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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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MAC ROBE.

« Alcandre, Halius, Noémon, Prytanis. »

« Amphlon de Dircé, sur les côtes de l’Ara-« cinthe. »

« Le chœur du vieux Glaucus, et Palémon fils« d’Inoo. »

Voici un vers du grammairien Parthénius, le-quel parmi les Grecs a été quelquefois utile à Vir-gile :

« A Glaucus, à Nérée, à Mélicerteîils d’Inoo. »

Virgile a dit :

« A Glaucus, à Panopée, à Mélicerte fils d’I-noo. »

(Et ailleurs) :

« Les Tritons légers, et les énormes cêtacées. »

Il aime jusqu’aux déclinaisons des Grecs, ensortequ’il dit Mnesthea, au lieu de Mnestheum :car lui-même avait dit ailleurs : nec fratre Mnes-theo. Au lieu d 'Orpheo, il préfère déclinera lamanière des Grecs Orphi, comme (dans ce vers :)

« Orphée fils de Calliope, ( Orphi Calliopea) le« bel Apollon, père de Linus. »

Et (dans celui-ci) :

« Nous avons vu, citoyens, Diomède ( Diome -den ). »

Cet accusatif en en est grec ; car si quelqu’unpense qu’il a dit Diomedem en latin, la mesuredu vers n’existera plus. Enlin, Virgile s’est com-plu à donner à tous ses poèmes des titres grecs,Bucolica, Géorgien, Æneis, noms qui sonttous d’une forme étrangère à la langue latine.

Niseque, Spioque, Thaliaque, Cymodoceque.et :

Alcandrumque Haliumque Noemonaque l'rytaninque.et :

Amphion Dircæusin Aclæo Aracintho,

Kt senior Glauci chorus, Inousque Palæmon.

Versus est Parthenii, quo grammatico in Græcis Vergiliusususest :

rXaùxmxai Nripeï,xai ’lvexp MeXixe'ptv].hic ait,

Glauco, et Panopeæ, et Inoo Meliccrlæ.et :

Tritonesquc citi.et :

Immania cetc.

Adeu aulem et declinationibus graccis deiectalur, ut Mne-slhea; dixerit pro Mnestheum; sicut ipse alibi : Necfratre Mnestheo. lit pro Orpheo dicere maluerit Orphi,græce declinando ; ut :

Orphi Calliopea, Lino formosus Apollo.et :

Yidimus, o cives, Dioraeden.

et talium nominum accusativus Græcus est in en desi-nens. Nam si quis cum pntat latine dixissc Diomedem,sanitas metri in versu desiderabitur. Denique omnia car-mina sua græce maluit inscrihcre, Ilucolica, Géorgien,slineis. Cujus nominis (iguralio a régula latinilatisaliéna est.

CHAPITRE XVIll.

Des passages que Virgile a traduits des Grecs, si clandes-tinement qu’on peut à peine reconnaître où il les a pui-sés.

Nous n’avons parlé jusqu’ici que des empruntsde Virgile qui sont connus de tout le monde, etde quelques-uns qui ne sont pas ignorés des Ro-mains. J’en viens maintenant à ceux qui, prove-nant d’une connaissance profonde des lettresgrecques, ne peuvent par conséquent être con-nus que des personnes qui ont fait de cette lit-térature l’objet d’une étude approfondie. Car, demême que la science de ce poète se montre scru •puleuse et circonspecte, de même elle se tientdissimulée et à demi voilée; tellement qu’il estplusieurs des passages qu’il a traduits, dont iln’est pas facile de reconnaître la source. Dansl’exorde des Géorgiques, on trouve les vers sui-vants :

« Liber, et vous bienfaisante Cérès, si la terre« vous doit d’avoir échangé le gland de Chaonie« pour l’épi nourrissant des blés, et d’avoir mêlé« dans les coupes d’Achéloiis (pocula Acheloia)« la liqueur tirée du raisin. «

La foule des grammairiens ne fait remarquerrien autre chose à ses disciples, au sujet de cesvers, sinon que c’est Cérès qui a fait abandonneraux hommes leur antique nourriture, et qui leura appris à substituer le blé au gland ; et que Liberdécouvrit la vigne et en retira le vin, pour for-mer, mêlé avec l’eau, la boisson de l’homme.Mais pourquoi Virgile, afin de désigner l’eau,

CAPUT XVIll.

Quæ Vergilius tam occulle a Gratis Iraduxerit, utvix,mule ducta sint, possit agnosci.

Sed de his hactenus : quorum plura omnibus, aliquanonnullis llomanomm nota sunl. Ad ilia venio, quæ dogræcarum literarum penelralibus cruta, nullis cognitasunt, nisi qui græcam doctrinam diligenter hauscrunt.Fuit enim hic poeta, ni scrupulose et anxie, ita dissimu-lante!'et quasi clanculo doctus, ut milita translulcrit,quæ, unde translata sint, difficile sit cognilu. In exordioGeorgicorum posuit hos versus :

Liber et aima Cercs, vestro si numéro tellusChaoniam pingul glandcm mutavit arista,

Poculaque inventis Acheloia miscuit uvis.

Nihil in his versibus grammaticorum cohors discipulissuis amplius tradit, nisi illud, opéra Cereris effectum , uthomines ab autiquo victu désisteront, et frumento proglandihiis uterentur : Liberum vero vitis repertorem præ-stitisse humano potui vinum, cui aqna admiscerelnr. Cnrautem Acheloum amnem potissimnin Vergilius, cumaquam vellet intelligi, nominarit, nemo vel quærit, velomnino subesse aliquid eruditius suspicalur. Nos id al-tius scrulali animadvertimus, doctum poelam, antiquissi-moruin Græcorum more, sicut docebit auctoritas, clo-cutum : apud quos proprie in aquæ signilicatione pone-