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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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MACEüBE.

» tait ; son bras gauche, quoique toujours ferme,« se fatiguait sous le poids d’un bouclier chargé« d’ornements ; néanmoins ceux qui l’entouraient,« et qui le pressaient de la pointe de leurs traits,« ne pouvaient le faire reculer : mais il était ac-« câblé par un essoufflement violent; une sueur« abondante découlait de tous ses membres; tout« venait aggraver sa situation, sans qu’il pût« obtenir un instant de relâche. »

Ennius a traduit ce passage dans le livre dou-zième, où l’on trouve les vers suivants sur lecombat du tribun Cœlius :

« De tous les côtés une grêle de traits pleut« sur le tribun et vient frapper son bouclier, dont« la croupe d’airain retentit sous leurs coups,« sans que le fer d’aucun des combattants par-« vienne à déchirer le corps de Cœlius. 11 brise« ou repousse ces traits nombreux ; cependant« il est tout couvert de sueur, et accablé de fatl-« gue par les javelots que lui lancent les Istriens,« sans le laisser respirer un instant. »

C’est de ce passage d’Ennius que Virgile, enl’embellissant, a tiré ces vers, où, parlant deTurnus entré dans le camp des Troyens, il dit :

« Son bouclier ni son bras 11e peuvent donc« plus parer les coups qu’on lui porte; il est aeca-« blé sous les traits qu’on lui lance de toutes parts;« son casque en retentit sans cesse, et les pierres« font plier l’airain solide de son armure; sa cri-« nière est emportée, et son bouclier cède à tant« d’atteintes. Les Troyens et le terrible Mnesthée« redoublent leurs traits; alors une sueur de« poussière et de sang mouille tout son corps; il« ne peut reprendre haleine, et l’essoufflement« oppresse ses membres fatigués. »

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Hune locum ICnnius in duodeckno ad pugnam Cœlii tri-tiuni liis versibus transfert :

Undique conveniunt, velut imber, tela tribuno :Configunt parmiun ; tinnit tinstililms umbo,

Airato sonitü galeæ : sed nec pote quisquamUndique nltendo corpus discerpere l'erro.

Semper abundantes hastas frangilijue (|uatitque.

Tolum su'dor habet corpus : multumque laborat :

Nec respirandi iit copia, l’ræpele ferroHistri tela manu jacienles sollicf(abant.

Hiuc Vcrgilius eundem locum de incluso Turno graliaelegantiore composuit :

lirgo nccclypeo juvenis subsislere tantum,

Nec dextra valet; objeclis sic undique telisObruilur. Stropit asSidim cava temporacircumTinnitu gnlea, et saxis sollda œra fatiscunt :

Disciissaa|ue Juba: capiti ; nec suilicit umboIctibus. lngeininant baslis et Trocs et ipseFulmiueus Mnestheus. Tum tolocorpore sudort.iquitur, et piccum ( nec respirare potestus )

Vulmen agit, fessos quatit ajger aubelitus artus.

Homere a dit :

« Le bouclier soutenait le bouclier, le casque« s’appuyait contre le casque, le soldat contre le« soldat. »

t’urius, dans le quatrième livre de ses Annules :

« Le pied est pressé par le pied, la pointe du«■ fer par le fer, le soldat par le soldat. »

De là Virgile a dit:

« L’on combat pied à pied, homme surré contre« homme. »

De ce vers d’Homère :

« Quand j’aurais dix langues et dix bouches. »Le poète Hostius, dans le deuxième livre de laguerre d’Istrie, a fait :

« Je ne 1 e pourrais, quand j’aurais cent lan-« gués , autant de bouches et autant de voix. »Et Virgile après lui :

« Je ne le pourrais, quand j’aurais cent langues« et cent bouches. »

Homère a fait la description suivante du che-val échappé :

« Ainsi le cheval qui, renfermé dans l’étable,« mangeait l’orge au râtelier, s’il vient à rompre« ses liens, court, en bondissant à travers la« campagne, vers le fleuve limpide où il est nc-« coutume à se laver : superbe et la tète dressée,« sa crinière flotte sur ses épaules ; il se dirige«ensuite avec assurance et fierté vers scs pâtu-« rages ordinaires, et vers ceux que fréquentent« les cavales. »

D’où Ennius a tiré celle-ci :

« Et tel alors que le cheval qui, après s'étre« rassasié à la crèche, rompt ses liens, animé« d’une brûlante ardeur, et s’échappe à travers la

Homerus ait :

’Aoitl; i|5 àuxlS’ ipeiSe, x6puç xôpuv,àvépa 8’ àvÿp.

Furius in quario nnnali :

Pressatur pede pes, inucro mucrone, viro vir.

Hinc Vergilius ait :

Hisrat pedepes, densusque vlro vir.

Homeri est :

OÙ8’ et poi Séxx piv yX<ia<7sii, Sixtx Si uxépax’ eIev.

ITunc seculus Hostius porta in libro secundo belli liéstrici ait :

Non si mihl linguic

Cenlum, atque ora aient totidem, voccsque Mquattc.

Hinc Vcrgilius ait :

Non inlhi si linguæ centum slnt, oraque cenlum.Honteriea descriptio est equi fugientis, iu Incc verba :

'üç 8’ oxe xt« ffxaxèc ïxxoç , àxooxrjira; Èxl cpany ,

Aeirpàv àxo^pfcc e£ e■. xeBioio xpoaivwv,

EirnOm; Xoûeoûat âü^eïoç xoxapoïo,

KuBtéiov {npoO 8t xapyj , 4^1 gg ;(aïxai'lîp.oi; àtoaovxac 86’ àyXatflçi xexoïOùç,

'Pîpipa i yoüvtx ipÉpei p.Exà x’ ijOea xai vopiv ’ix xa>vEnnius liinc traxit ;

El tum sicut equus do præsepibus [artus