut carenlem iuitio colunl.Ipse creditur et Gigantas interemissc, cum pro co'lo pu-gnasset, auasi virtus Deorum. Giganlas autem quid aliudfuisse credendum est, quam hominum quandam impiningentem, Deos negantem ; et idco existimatam Deos pellerede cmlesli sede voluissc ? Iiorum pedes in draconum volu-
qu’ils ont voulu les chasser des eélestes demeures.Les pieds des Géàutsse terminaient roulés stir eux-mêmes, dans la forme du corps des serpents : cequi signifie qu’lis n’ont eu aucun sentiment droitni élevé, et que toutes les actions de leur vie sesont traînées dans la bassesse. Le soleil punitaveejustice cette race, par le violent effet d’une ehn-leurpestilentielle.Lenom même d’Hercule montreaussi clairement qu’il n’est autre que le soleil.Car 'HpaxXîj; n’est-il pas formé defîpaçxXÉoç (gloirede l’air)? Or, qu’est-ce que la gloire de l’air, sice n’est la lumière du soleil, en l’absence de la-quelle l’air est couvert de ténèbres profondes? Lescérémonies sacrées des Égyptiens représentent,dans leurs divers détails, les diverses puissancesdu dieu, et prouvent qu’Hercule est cet Hélios(soleil) qui est partout et danstout. Un autre argu-ment, qui n’est point à mépriser, se tire d’unévénement arrivé dans une contrée étrangèreauxnôtres. Théron, roi de l’Espagne citérieure,équipa une flotte, poussé par la fureur de détruirele temple d’Hercule. Les Gaditains vinrent à sarencontre, montés sur des vaisseaux longs. Lecombat était engagé et se soutenait avec dessuccès balancés, lorsque tout à coup les naviresde l’armée du roi furent mis en fuite, et se trou-vèrent envahis en même temps par un subitincendie, qui les consuma. Le peu d’ennemis quise sauvèrent furent pris, et déclarèrent que deslions leur étaient apparus sur In proue des vais-seaux gaditains, et qu’au même instant leurs vais-seaux avaient été bridés par des rayons tels queceux qu’on figure autour de la tête du soleil.
Une ville adjacente à l’Egypte, et qui se glo-rifie d’avoir pour fondateur Alexandre le Macé-
mina desinebant. Quod signifient, niliil eos rectum, nihisuperum cogitasse, totius vilæ eorum gressu atque pro-cessu in inferna mergente. Ab hac Rente Sol prônas débitasvi pestiferi caloris exegit. Et révéra Herculem solem essevel ex nomine claret. 'HpaxXïji; enim quid aliud est, nisi■iipaç, id est, aeris xXéo;; quæ porro alia aeris gloria est ,nisi solis illuininalio, enjus recesso profunditateocculiturtenebrarum? Præterea sacroruin administrationes apudÆgyptiosmultiplici actu multiplicem Dei asserunt potesta-tem, signifiantes Herculem hune esse tov sv xàai xat SiàmxvTiov fjXiov. Ex re quoque alibi lerrarum gesta argumen-tum non vile colligitur. Nam Tlieron, rex Hispani* citerio-ns, cum ad expiignandum Ilerculis templum ageretnr furoreinslructus exercitu navium, Gaditani ex adverso vencrunt,provecti navibus longis : commissoque prœlio, adliucæquoMarte consistente pngna, subito in fugaiu versæ sunt ré-gi* naves; sinuilque iinproviso igné correptæ conflagra-verunt. Paucissimi, qui superfuerant, bostium capti indi-caveruut, apparuisse sibi jeunes proris Gaditanæ classissuperstanles, ac subito suas naves immissis radiis,quales in Solis capite pinguntur, exnstas. Eidem Ægyptoadjacens civitas, quæ conditorem Alexandrum Macedonemgloriatur, Serapin atque Isin cnltn pæne atlonitæ vene-rationis observât : omnem tamen illam vencralionem Solisesuh illius nomine teslalut inipendere, vel iluui calntlrurn.