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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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MACROBK.

chée par les sables., plus loin arrosée par lessources, ou couverte en partie par la vaste mer.Pardonnez-moi cette comparaison; elle n'a riend’evagéré; car si je prends dix rhéteurs parmiceux qui fleurirent dans Athènes, cette capitalede l’Atlique, je trouverai dans le style de cha-cun des qualités différentes; tandis que Virgileles aura reunies toutes eu lui.

. CHAPITRE II.

I)rs empruntsi|ur Virgile a faits aux Grecs; et (pie le plande l'Enéide est modelé sur ceux de l’Iliade et de l’Odys-sée d’Homère.

Évangelus prenant la parole dit ironiquement :--C’est très-bien, certainement, d’attribuer àquelque main divine l’ouvrage du paysan de Mun-toue ; car je ne craindrais pas d’assurer qu’il n’a-vait lu aucun de ces rhéteurs grecs dont tu asparlé tout a l’heure. Comment en effet un habi-tant du pays des Vénètes, né de parents rusti-ques, élevé nu milieu des broussailles et des fo-rêts, aurait-il pu acquêt ir lit plus légère con-naissance de la littérature grecque? — Eustathe :

— Prends garde, Évangelus, qu’il n’est aucundes auteurs grecs, même parmi les plus distin-gués , qui ait puisé dans les trésors de savoir decette nation avec autant d'abondance que Vir-gile , ou qui ail su les mettre en œuvre avec au-tant d'habileté qu’il a fait dans son poème.

— Prætextatus : — Eustathe, tu es prié de nouscommuniquer, sur ce sujet, tout ce que ta mé-moire te fournira à l’instant. Tout le monde se

intordumlemsauUM'rens : sic terra ipso, hic lie ta segelibuset pratis, ilii silvis et rupibus bispida; bic sicca arenis,llic irrigua foiilibus, pars vaslo apeiilnr mari. Ignoscite,me nimmm me vocelis, ipii iiaturæ rerum Vergiliumnimparavi. In Ira ipsum cnim inilii visum est, si (liceremderem ibelonim, (jtii apud Alhcnas Attiras lloriienmt,stilos inter se diversos lame unuiii penniscuisse.

CAPl T II.

(Ju* Vergilius Iraxerit a Grtecis : quodque Iota Alneis etli-giulu sil ad exemplar lliadis nique Odysseæ Hoinrriræ.

Tune Euiingrhis irridenti similis : llene , impôt, opilicilieu a rare Manloam> poetam comparas; ipiem Grieeosihetoras, (pioiimi feeisli nientioiiein, liée oiiniiiio legisseasseveraverim. Undc enim Veneto, rosticis pareutilmsnalo, inter silvas et frutices educlo , vel levis Grararumnotitia litterarum?

Et Eiislatbius : Cave, inqiiit, Enangele, Grircorimiqiieniqnani vel de simmiis ancloribiis tantam Gra-r.vdm triii.v liaiisisse copiam credas , quantam sollertia Ma-rouis vel assectila est, vel in suo opéré digessil. Nam(mêler philusophiat et usironomiie aniplain illam c.opiam,de qua supra disseruimus, non paria sunt alia, quæ

joignit à Prætextatus pour adresser à Eustathe lesmêmes sollicitations, et il commença en ees ter-mes ;

Vous vous attendez peut-être à m’entendrerépéter des choses déjà connues : que Virgile,dans ses Bucoliques, a imité Théoerite, et dansles Géorgiqucs, Hésiode; que, dans ce dernierouvrage, il a tiré ses pronostics des orages etde la sérénité, du livre des Phénomènes d’Ara-tus; qu’il n transcrit, presque mot à mot, dePisandre, la description de la ruine de Troie,l’épisode de Sinon et du cheval de bois , et enflntout ce qui remplit le second livre de l'Enéide.L’ouvrage de. Pisandre n cela de remarquableentre tous ceux des poètes de sa nation, que,commençant aux noces de Jupiter et de Junon,il renferme toute la série des événements quiont eu lieu depuis cette époque jusqu’au siè-cle de l’auteur, et qu’il forme un corps de eesnombreux épisodes historiques. Le récit de laruine de Troie est de ce nombre, et l’on supposeque celui de Virgile n'est qu’uue traduction lit-térale de celui de Pisandre. Cependant je passesous silence ees observations et quelques autresencore, qui ne sont que des déclamations d'éco-lier. Mais, par exemple, les combats de l'Enéidene sont-ils pas pris de l’Iliade, et les voyagesd’Énée ne sont-ils pas imités du ceux d’Ulysse?Seulement le plan des deux ouvrages a nécessitéune différence dans In disposition des parties;car tandis qu’Homère ne fait voyager Ulysse quelorsqu'il revient de la prise de Troie, et aprèsque la guerre est terminée ; dans Virgile, la na-vigation d’Énée précède les combats qu’il va li-

traxit a Græcis, et cariiiini suo, tauquam illic nata, insc-ruit.

El Pradexlatas: Oraliis sia, inquit, Eiislathi, lit lia»((Moque coinimiuicata uotiiscum vêtis /quantum memoriarepente incitai» sud'ei'cril. Oiimes Piætextiiluiii seculi,nd dissereiiduin Eiistatliiiiin provocu voulut. I Ile sic incl-pit: Dicturiiimic me pulalis eu, quæ vulgo nota miiiI?<((io(l Tbeocrilum sihi leccrit pastoralis o|ieri» aucturem,ruratis llesiodum? et quod in ipsis Georgicis, tempesta-tis serenitatisqne signa de AratiPhænomenis Iraxerit?velquod eversionem Trnjie , cm» Sinono suo, et cquo lig-neo, reterisque oinnilius, ipue librum sccuodom faeiuul,a l’Isandro pane ad verbinn Iraiiscripsent? qui interGrieeos poêlas emiiiel opéré, (pmd a imptiis Jovis et .lunonis iiicipiens, universas liistorias, (pue meiliis omnibussomlis usipie ml a-talein ipntiis l’isandri eoiitigeniiit, inmiam seriem coactas rcilegerit, et iimim ex divers!» bialilmstempurum corpus elfecerit ? iuquo opcrc inter liistorias co-teras interitusqiioque Trojæ in lame uioduni relatus est.Quæ lideliter Marointerprelaiido, fabricatus est silti lliucæurbis ruiiiam. Scd et luec et tulia, ut pueris deeuiilala ,prætcrco. Juin vero Æneis ijisa, lionne ali llomeio sibimutuata est errorein primiiin ex Odyssea, deiiule exIliade pugiias? ipiiaoperis ordinem neccssario rerum onlomiitavit, cmn aimil llomernm prius Iliacum belliim ges-(uni sit, deinde revertenti de Troja error coutigcrit