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MACKOBE.
des œufs de paou qui aujourd’hui ne valent pasmôme un bas prix, mais qui ne se vendent d’au-eune façon, se soient vendus cinq deniers. Cemême Hortensius était dans l’usage d’arroser sesplatanes avec du vin, puisque nous savons que,dans une action judiciaire qu’il eut à soutenircontre Cicéron, il le supplia instamment d’échan-ger avec lui le jour où il aurait à parler, parcequ’il fallait qu’il allât lui-même, ce jour-là, ar-roser avec du vin des platanes qu’il avait plantésà Tusculum. Mais peut-être Hortensius, efféminéde profession, ne suffit-il point pour caractériserson siècle, lui qui faisait consister toute la beautéd’un homme dans la manière de se ceindre; ilsoignait son vêtement jusqu’à la recherche; ilse servait d’un miroir pour se bien vêtir, et aveccet instrument il se mettait la robe de façonque les plis ne se formaient point au hasard,mais qu’ils étaieut disposés avec art au moyend’unflœud, de manière que le pan de la robe sedéroulait régulièrement à ses côtés. Marchant unjour ainsi artistement vêtu, un de ses collègues,qui le rencontra dans un lieu étroit, détruisit parhasard l’économie de son vêtement : Hortensiusl’assigna en réparation, et lui cota grief capitald’avoir dérangé sur lui un pli de sa robe. Passantdonc sous silence Hortensius, venons-en à ces hom-mes qui ont obtenu les honneurs du triomphe. Leluxe a vaincu ces vainqueurs des nations. Je neparlerai point de (iurgès, ainsi surnommé pouravoir dévoré son patrimoine, puisqu’il compensapostérieurement, par d’insignes vertus, les vicesde son premier âge. Mais dans quel abîme deluxe et d’orgueil une prospérité soutenue ne pré-cipita-t-elle pas Métellus Piusî Sans m’étendre
« extulerunt eorum pretia, utova eorum denariis vencantn quinis. ipsi facile qliinquagenis. >> Ecce res non admi-randasoluin, sed etiam pudenda, ntova pavonum quinisdenariis vencant, quai liodie non dicam vilius, sed omninonon veneunt. Is Hortensius platanos suas vino irrigareconsuevit : adeo lit in aclione quadam, quant liabuit, cuinCicerone susceptam, prccario a Tullio postulasse!, utlocuin dicendi permutarct secuni : abire eniin in villamnecessario se vellc , ut vinum platane, quam in Tusculanoposuerat, ipso suffunderet. Sed forte ad notam seculi suinon sufficit Hortensius, vir alioquin ex professo mollis,et in praæinctu poncns oinnem decorem. Fuitenim vestituad munditiem curioso et, ut bene amictus iret faciem inspeculo quœrebat : ubi se inluens, logam corpori sic ap-plicabat, ut rugas non forte, sed industriel locatas artifexnodhis constringeret, et sinus ex composito delluens no-dum latcris ambirct. Isquondam, cum incederet elalio-ralus ad speciem, coilegæ de injuriis diem dixit, quodsibi in angusliis obvius ol'fensn fortuito structuram togædestruxerat : et capital putavit, quod in bumero suo io-cum ruga mutasset. Krgo, boc prætrrmisso, ad viras ve-nio triomphales, quos viclorcs gentiuin luxuria vicit; etlit laceam Gurgitein , a devorato patrimonio cognomina-tum, quia insignibus virtulis seculæ vitia primoris com-pensavil ætalis : Mctellus Pins, in quam foveam luxus et
davantage sur son compte, je transcris ici unpassage de Salluste à son sujet.
« Métellus étant revenu au bout d'un an dans« l’Espagne ultérieure, se montrait sur les rou-«tes, et dans les lieux où il logeait, avec brmi-« coup de pompe, et un grand concours de per-« sonnes de l’un et de l’autre sexe. Le préteur C.« Urbinus, et d’autres personnes instruites de ses« inclinations, lui donnèrent un repas, où ils le« traitèrent avec une pompe non pus romaine,« mais surhumaine. Lessalles du festin étaient or-« nées de tentures et de trophées, et entourées de« théâtres élevés pour des représentations scéni-« ques; le pavé était couvert do safran et d’au-« très parfums, à la façon des temples les plus« augustes. Tantôt la statue de la Victoire, s’a-« baissant au moyen d’une poulie, venait lui poser« sur son siège une couronne sur la tête, tau-« dis que d’autres machines imitaient le bruit du« tonnerre; tantôt on venait, en faisant fumer l’en-« cens, lui adresser des supplications, comme à« un dieu. Il était couché, revôlu de la toge« peinte, avec un amict par-dessus. Les mets« étaient des plus exquis. C’étaient plusieurs es-« pèces de bêtes fauves et d’oiseaux incon-« nues jusque-là, et venues non-seulement, de« tous les points de la province, maïs même de« la Mauritanie, au delà de la mer. Ces circons-« tances lui avaient fait perdre une portion de san gloire, surtout aux yeux des hommes âgés et« vertueux, qui regardaient ce faste comme un« tort grave, et indigne de la majesté romaine, vTelles sont les paroles de Salluste, ce sévère cen-seur du luxe d’autrui.
Sachez que le luxe s’est aussi montré chez des
superbiæ successuuin continuatioiicpervenitPet, ne niulliamorer, ipsa de eo Sallustii verba subjeci : « Al MdcllusK in uiteriorenillispaniaiii post anniim régressas, magna« gloria, concnrreniibus iindiqnc virile et muliebre gratis,n per vias et tecta omnium visebatur. lïum qiiiestor (h« Urbinus aliique coguita voluntatc cnni ad cœnani im i-'< tassent, ultra Homanornm ac mortalium etiam nmmu« curabant, exornatis ædibus pcraulæa et insiguia, sci’-« nisque ad oslentalionem hislrionum fabricatis.■ Sinmln croco spa’rsa humus, et alia in inudum templi celeber-« rimi. Prætcrea cuin sedenti in Iransenna démission Yi-« ctoriæ simulacrum cum machinait) slrepitu tonitiuum« coronam ei imponebat : tum venienti, ture quasi Deo« supplicabatur. Toga picta plerumqueamiculoerataccum-« benti. Epulævero exquisitissimæ; neque per omiinnn modo provinciam, sed trans maria ex Maurilania v»lu-« crum et ferarunt incugnila anlea pluru généra. Quian rebus aliquantam parlent gloriæ demserat : maxime« apuil veteres et sanctos virus, superbu ilia, gravia,« indigna P.omano imperio existimantes. » Hier. Sallu-stius, gravissimii8 aliéna; luxuriæ objurgator et censnr.
Accipile, et inter gravissimas personus non defuissoluxuriain. Itefero eniin vobis pontilieis voluslissimuin rœ-nam,quæ seripta est ni indice quarto Motelli filins pou-lifieis maximi in luec verba : « Ante diem nonum Kaleu-