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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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MAC ROBE.

« voix d’une mortelle, toi qui es certainement« une déesse? Es-tu la sœur de Phébus, ou« l’une de ses nymphes? »

(Homère ) :

« Je te supplie, ô reine, que tu sois une divi-« nité, ou bien une mortelle. Mais non, tu es,.< une de ces divinités qui habitent la vaste éten-« due des deux; ta beauté, ta stature, tes traits,i me portent à te prendre pour Diane , fille duh grand Jupiter ».

(Virgile ) :

« O déesse, si je reprenais les événements à« leur origine, et que tu eusses le loisir d’écouter« les annales de nos malheurs, Vesper aurait« auparavant borné dans le ciel la carrière du« jour.

(Homère ) :

« Quel mortel pourrait raconter toutes ces« choses? cinq ou six ans ne suffiraient pas pour« raconter tous les malheurs qu’ont éprouvés lesn généreux G recs. »

(Virgile ):

« Tandis qu’ils étaient en marche, Vénus ré-« pandit autour d’eux un brouillard épais dontn ils furent enveloppés, afin que personne ne pût« les apercevoir, ou retarder leurs pas,ous’in-« former des causes de leur venue. »

(Homère ) :

« Alors Ulysse se mit en chemin pour allern vers la ville; et Pallas, qui le protégeait, ré-« pandit autour de lui une grande obscurité, afin« qu’aucun des audacieux Phéaciens qu’il pour-« rait rencontrer ne l’insultât, et ne lui deman-« dât môme qui il était. »

(Virgile ) :

« Telle sur les rives de l’Eurotas, ou sur les• sommets du Cynthus, Diane conduit les chœurs

rouvoùgaE ce , étvaccra' Oeôç vu Ttç, i) PpoTÔ; èaai ;

El piv ti; Oeoç èaal, toi oOpœvôv eùpùv lx malv >’ApTÉpaSt ij£ eywyE, Atôç xoupr] p-EyàXoto,

KiSô; te , |iiyeOô; te , çOpv t’ âyxtaTa ‘taxai.

O Di'a, si prima répétons ab orif-inc pergam,

Et vacet annales nostrornm amlire lal)orum :

Ante (liem clause componet vesper olympo.

t[; xsv èxeïva

11 âvTa ye p,uOv|aaiTo xaTà OvrjTôiv àvOpwmov ;

OûS’ et itevTàeTÉ; ye xai êÇiETs; ■napaptt'iJ.vaiv’EÇepsoi;, ôaa xsïOt irâOov xaxà 5îoi ’Axaioi.

At Venus obsetiro gradienles acre sepsit,

Et imilto nebulie circuin Dca l'udit amictu ;tlcrncrc ne (|uis eus, ncu (|uis contingere possit,Molirive morarn, aut veniendi poscere causas.

Kai tôt’ ’OSutijeùç tépTO xôXivB’ ïp.EV àp.tpi S”A0rjvri11 &Î.Xt|v ï)épa xeüe, tpiXa çpovéoua’ ’08ua?j'£,

Myiii d’xtyjxùjv pryaOup.wv &vn(lo),rimçIvEpTopiui t’ èxe'eaai, xai èÇepéoiO’, otiç eîv).

Qualis in Eurolæ ripls, aut per juga CynthiExercet Diana clioros; c|uam mille scculæJlinr; nique liine, gloinerantur Oreades. Ilia pharelramEerl hurnero, gradiensipie Dans supcreiniuel oinnis.

« des Oréades, qui dansent en groupes et par mil-« liers à sa suite ; elle marche le carquois sur l’é-« paule, et sa tête dépasse celles de ses compa-« gnes; Latone, sa mère, en a le cœur ému« d’une secrète joie. Telle était Didon ; telle elle« marchait joyeuse ».

(Homère ) :

« Telle que Diane, qui, la flèche à la main,« parcourt l’Erymanthe ou le Taygète escarpé, se« plaisant à poursuivre les chèvres sauvages et« les cerfs agiles: les Nymphes des champs, filles« de Jupiter, partagent ses jeux ; elles sont toutes« belles, mais la déesse se fait encore distinguer« facilement parmi elles, outre qu’elle les dépasse« de toute la tête. Cette vue inspire à Latone, sa« mère, une joie secrète. Telle était Nausicua« parmi ses compagnes ».

(Virgile ) :

« Enée parut environné d’une lumière écla-« tante, ayant le port et la physionomie d’un« dieu; car sa mère elle-même avait embelli sa« chevelure, et répandu dans ses yeux l’éclat« brillant de la jeunesse, la majesté et lebon-« heur; tel est l’éclat que la main de l’ouvrier« sait donner à l’ivoire, ou à l’argent, ou à la« pierre deParos, qu’il enchâsse dans l’or. »

( Homère ) :

« Minerve donna à Ulysse l’aspect de la gran-« deur et de la prospérité ; elle répandit la beauté« sur son visage; elle forma de su chevelure des« boucles d’une couleur semblable à la fleur den l’hyacinthe. Tel l’ouvrier habile qui, instruit« par Vulcain et Pallas, connaît tous les secrets« de l’art de travailler ensemble l’or et l’argent,« et d’en former des ouvrages élégants , de même« la déesse répandit la grâce sur le visage et sur« toute la personne. d’Ulysse . »

Lalonæ tacilum périclitant gaudia pcclus.

Talis erat Dido, tnlcm se lætn fereliat.

Oïri S’’ApTEjjuç elat xoct’ oüpEo; toy_ôaipa,

"H xaTà Xï]ÜyeTOv 7iepi|«ixETO.v, ?| '’EpûpavOov,TepTtop.5vr) xairpotcrt, xai ùxEÎp; êXâpotarTÿl ôè 0’ àp.a N’jp/pat, xoupai At ô; alytoyoto,’Aypovôpot Trotgoum’ yéyï]0e 8s te çpeva ÂriTto 1llccaatov S irnep r,y£ xàpq èyei 7 ]ÔÈ piTama,

'Peta 8’ àptyvtüTï) 7uÉX£Tai, xaXai 8i te 7ïâaar'TJç •fiy’ àp.pt7tôXo-.di pETÉjrpEns.7tapOÉvo; àSp.ï|ç.

Reslitit Æncas, clanique in bute reluisît,

Os humerosque Deo similis. Namquo Ipsa decorainCœsariem nato genitrix, lumenquc JuventiePurpureum, et lætos ocnlis afllarat honores :

Quale manus addunt ehori decus, aut ubi llavoArgentum Parlusve lapis circuindatur nuro.

Aùt«p xaxxEtpaXîiç y_EÙEv TtoXù xàXXo; ’AOvjvT],

MEtÇovâ t’ EtmSÉeiv xai itâaaova - xa88È xâpy,TOCOüXaç vjxE xôjxaî, ûaxtvOivip àvOei 6p.o£a;.

'Q; 8’ mé Ttç ypuuov xEptxsueTai àpyûpM àv^p’JSpn;, ôv "ilçaKrcoî SÉSaevxal IlaXXàç’AO-pw)

TÉxv'pv navTotYiv, xxptEvTa 8È ïpya teXe£ei .

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