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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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MACROBE.

Assyriens sur la puissance du soleil, lisons donnéle nom d’Àdad au dieu qu’ils honorent commele premier et le plus grand de tous. Ce mot signi-fie unique. Ils honorent donc ce dieu commele plus puissant; mais ils lui adjoignent unedéesse nommée Adargatis, et attribuent à cesdeux divinités toute puissance sur toute chose :entendant par elles , le soleil et la terre. Sansénoncer par une multitude de noms, les diverseffets de leur puissance, ils en expriment la mul-tiple prééminence par les attributs dont ils déco-rent les deux divinités. Ces attributs désignentle soleil. Car la statue d’Adad est entourée derayons inclinés qui indiquent que la force duciel réside dans les rayons que le soleil envoiesur la terre. Les rayons de la statue d’Adargatiss’élèvent en haut, ce qui marque que c’est par laforce des rayons envoyés d’en haut, que naît toutce que produit la terre. Au-dessus de cette mêmestatue sont des figures de lions, qui désignentla terre, par la même raison que les Phrygiensreprésentèrent la mère des dieux, c’est-à-direla terre, portée par des lions.

Enfin les théologiens enseignent que la supré-matie de toute puissance se rapporte à la puissancedu soleil, d’après cette courte invocation qu’onprononce dans les sacrifices: «O Soleil tout-puis-« saut, âme du monde, puissance du monde,« flambeau du monde. »

Orphée aussi, dans les vers suivants, rend té-moignage que le soleil est tout :

« Écoute-moi, ô toi qui parcours dans l’espace« un cercle brillant autour des sphères célestes, et« qui poursuis ta course immense, brillant Jupi-

muin inaxiinmnquc venerantnr, Ailad nomcn deüerunt.Kjus nominis interprctatio significat, umts. Ilunc ergo utpotentissinium adorant Demi) : scd subjungunt eideniUeai», nomine Adargalin ; onmemque polestatein cuncta-rum lerum liis duolius attribuant, Soleni Terranique in-telligentes; nec multitudine noiuinum enuntiantes divi-sai)) eoiuni per onuics speciespolestaleia, sed arguments,quibus ornautur, siguiiieaules multiplicem praestautiamuuplicjs muninis. lpsa autan) argumenta Solis ralioneniloipiuntur. Kainque simalaerum Adail insigne eernitur ra-diis inelinatis. Quibus monslratur, vim cudi in radiés esseSuifs, qui demittuntar iri terrain. Adargatis simulaerumfcursmn versum reeliaatis radiis insigne est, monslrando,radiuriiin vi superne missoruni enasci, quæcunque terrapiugenerat. Sub eodeia sinuilaerospecies leonuin saut, ea-duin raliune terrain esse muiisliantes, qua l’In jges linxereuialreii) Demi), id est, terrain Jeonibus velii. Postremopolcntiam Solis ad omnium potestatem summitalemquerel'en i, indieant tlieulugi : qui in sacris hoc brevissimaprecatione deuionstrant, diceates, vjXie ravroxpirap, ««■pou rtvEùpci, xoupou Sûvxpi;, xdtrpou pw ç . s 0 l ein esse oui-nia et Orplieus lestalur liis versibus :

KéxXu&i TYiÀETiépoo Stvqç sXixaéyca xéxXovOùpxvia’.; ovpopâXtyîi jrEpiôpopov aik-i éXiamov,

' AyXat Zeü Aid voue, îràxtp itévtoo, itivEp a’.r<,

"UXt£ TtaYYEvÉïop, TOvatoXf. yrocEuïBvvÉs.

« ter, Dionysos, père delà mer, père de In terre,« Soleil à la lumière dorée et aux couleurs diver-« ses, toi qui as tout engendré....»

CHAPITRE XXIV.

liloge de Virgile et son érudition variée. De l'ordre des ma-tières qui doivent être traitées dans les livres suivants.

Ici Prætextatus ayant cessé de parler, les as-sistants , les yeux fixés sur lui, témoignaient leuradmiration par leur silencieux étonnement. En-suite l’un se mit à louer sa mémoire, l’autre sascience, tous son instruction religieuse, chacunproclamant que lui seul était initié nu secret dela nature des dieux, et que seul il avait l’intèlli-gence pour pénétrer les choses divines, et le géniepour en parler. Sur ces entrefaites, Évangélusprenant la parole, dit:—J’admire, je l’avoue, quePrætextatus ait pu discerner le genre de puis-sance de tantde divinités différentes. Mais si, tou-tes les fois qu’il s’agit de religion, vous appelezen témoignage notre poète de Mantoue, je penxeque c’est plutôt pour l’agrément du discours,que pour un motif très-judicieux. Croirai-je quelorsqu'il a dit :

« Liber, et vous bienfaisante Cérès »pour le soleil et la lune, iln’aitpasécritcelaù l’imi-tation de quelque autre poète ; sachant sans doutequ’on l'avait dit avant lui, mais ignorant pour-quoi? A moins que nous ne voulions imiter lesGrecs, qui, en parlantde tout ce qui leur appar-tient, exagèrent toujours à l’excès, et qu’à leurexemple, nous ne voulions aussi luire des philoso-phes de nos poètes : alors que Cicéron lui-même,

CAPUT xxiv.

De laudibus variaque erudilione Vergilii. Tuui de iis , quaisequenlibus librjs per ordinem Min t «\\plicaiula.

Hic, cimi Prætextatus fecisset lincm loquendi, «muesiu eum aflixis vultibus adniirulionem stupoie prodobant :dein laudare hic nieinoriam, ille doclrinam, Candi reli-gioncm ; aflirmantes, hune esse umim nrcanse Deorum na-turæ conscium, qui soins divina et assequi animo, et elo-qui posset ingeuio. Inter hæc Evangclus ; Kqnide.in, in-quit, niiror, polnisse lanlonim potestatem numimim com-proliendi. Verum, quod Mantiianum nostruin ad singula,ciiiii de divinis sermo est, testem cilatis, giatiosius est,qiiam utjudicio fieri puletur. An ego credam, quod ille,cum diccret,

I.iber el aima Ceres,

pro Sole et I.una, non hoc in alte.rius poetæ iinilalinnemposuerit, ita diei «indiens, curtamen dicerelur ignornns?nisi forte, ut Græci omnia sua in immensnm tollunt, nosquoque etiam poetas nostros volumns pliilosopbarl : minipse Tullius, qui non minus processus est pliilosopltandistudium, qiiam loquendi, quoties mit de nalura Deoruin,aut defato, aut de divinalione disputât, gloiiarn, qumnoralione cunllavit, incondila rerum relalione miniinl. TinnSvmmarlin» : iv cicérone, Evangcle, qui conviliis iinpe-