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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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S90

MACKOBE.

« porta; par ce sceptre qui ne repoussera plus,

« puisque la hache l’a émondé de ses feuilles et« dépouillé de son écorce, et que les jugesK des Grecs le tiennent dans leurs mains, lors-« qu’ils rendent la justice au nom de Jupiter. >-

(Virgile ) :

« Mon serment est aussi infaillible qu’il est« certain que ce sceptre (Latinus portait alors len sien) ne poussera jamais la moindre branche« ni la moindre feuille qui puisse donner de l’om-« brhgc, puisqu'il a été retranché du tronc nia-« ternel de l’arbre de la forêt, et dépouillé par« le feu de ses feuilles et de ses branches,• alors que la main de l’ouvrier a su le revêtir« d’un métal précieux, pour être porté par les« princes latins. »

Maintenant, si vous le trouvez bon, je vaiscesser la comparaison des vers traduits d’Homère par Virgile . Un récit si monotone produirait à lafin la satiété et le dégoût, tandis que le discourspeut se porter sur d’autres points non moins con-venables au sujet.

Continue, dit Aviénus , à faire l’investigationde tout ce que Virgile a soustrait à Homère .Quoi de plus agréable en effet que d’entendreles deux premiers des poètes exprimant les mê-mes idées? Trois choses'sont regardées commeégalement impossibles: dérober à Jupiter sa fou-dre, à Hercule sa massue, à Homère , son vers;et quand même on y parviendrait, quel autre queJupiter saurait lancer la foudre? qui pourrait lut-ter avec Hercule ? qui oserait chanter de nouveauce qu’Homère a déjà chanté? Et néanmoins Vir-gile a transporté dans son ouvrage, avec tant debonheur, ce que le poète grec avait dit avant lui,qu’il a pu faire croire qu’il en était le véritable au-

ipüoei, IjieiSû itpfika xopàv èv üpsmri XéXomev,

008’ àvaO?)X^<jei- nep! yàp IXeiJ/e

ipvXXa xs xai çXoïôv vûv av té ! ule; ’Axaiüv1 Ev naXàgij; fopéouai SixadTtôXoi, oï te OÉpicxa;

Ilpè; Aià( EÏpOaxai.

Vt sceptrum boc (dextra sceptrum nam forte gerebal)Nunqunm fronde levl fundet virgulta nuque umbram,Cum se met in silvis imo de stlrpe redsumMatre caret, posuilque comas et brachia ferro,

Olim arbos, nunc artilicis mimas ære decoroIncluait, patribusque dédit gestarc Latinis.

Sed jam, si videtur, a collatione version» translalorumfacesso, ut nec uniformis nanalio pariai ex salielate fa-stidium, et scrmo ad alia non minus præsenti causæ aptavertatur. t'erge qnæso, impôt Aviénus , omnia, quæ Ho-mero subtraxit, investigare. Quid enim suavius, quamduos præcipuos vates audire idem loquentes ? quia cumtria hæcex æquoimpossibiliajudicenliir, vel Jovi fulmen,vel Herculi clnvam, vel vcrsnm Ilmnero subtraherc :(quod etsi (ieri posset, aliimi tamen nullum deceret, velfulmen, præter Jovem, jacero, velcertare, præter ller-culem, robore , vel cancre, quod cccinit Ilomerus :) bieopportune in opus suuna, quæ prior vates dixerat, trans-

teur.Tu rempliras donc les vœux de toute l’assem-blée, si tu veux bien lui faire connaître tout ceque notre poète n emprunté au vôtre. — Je prendsdonc, dit Eustathe, un exemplaire de Virgile ,parce que l’inspection de chacun de ses passagesme rappellera plus promptement les vers d’Ho-mère qui y correspondent. — Par ordre de Sym-maque,un serviteur alla chercher dans la biblio-thèque le livre demandé. Eustathe l’ouvreau ha-sard, et jetant les yeux sur le premier endroitqu’il rencontre : — Voyez, dit-il, la descriptiondu port d’Ithaque transportée à la cité de Di-don :

« Là, dans une rade enfoncée, se trouve un« port formé naturellement par les côtes d’une« île ; les vagues qui viennent de la haute mer se» brisrcnt contre cette île, et, se divisant, entrent« dans le port par deux passages étroits : à droite« et à gauche s’élèvent deux roches dont lessommités menacent le ciel, et à l’abri des-« quelles la mer silencieuse, jouit du calme dans« un grand espace; leur cime est chargée d’une« forêt d’arbres touffus, qui répandent sur le« port une ombre épaisse et sombre. Derrière la<> forêt, un antre est creusé dans les cavités des ro-« chère suspendus ; on y trouve des eaux douces,« et des sièges taillés dans le roc vif. C’est, là la« demeure des Nymphes ; là, les vaisseaux battus« par la tempête trouvent le repos, sans être at-« tachés par aucun câble, ni fixés par des an-« cres. » (Virgile .)

o Sur la côte d’Ithaque , il est un port consacré« au vieillard Phorcus, dieu marin. Ce port est« produit par la disposition de la côte escarpée, qui« s’ouvre entre deux lignes parallèles pour former« un canal où la mer est à l’abri de la fureur

fcremlo, fecit, ut sua esse crcdanlur. Ergopro veto om-nium feceris, si cum lioccœtu comniunicata velis, quæ-cunqiic a veslro nosler poeta mutuatus est. Cedo igitur,Eustathius ait, Vergiliamiin volunien : quia locos ejusaingulos inspirions, Ilomericorum versmim promtius ad-monehor. Clinique Symmacbi jussu famulns de bibliolbocapetitmn libmm delulisset, lemere volvil Eustathius, utversus, qnos fors ohtniissct, inspiceiel. El : Videte, in-quit, portum ad civitalem üidonis ex Ithaca migrante!» :Est in seccssu longo locus : insula portumEfticlt objeclu lalerum, quibus oimils nbaltoFningitur, tnque sinus sclmlil sesn unilii reduclos.

Hlnc utque bine vastæ rupes goniliilque minauturIn eœlum scopuli, quorum suh vertiee lateÆquora tota sitent. Tom stlvts sceua cortiscisDesuper, borrentique alrum nemii.s imniinet ombra,Frontesub adversa, scopuli» peudeulibiis, aulruui iIntus nquæ dulecs, vivoque sedilia saxo,

Nympbprum doinus. Idc fessas non vincula navesUlla tenent, unco non alligat anclioru niorsu.

•bopxuvo; Si tu êerri Xtg^v AXîoio yépovxo;

’Ev Supip IOâxri;- 8uo Sè npoSXfjxi; iv aùxip’Axxai àno|5|5ü>YE;, XigEvo; 7roxi7rs7rrr,uïai*

Ai x àvEfiwv axETcoiooi Suuoi^iov gfyct xOpct