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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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LES SATURNALES, MY. V.

vnonls , h prouver que ce mut signifie uussi uneespèce de navire. Ménandre a dit dans le Pi-lote :

« O Slnitnnl voici enfin Théophile qui ar-■< rive, après avoir traversé la mer Égée. Quel-, bonheur pour moi de t.’nnnoneer le premier« l'heureuse arrivée de ee fils, et celle du can-- thare doré.—S tiiat. Quel eanthare? — Le« vaisseau. »

" Evandre prend dans sa main un seyphus« sacré. »

Comme le eanthare est la coupe de llacehus,I e, seyphus est la coupe d’Ilei'cule. Ce n’est passans motif que les sculpteurs anciens ont repré-senté ee dieu une coupe à la main, et quelque-fois ivre et chancelant; car, d’après d’anciennestraditions, Hercule |>oussé par les vents auraittraversé d’immenses mers dans une coupe, enguise de nacelle, .(e ne prendrai que peu de chose

l’antiquité grecque, concernant ces deux cir-constances. Une preuve non obscure (sans par-ler de celles qui sont plus connues) que ce hérosétait un grand buveur, c’est ee que lui fait direEphippus, dans Husirù :

« Ne sais-tu pas, par Dieu I que je suis Tiryn-« Ihusd’Argos? Les ivrognes se mêlent dans toutes« les querelles, et y sont toujours vainqueurs. »Un autre fait qui est de même peu connu,c’est l’existence, proche d’Iléraclée, ville fondéepar Hercule, do la nation des Cylicranes, nomformé dexoXixoç, espèce de coupe qu’au moyendu changement d’une lettre nous avons nom-mée calix. Phérécydc et Panynsis, ce dernierécrivain grec d’un grand mérite, disent qu’JIer-

pmii soliilum, deboinus oslendere. Menalider in Nandou) :"IIxei Ximov Aiyaïov àXpupiv pctOo;fleoipiXoi; 8> iTpdtrtuv, ib; iç xaXivI àv utov GÙTUyoOvra xa! aenworpLÉvov.llpûiToç S éy„, crot tôv 8' i^pufTOW xàvOapovlloïov, ro xXoîov, où8è p’ oloOdt a’ àOXiE.

Kt sncer linplevll ilnxtrnin scyplms.

Scyplms llereidis paimliim est, il.a ut Liberi patoiscaïUharus. Ilcreulein vero (idoles vctercs non sino causacuin poculo focerunt, ot noniiiinquaiii casabuiidiun etebriiim : non soluni, <pa>il is luiro» biliax fuisse perhibe-tnr, sed cliam quod antique bistoria csl.llerculem poculolanquani navigio, venlis imniensa maria transisse. Sed dentraipie re panca ex grands anliquitalihiis dicain. Et iniil-libibmn lieroa istum fuisse, nttaceam, quæ vulgo notasont, illnd non obscurum argumentum est, qnod Epliip-pus in linsiride inducil llercidem sic loqncnteni :

Oùx oTofla p’ ivrx, Ttpo; Oeüv, TipûvOiov’Apyeïov; ol psOuimei; àel va; pâx*Çriàaaç (j.Æx. 0V ' rat - 'l'oiY a P°v v ipEÛT'ovir’ àei.

Est etiam bistoria non adeo nolissinia, nationein quandamlimninniu fuisse propc lleradeam ab Hercule constitulainCylicranoiïiin, cninpusito noinine à%a -roü xuXixo;; quodpoculi gémis nos uua litera inunutata ailicem dicinms.

eule traversa les mers sur une coupe, et vint,aborder à Erylhce, île de la ^ôu> d'Espagne,•le ne rapporte point leurs paroles, parce que je re-garde ce fait moins comme une histoire quecomme une fable; et je présume qu’IIereuleaura navigué, non sur une coupe, mais sur unnavire du nom de scyphus; en sorte qu’il enaura été de même à l’égard du cymbion, dérivéde cymba (barque), que pour le eantharus etle carehésion, que nous avons démontré être destermes de navigation.

CHAPITRE XX1L

De quelques aubes passages de Virgile.

Virgile emprunte quelquefois des noms pro-pres aux histoires les plus anciennes des Grecs.Vous savez qu’il nomme une compagne de Dia-ne, Opis. Ce nom, que des gens peu instruitscroient pris au hasard , ou même inventé par lepoète, il l’a ingénieusement attribué à l’une descompagnes de Diane, sachant que les anciensécrivains grecs l’avaient donné à la déesse elle-même. Voici le passage de Virgile :

« Cependant la fille de Saturne, qui était alors« dans les demeures célestes, appelait ia légère« Opis, l’une des vierges ses compagnes qui com-« posent son cortège sacré. Voici les paroles« qu’elle lui adressait avec tristesse.

Et plus lias : »

« Cependant Opis, fidèle gardienne de T ri -« via ( était assise ) depuis longtemps au haut« de la montagne. »

Poculo autem Herculem vectum ad ’EpûOetav, Hlspaniæinsulnm, navigassc, et Panyasis egregins scriptor Græco-rmn dic.lt, cl Plieree,viles auclor est : quorum verba sul>dore supersedi, quia propiora si ml. fabulai, quam liisto-rini. Ego tauien arbltror, non poculo Hcrculem maria(riinsvectuiii, sed navigio, cui scyplio nomen fuit ; ita utsupra caution wn, et earcliesliim , ot a cymiiis derivatacyiiibiu, oniida liæcasseruitnus esse navigiorum vocabula.

CAPÜT XXil.

De olils quibusdain locis Vcrgilii.

Nomina quoqueVergilius nonmmquam ex anliquissiinisGraicoruin liisioriis mulualur. Scitis, apud ilium imam exeomilibiis Dianæ Opiii vocari. Quod nonien vulgo fortassetemere iinposiluin, vel etiam lictum putalur ab ignmanli-bus, ingeiiiosuni poetann, cognomen, quod a veteriliusgræcis scriptoribus ipsi Dianæ liierat imposition, coniiti«jus as8ignare voluisse. Sed Vergilius sic ait :

Velocem interea superis in sedibus OpinUnain ex virginibus sociis sacraque catervaGomppllabat, et baslrislls Latonia vocesOre dabal.et infra :

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