Buch 
Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
Entstehung
Seite
338
JPEG-Download
 

338

MAGRORK.

les Grecs ne «mis ont transmis quê peu de clmsc.Philémon, auteur comique très-connu, dit dansle Fantôme :

« Après que la rose a couronné pour nous un« cymbton de vin pur. »

Le poète Anaxandride, dans sa comédie Inti-tulée les Campagnards, dit :

« Buvons de grands cymbla, et qu’un vin pur« nous désaltère. »

Démosthène lui-même fait mention du eyin-bion dans soii discours contre Midlas : « Vous« êtes parti d'Argyre, en Kubée, monté sur une«voiture commode, et traînant, avec vous des« manteaux et des eymbia, objets soumis aux« pentecostologues (les cinquante percepteurs de« l’impôt). »

Cymbla, comme l’indique la contexture dumot, est Un diminutif de cymba, mot qui dési-gne chez vous, comme chez les Grecs, de qui vousle tenez, une espèee de navire. Et en effet, j’airemarqué que, chez les Grecs, plusieurs sortesde coupes ont reçu leur dénomination de quel-ques agrès de marine ; comme le carclicslon,ainsique je l’ai dit plus haut, et le cymbion,deux coupes de forme haute, et qui ont quelqueressemblance avec un navire. Le savant Erato-sthène fait mention de cette dernière coupe, dansune lettre adressée an Lacédémonien Ilagétor, oùl’on trouve les paroles suivantes : « fis avaient« consacré aux dieux une coupe qui n’était ni« d’argent ni enrichie de pierres précieuses, mais« fabriquée à Golia; et lorsqu’on la remplissait,« l’on faisait des libations aux dieux, en vidant« successivement la coupe dans un cymbion. »

ltpoaTrjvai (jiar)v TpâmÇav àp/pi uixta tc -/.al xap^rjaia.

Ilæc de rarcliesiis ignoratis Lnliniltili, et .isola Graciacelebralis. Sed im'eymbia in noslro semione repolies :est enim a Græoomm paucis rclalinn. Philémon, nolissi-mus comicns, in Pliasinate ait :

’KtteI S' f| focr) y.'jp.oiov àxpà-rou

KaTetaéaEixev Opiv àvw.

Anaxandrides etiain cmnicnsili falinln ’Aypolxoïç :

Meyxà’ tou; xvgfïfa Trpotttvôp.ËV«

Kat p,Ei’ àxpebou éxàxwuEv ûgàç.

Meminil ejuset Deniostlienes in oratione, quæ est in Mi-diam : ’En’ 4<npàSr|ç 8’ ôxti'jp.Evoç ÈÇ ’ApYOupaç -rîjç Eùfioiaç,xXavloa; 8s xai xupfiîa ëxwv, <év ÈneXapCocvovTO cù Tuvr/pxooioXoYoï. Cymbia antein liu-c, nt ipsins nmninis ligu-ra imlicat, diminutive a cymlia dicta : <pmd et apndGracos, cl apnd nos al) illis Irahentes, navigii gémis est.Ae, sane aninuulverli ego apnd Giæe.os limita pocnloi iiiiifanera a re naval! cognominata ; utoarohesia supra dneui,ut liam eymbia, pocula prnccra, ac navilnis similia. Me-ndiât liUjiis poculi ICrathostlienes, vir longe doctissiinns,in epistola ail llagelorem Laeedamioriiiuli liis vciilis :Kpxxïjpx yap Effr/jirav vois Oeoïç , oox àpyupEov, oùSë XiOo-xiiXïjTOV, àXXà "f; KioXtàSo;. Toürov 8’ âaàxi; Èiux/r.

Queltiucs-uns ont pensé qnfi eymbinm étaitUn mot syncopé de cissybium, duquel plusieursauteurs font mention, entre autres Homère, quidit que c’est Une coupe de cette sorte qui fut don-née par Ulysse au Cyclope. Tl en est qui préten-dent que cissybium est proprement une coupefaite avec le, bois du lierre, xkjcoç. Nieandrede Coloplion, dans le premier livre de \’Htoli~(fie , s'exprime ainsi :

« Lorsqu’on offre un sacrifice à Jupiter 1)1-« dyme, l’on fait des aspersions avec des feuilles« de lierre ; de là vient que les anciennes coupes« ont été appelées cissybies. «

Callimaque fait aussi mention de cette sorte decoupe :

« Il refusa de boire tout d’un trait, à la mu-« nière des Thraces, une amyste de vin pur; Il« préféra le petit eissybion. »

Ceux qui pensent que le mot cissybium est for-mé de xurmvo; fait de lierre, s’appuient de l’auto •rlté d’Euripide, qui dans Andromède s’exprimeainsi qu'il suit :

« La fouie des pasteurs accourt, portant une« coupe faite de bols de lierre, xfstrtvov uxutpov,« remplie ou de lait, onde la liqueur délicieuse,« honneur de la vigne, et qui étouffe le chagrin. »

Après avoir terminé ce qui concerne le cym-bion, il nous reste à prouver par des exemplesque le eantharus est fout ensemble une espècede coupe et une espèee de navire. Le eantharusest une coupe; e’est un fait qui résulte des versmêmes de Virgile, qui l’attribue à Silène, com-me étant proprement la coupe de Liber-Pater.Il nous reste encore , pour remplir nos engage*

pûuaiEv, à7coff7tEf(TavTE; toT; Oeoi; ex -cri; çuxXri;, ilivo-Xoouv éipeipiç pà7CTOvTe; tù> xupfîîti). Euerunl, qui t'ijm-bium a cissybio par syncopam diclum existimarent. Gis-sybii auleni, ut de Ilomero laeeahi, <pii lioc poiiiliiinCyclopi ali Ulysse dalum memorat, molli faciunt mon-fionem : voluntquc nonmilli, proprlc cissybium llgneumesse poculum ex edera, id est, xiaaoü. Et Nirandcr (pildemColoplmuius iu primo fElolicon sic ail : ’Ev tî) teponotiri toOAiBupatoo Aïo; xiaaoü aitovEraotétma netocXouriv. 80 ev taipXaïaéxTtwpaTa xLia'jnca (provs'aiai.

Sed etCallimaclms meminil Imjos poculi :

Kal y«p 8 Uprjtxîriv pèv àitrivaxo ya'jfiàv àfiua-uvZtiipOlTOTEÎV, ÔXlY» 8’ fÈEt'j XldOuCtU).

Qui auteni cissybium ex edeia factum poculum oIove!xurmvôv diei ai'bitraufur, Km-ipidis auctoi-ilafe nili viden-tnr, ipii in Andromède sic ail ;

lia; 8è Ttotpsvwv Ë[ipEi Xewç.

'O pèv Y«XaxTo; xlamvov 9épwv axOpov,

IIovmv (jcvaofuxTïjp'» b 8’ àg7tÉXov yâmç.

Ila'c de cymblo. Seipiilm' ut, ipiamlo canUiarnm el po-e.uli et navigii genus esse supra diximus , probetur exem-plis. Et pro poeulo quidem nota res esl vel ex ipso Vergi-lio, qui aplissimeproprium l.iberi palm poeulum assignatSileno. SCd id, ut supra pollieili sunms,etiam prnnavigiu