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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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MACROBE.

« (le cette profession, et entreprit unnégoce:.ayant« heureusement réussi, il consacra à Hercule la« dixiéme partie de ses gains. Dans la suite, navi-« guant pour soncommerce, il fut attaqué par des« pirates, les combattit vaillamment et demeura« vainqueur. Hercule lui apprit en songe que c’était« à lui qu’il devait son salut. Alors Octavius, ayant« obtenu un emplacement des magistrats, consa-« cra au dieu un temple et un étendard, et lui« donna le surnom de Victorieux dans une ins-« cription qu’il fit graver. Il choisit cette épithète« comme renfermant tout à la fois et le témoignage« des anciennes victoiresd’Hercule, et le souvenir« du nouvel événement qui avait donné lieu de« lui élever un temple à Rome. «

Ce n’est pas sans motif non plus que dans lemême endroit Virgile dit :

« La famille des l’inariens, gardienne du tem-« pie d'Hercule. »

On rapporte en effet que l’autel appelé maxima,étant menacé d’un incendie, fut sauvé par les Pi-nariens, et c’est la raison pour laquelle le poètedonne fi cette famille la qualité de gardiennedu temple. Asper prétend que c’est pour les dis-tinguer des Potitiens qui, corrompus par les pré-sents d’Appius Claudius, abandonnèrent les fonc-tions sacrées à des esclaves _ es. Mais Vé-ratius Pontificalis, dans le livre qu’il a composésur les supplications, s’exprime ainsi : « Les Pina-« riens étant arrivés les derniers, lorsque le repas« était déjà achevé, et au moment où les convives« se lavaient les mains, Hercule ordonna qu’à« l’avenir ni eux, ni leur race, ne goûteraient la« moindre portion du dixième qu’on lui consa-« crait, et qu’ils ne viendraient plus désormais« que pour servir dans le temple, et non pour

« prendre part aux festins. C’est sous ce rapport« que Virgile les appelle gardiens du temple, c’est-« à-dire ministres servants, dans le même sens» qu’il dit ailleurs :

« Depuis longtemps Opis, gardienne de Trivia,

« était sur les montagnes. »

Gardienne est synonyme de prêtresse servante.Peut-être Virgile donne l’épithète (1e custos à lafamille Pinaria, pour faire allusion à l’interdictiondes sacrifices qu’elle s’est elle-même attirée, dansle même sens qu’il dit ailleurs :

« Qu’un gardien, une branche de saule à« la main, préserve des voleurs et des oiseaux« la statue de Priape, né dans l’Hellespont. »Dans ce dernier passage, le mot gardien signifiesans aucun doute celui qui repousse les oiseauxet les voleurs.

n Après avoir ainsi parlé, Évandre fait rappor-« ter les mets et les coupes qu’on avait enlevés,« et fait placer les Troyens sur des sièges de ga-« zon (sedili.) »

Virgile n’a pas employé sans motif le mot se-dili (siège); car c’est une observation particulièreaux sacrifices d’Hercule, de manger assis. Corné-lius Balbus, livre XVIII de ses Exegéliques, ditque jamais on ne faisait de lectisterneà l 'ara ma-xima. Un autre rit particulier au temple d’Her-cule, c’est de n’y sacrifier jamais que la tête dé-couverte. Cela se pratique ainsi, pour ne pas serencontrer dans la môme situation que le dieu,lequel y est représenté la tête couverte. Varrondit que c’est un usage grec, qui vient de ce queou le dieu, ou ceux de ses compagnons qu’illaissa en Italie et qui bâtirent l 'ara maxima,sacrifièrent selon le rit grec. Gavius Bassus ajouteencore que cela se pratique ainsi, parce que

« adolcscentia tihicen, postquam arli diflisns siiæ est,« instituit nicrcaturain ; et bene re gesta, decimam Hcr-« c.uli profanavit. Postca,cnni iiavigans hoc idem ageret,n a prædonibus circumvenlns forlissime repugnavit, et« victor recessit. Ilunc in soumis Hercules docuit sua« opéra servatum. Cui Octavius, impetrato a magistrati-« bus loco, ædem sacravit etsignum; Vicloremque literis« incisis appellavit. Dédit ergo epitheton Deo, quoet ar-« gumentum veterum victoriarum Ilerculis, et comme-« mnratio novæ historise, quæ rccenti Romano sacro cau-« sam (ledit, contineretur. » Nec frustra in eodem locodixit :

Et domus Herculet custos Pinaria sacri.quidam enim, aram maximam, cmn vicino conllagraretincemlio, liberalam a l’inariis lerunt; et ideo sacri custo-de™ domum Pinariam dixisse Yergilium. Asper xatà5 .owtoM| v, inquit, « Potitiorum, qui ab Appio Claudio« præinio corrupti sacra servis publieis prodiderunt. » SrdVeratius Pontilicalis in eo libro, quem fecil de supplice-[ionibus, itaait: « Pinariis.qui novissimi comesoprandio« venissent, cmn jam ni,•mus pransores lavarent, prince-« pisse llerculem, ne ipiid poslea ipsi aut progenies ipso-« rum ex décima guslarent sacranda sibi, sed ministrandi

« tantummodo causa, non ad epulas convenirent. Quasi« iniiiistrantes ergo sacri custodes vocari; ut ipso Verge» lins alibi :

At Triviæ custos jainiludum in monlibus Opis,

id est, ministra. Nisi forte custodom dixit eam, quæsoprohibuerit et custodierit a sacris; ul ipse alibi :

Et custos furum atque avlum cum fulcesallgna

Hellesponliaci serval tulela Priapl.llic ulique custodem, prohibitorem avium furumque si-gnificat.

Hæc ubi dicta, dupes jubet et sublala repooi

Pocula; gramineoque viros locat ipse sedili.

non vacat, quod dixit sedili. Nam propria observatio est,in Herculis sacris epulari sedentes. Et Cornélius ilaibus^PYirrixüv libro octavodecimo ait, apnd aram maximamobservation, ne leclisternium fiat. Custoditur in eodemloco, ut omnes aperlo capile sacra (admit. Hoc fit, nequis in code Dei babilum ejus imiletiir. Nam ipse ibioperto est cap i te. Vnrro ait, Grsecum lninc esse inorem :quia sive ipse, sive qui ah eo relicli aram maximam sta-tueront, grive,o rilu sacrifie,ivcrunl. Hoc amplins adiiitGavius Bassus. Idcirco emm hoc fieridicit, quia au