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LIÙS SATUIÜN.
« doré, surmonté d’un panache rouge. » Voyezmaintenant avec quels ornements, avee quellerichesse il sait exprimer, quand il veut, lesmêmes choses :
« Choré, consacré à Cybèle , et qui en fut au-« t relui s le prêtre, se faisait remarquer au loini< par l’éclat de scs armes phrygiennes; son che-« val écumant s’agitait sous lui, décoré d’une« peau brodée d’or, et garnie (t'écailles de bronze,
« posées les unes sur les autres, comme les plu-« mes sont sur l’oiseau; le fer étranger et la« pourpre brillaient sur lui; il lançait des traitsn fabriqués àCortyne, avec un arc travaillé en« Lycie . Il portait aussi une tunique brodée et« des brodequins, à la manière des peuples bar-il bores.»
Vous venez de voir séparément des modèlesde chaque genre de style en particulier. Voulez-vous voir maintenant comment Virgile saitles allier tous quatre, et former un tout admi-rable de leurs diversités :
« Souvent il convient de mettre le feu aux« champs stériles, et de livrer le petit chaume« aux flammes pétillantes; soit que cette opéra-« lion communique actuellement à la terre de« nouvelles forces et produise un abondant en-« grais, soit que le feu consume les substancesn délétères et fasse exhaler l'humidité superflue,
« soit que la chaleur élargisse les pores et les« filtres secrets à travers lesquels les plantesn renouvellent leurs sucs; soit enfin qu’au con-n traire la terre, par l’action du feu, s’endur-« eisse et resserre ses fissures, en sorte que ni les<t pluies, ni l’action rapide et puissante du so-it leil, ni le souffle glacial et pénétrant de Borée,« ne lui enlèvent sa substance. »
hoc idem qui) cullu, qiiam llorida oratione, emp lilme-ril, prolerelur?
Forte fiuc.iT(’.yhi'læ Cliorais, oliinqur sneeedos,
Insignls longe Plirygils l'ulgebal in armis,Spumiiiilniiipin iiKitnhnt eqiunn, quem pnllis «unislu pUmmin sijuiimls iiui'o cnnscrlu tepi'bat.
Ipso, peregrina lerrugiiic clurus eloslro,
Spioulii torqiii'hiit I.yrio Curlyuiu cornu,l'ic,lus non Ioniens ol harhnru tcgmliiii cruruin.
Swl hæc quiilom inter se sopnintn sunl. Vis notiini vidoro,quomadmodiim hær, qualuor gémira dierndi Vergiliusipso permisccat, et facial utuun quuddam ex onmi diver-Bilatr pidcheirimnin tcmperamcntuinP
Siopo (‘liai» storilos Ino.oiuloro profiiit ngros,
Àtuuo lovom stipulai!) rropitantilms imirii llanunis.
Sive Inde nccullns viras ot palnda torrœPinguin concipiunt; sivn illis nnmo par Igneml'.xi iiniiitur vitiom, alqun exsudai imililis Immor;
San pllires ralur ill« vins al naaa relaxai.
Spiramanta, nnvas venint quasuccus in liarlias;
San iliirat mugis, al vouas ndstringil hianlas,
Ma lanuas pluviir., rupidive potantia SolisAorlor, mit lloreie panatraliila frigos ailorat.
Ecre dicendi geniiB, qund nusquain alibi deprehendes,io qoo nec praiceps lira.vitas, lier infrunita copia, neclajuna siccilns, oec lætitia pinguin.
u:s, r;iv. v.
Voilà un genre de style que vous ne trouvereznulle part ailleurs. Il réunit tout: concision sansnégligence, abondance sans vide, simplicitésans maigreur, richesse sans redondance.
Il est encore deux autres genres de style dif-férents dans leur couleur : l’un est sérieux etgrave, c’est le caractère de celui de Crassus .Virgile l’a employé dans la réponse de Latinus àTurnus :
« Jeune homme, votre âme est élevée; mais« plus votre courage est ardent, plus.il me con-« vient à moi de réfléchir mûrement, etc. »L’autre genre de style, au contraire, est auda-cieux, ardent, offensif. C’était celui d’Antoine;il n’est pas inusité dans Virgile :
« Ce n’est pas ainsi que naguère tu parlais.
« Meurs, et va rejoindre ton frère, »
Vous voyez que l’éloquence de Virgile se dis-tingue par la réunion de la variété de tous lesgenres, que le poète opère avec tant d’habileté,que je ne puis m'empêcher d'imaginer qu'unesorte de prescience divine lui révélait qu’il étaitdestiné à servir de modèle à tous. Aussi n’a-t-ilsuivi aucun autre modèle que la nature, mèrede toutes choses, en la voilant; comme dansla musique l’harmonie couvre, la diversité dessons, lin effet, si l’on considère attentivementle monde, on reconnaîtra une grande analogieentre son organisation divine, et l'organisationdivine aussi du poème de Virgile . Car, demême que l’éloquence du poète réunit toutes lesqualités, tantôt concise, tantôt abondante, tan-tôt simple, tantôt fleurit*, tantôt calme ou ra-pide, tout ensemble; de même aussi la terre,ici est ornée de moissons et de prairies, là hé-rissée de rochers et de forêts; ailleurs dessé-
Sunt prælerea slili dieendi duo, dispari moralitate cli-verai. Unns est matimis et gravis, qualis Crasso assigna-tur. Hoc Vergilius iitilur, cinn Latinus præcipit Tnrno :
O prmslans nnimi juvnnis, quantum ipsnferoriVirlute exsuperus, tanto uni impnnsius an|uuin estCunsulnre.
et rcliqiia.
Aller liuic contrarius, arilens, et crédits, et infnnsus;quali usas Antonius. Nec liunc apud Vergilimn frustratlesideraveris :
Haud (alla dudum
Dicta dallas. Morere, et fratremnedeserc, frater.
Videsne eloquentiam omni varictalc dislinctam? quan)ipiideni milii videlur Vergilius mm sine quodani præsagio,que se «milium profeelibus præparabal, de industria suapermisciiisso ; idqiiemm mortali, sed divino ingenio præ-vidissc; alqua aileo mm aliuin ducein secutus, quain ip-sam reriwi omnium m.itrem iiatiiram, liane prætexuitvcliit in inusica euncordiam dissononnn. Qnippe si inun-iliim ipsum diligenter inspieias, niagnain similitudincm divini illins, et Imjus puelici operis invenies. Nam qiudiler elo-quentia Manmis ad omnium mores integra est, mine hrevis,mine copiosa, mine sicca, mine Honda, mine simul omuia,