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MAC ROBE.
atteste que les anciens étaient daus l’usaged’offrir la dîme à Hercule; qu’ils faisaient cetteoblation de dix en dix jours, en donnant unfestin et une couronne de laurier à ceux d’entrele peuple qui ne pouvaient rien offrir.
C’est donc là, répondit Prætextatus, la doubleerreur de Virgile? Eh bien 1 je soutiens qu’il n’ya erreur dans aucune des deux circonstances :et, pour parler d’abord du genre de feuillagedont il forme les couronnes, il est incontesta-ble que ceux qui sacrifient aujourd’hui sur l 'aramaxima sont couronnés de laurier; mais cetusage n’a pris naissance que longtemps après lafondation de Rome, depuis que le bois de laurierqui est sur le mont Aventin a commencé à croî-tre, comme nous l’apprend Varron, livre 11Des choses humaines. C’est donc la proximitéde cette montagne quidit que ceux qui sacrifiaientsur l’ara maxima prirent l’habitude d’aller ycouper du laurier. Le passage de Virgile est doncexact, puisqu’il se rapporte à ces temps où Évan-dre sacrifiait sur l’ara maxima, avant la fonda-tion de Rome, et où il seservaitdu peuplier, arbrespécialement consacré à Alcide. Quant aux Saliensque le poète attribue à Hercule, c’est une suitede la profondeur abondante de son savoir. Eneffet, ce dieu est considéré par les pontifes com-me étant le même que Mars. C’est ce qu’attestela Ménippée de Varron, intitulée l'autre Her-cule, dans laquelle, après avoir disserté surce dieu, il prouve qu’il est le même que Mars.Les Chaldéens donnent le nom d'Hercule à l’astreque tous les autres peuples nomment Mars. Ilexiste un ouvrage d’Octavius Hersennius, inti-tulé Des rites des Saliens de Tibur, dans lequelil nous apprend que les Saliens consacrés àHercule lui sacrifiaient à certains jours fixes, et
sous de certains auspices. De plus, le savant An-tonius Gnipho, dont Cicéron fréquentait l'écoleaprès les travaux du forum, prouve qu’on donnedes Saliens à Hercule, dans le traité où il dis-cute ce qu’on doit entendre par feslra. Ce motdésigne une petite ouverture pratiquée dans lesacrarium; Ennius l’a employé. Je crois avoirdéfendu, par de graves auteurs et par d’invinci-bles raisons, les deux passages mal à proposqualifiés d’erreur. Si quelqu’un a encore des dou-tes, qu’il nous en fasse part, afin que nous enconférions pour dissiper nos erreurs, mais nonpas celles de Virgile.
Ne t’est-il jamais venu dans l'esprit,, dit Evan-gelus à Prætextatus, que Virgile a, pour ainsi dire,bouleversé les rangs des habitants des deux,lorsque, faisant offrir par Didon un sacrificepour ses noces, il dit :
« Elle immole des brebis choisies selon l’usage,« n’ayant encore que deux ans, à Cérès Législatrice,* à Phébus, et au père Lyæus. »
Et il ajoute aussitôt après, comme quel-qu’un qui s’éveille d’un sommeil profond :
« Mais avant tout à Junon qui préside aux liens« du mariage. ><
Servius, prié de répondre, s’exprima en ccstermes : — Cérès est regardée comme l’inven-trice des lois, car ses fêtes sont appelées The-misféries; mais c’est une fiction, qui provientde ce qu’avant la découverte de l’usage du blépar Cérès, les hommes erraient sans lois; cettedécouverte mit un terme à leur barbarie, car aprèss’être partagé la propriété des terres, on en vintà faire des lois. Phébus préside aux auspices.Lyæus ou Liber est le dieu des villes libres;son ministre Marsias y est l’emblème de la li-berté. Le sens naturel de ce passage est que
nain Ilerculi facit. Testatnr etiam Tercntius Varro in ea sa-tyra, quæ inscribiliir itepi xepavvoü, majores solilos decimamIlerculi vovere, nec doeem diesintermittere, r|iii» polluce-renl, ac pupulnm àaup.ëo),ov cimi corona laarea dimitterentcubitum. Hircine, est, Veltius ait, error geminus? atego inneutre dico errasse Vergiliiini. Nam ut prinmm de (rendisgenere dicamus; constat quidem mine lauro sarrificantesapud aram maximum coronari. Sed miilto pnst Romaniconditam lisec eonsuetudo snmsil exordium , postquam inAventino lauretum ciepil vireie : quam rem doeet VarroHumanarum libre secundo. K monte ergo proximo decer-pta lanrns sumebatur operantilms, quam vicina offerebatoccasio. Unde rer.le Maro noster ad ea tempora respexit,quibus Kvander ante urbem conditam apud aram inaxini unsacra celebrabat, et utebatur populo uliqiie Alcidæ gratis-sima. Salios autem iferculi ubertate doctrinæ allioris. as-signat : quia is tJeus et apud pontifices idem, qui et Marshabeliir. Et sanc ita Menippea Varronis affirmai, quæ ins-cribilur, 'AXXoç oivoç 'HçœxX%. lu qua cum de Herculemulta Inqiicretur, ciindem esse ac Murtem, probavit. Clial-divi quoque stellam Herculis vacant, quam reliqui omnesMartis appellaot. Est præterea Octavii Hersennii liber, quo
inscribitur de Sacris salinribus Tiburtium; in quo SaliosHerciili institutos operari diebus ccrtis et auspicato doeet.Item Antonius Gnipbo, vir doctus, eiijus scbolam Cice.ropostlaborem fori frequentabat, Salios Ilerctili datos probatin eo vobimine, quo disputât, quid sit festra, quod estostium minusciilum in sacrario : quo verbo etiam Enniususas est. Idoneis, ut credo, auctoribus, ceytisque rationi-bus, error, qui putabatur, iilerque defensus est Si quasunt alia, quæ nos eommovent, iu medium profeiainus :ut ipsa collalio nostrum, non Mniouis, absolvat crroreni.
Tune Euangelus : Nunquamne libi, Prælextate, venit inmentem, loto, lit aient, cœlo errasse Vergilium, cumLlido sua rem divinani pro nuptiis faceret?
Muctat enim, inquit, leclas (le inore bidente.sLégiférai Cereri, l’birboque, patrlquc Lyteo.et quasi expcrgcfactus adjecit :
Junoni ante omnes, eut vincla jugalia curie.
Tune Servius respondere regains, ait : Legos Ceres dicilurinvenisse; nam et sacra ipsius Tliemisferia vocnntiir. Sedhoc ideo fingitur, quia ante invculum frumcuUim a Ce-rere, passim homines sine lege vagabaiitur. Quæ l'entas