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LES SATUUNALES, LIV. V.
« des vents qui l’agitent au dehors; les vaisseaux« bien construits peuvent séjourner dans 1 inté-« rieur de ce port, sans être attachés; l’olivier« toulïu orne le sommet de lu côte; non loin est« située une caverne gracieuse et profonde, con-« sacrée aux Nymphes des eaux, dans l’intérieur« de laquelle on trouve des urnes et des coupes« formées par le roc, et où l’abeille fabrique son« miel. » (Homère .)
CHAPITRE IV.
Des passages du premier livre de l’Énéide, traduits d’Ho-mère .
Aviénus pria Eustathe de ne point faire ses re-marques sur des passages pris çà et là, mais desuivre un ordre méthodique, en partant du com-mencement du poëme. t Eustathe ayant doncretourné les feuilles jusqu’au talon, commençaainsi :
« liole , toi à qui le père des dieux et des hom-" mes a donné le pouvoir d’apaiser les lluts, ou« de les soulever par les vents. ><
«Saturne a constitué (Éole) le gardien des« vents, qu’il peut apaiser ou déchaîner à son« gré. »
« J’ai quatorze Nymphes d’une beauté par-« faite; Déiopée est la plus belle d’entre elles :« elle sera à toi, unie par les liens durables du« mariage. »
« Ainsi donc, agis en ma faveur; et je te don-
’KxtoOiv JvtoiaOev Sè aveu 8eap.oïo pivouciNJ]e; èOcjaEXpoi, ôvav opp-ou pÉTpov ïxamai.
Aùvàp iitl xpaxi; Xipivo; TavOçuXXo; èXaÎT’AyxoOi “ùiijç, ivxpov èjcripTTOv, rjEpoEiSÈ;,
’lepôv Nup.çàwv, aï N»)t(i8eç xaXtovvai.
’Kv Sè xpvjTÏjpi; xe xal àpipiçopfjeî SaaivAâ vol' ÊvOa 8’ SiteiTa TiOaiëwooouoi peXiuoai.
CAPUT IV
De il», quæ in primo /Kneidos sunl ex Ilomero truducta.
Kl cum rogasset Aviénus , ut non sparsii», sed al> initioper nrdinem unnntaret, ille, manu relraetis m calcem fo-ins, sic exorsus est :
Aiole, nainque tibl Divuin paler atque liominum rexKl mulcere dédit Duclu» et tollere vento.
Iveîvov yôp Tap.(nv àvé|iü>v TioifiUE Kpovitov,
’llpiv 7iautp.evai tjS’ ôpvûpev, ôv x’ èOeXipai.
Sunl mllil lils seplont prasianli corpore Nympliœ :Quarum , quæ forma pulclierrinia, Deiopuiatn(Jomiul)io Jungum stabili, propriamque dicabo.
’AXX’ tû’, iyù fie xs toi Xapivotv piav ôiiXoTEpâiovàéata ènuilpievai, xat ai )v xexXS|<jOoci üxoïxiv,
«lierai pour épouse la plus jeune des Grâces,« Paslthée, pour laquelle tu brûles tous les jours« de ta vie. »
La tempête qu’Éole excite contre Énée, ainsique le discours que celui-ci adresse à ses compa-gnons sur leur situation, sont imités de la tem-pête et du discours d’Ulysse , à l’égard duquelNeptune remplit le même office qu’Éole. Commece passage est long dans les deux poètes, je ne lerapporte point; j’en indiquerai le commence-ment pour ceux qui voudront le lire dans le livrede l’Énéide; c’est à ce vers :
« Il dit, et tourne sou sceptre contre la mon-« tagne caverneuse. »
Et dans Homère , nu cinquième livre de l’O-dyssée :
« Il dit; et prenant son trident, il rassemble« les nuages et trouble lu mer, en déchaînant les« vents avec toutes leuts tempêtes. »
«Dès que le jour seeourable parut, il résolut« de sortir pour aller reconnaître sur quelles« nouvelles côtes il avaitété jeté par les vents, et« si ce pays, qui lui paraissait inculte, était lia-« hité par des hommes ou par des bêtes, alla« d'en instruire ensuite ses compagnons. »
« Mais l’aurore du troisième jour s’étant levée« radieuse, je prends ma lance et mon épée, et«je m’élance hors du vaisseau, pour aller à la« découverte, désirant d’entendre lu voix d’un« mortel et d’apercevoir quelques travaux de sa« main. »
« Qui es-tu, ô vierge, toi dont je n’ai jamais vu« ni entendu la sœur, toi qui n’as ni le visage ni la
llaaiÛ£Y]v, rj; a’tèv ip-eipEai Xipava uàvxa.
Tempcstas Æncæ, Æolo couchante, cum allocuiione du-cis res suas conclauiautis, de Ulyssis tempeslate etallocu-lione descripla est; in qua Æoli locuin Neptunus oblinuit.Versus qiioniain utrobique iiiulti sunl, non iuscrui. Quivoici legere, ex hoc versu liabebit exurdium :
Hæc ubl dicta, cavuin conversa cuspide montent,cl apud Honienim de quinto Odysseæ :
"O? cijtibv, ovmyev veféXaç, èrapaÇe Sè kôvtov, ,Xepai xpîaivav êXiiv. n&aaç 8’ àpôOuvEv àéXXacllavToiwv àvEpatv.
Ul priinum lux aima dula esl, exire, iocosqueExplorare novos, quas venloaceesscril oras,
Qui tencant, (nam inculla videt) liominesne fera'ne,Quærei'e conslituil, sociisque exucla referre.
’AXX’ Ôte 8^ Tpitov ■ijp.ap ÈÜ7iX6xap.o{ t^Xeh’ fiù;,
Ai) tôt’ Èyibv ipov èyyo; éXiiiv xai (pàayavov à^ù,Kap7taXi(M»>{ rcapà vrjàç àvïjïov è{XEpiü)7ri|v,
Kïxwî ôpya tBoipi (ipoTÜv, èvoTiriv te rtvOoi|J.v)v.
JNulla tuaruni audita mild, neque visa sororum,
O ipiam te lueiuorem virgo, nainque liaud libi vultuMortalis, nec vox Imminent sonat, o Dea cerle,
An l’iioebi soror, an Nympharum sanguinis una