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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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MACROBE.

SùG

il n’a pas employé une expression nouvelle;car Lucrèce, avant lui, avait dit dans le livresixième :

« Il n’y a pas de corps que la flamme petil-* lante ( jlamm.a crépitante ) consume avec un« bruit plus terrible que le laurier de Delphes« consacré à Phebus. »

, (Virgile):

« Le champ est horriblement hérissé (horrel) de« fers de lances. »

Iforret est admirable sans doute; mais Enniusl’avait dit dans le livre quatorzième :

« De tous côtés l’armée est horriblement héris-« sée (horrescit) Retraits.»

Et dans Ereehthée :

« Les armes sont levées, les traits présentent« leurs horribles pointes ( horrescunt) ; »

Et dans Seipion :

« La campagne brille horriblement ( splendet« et horret) des traits dont elle est parsemée au« loin.»

D’ailleurs Homère avait dit avant tous:

« Leehamp de bataille est horriblement hérissé« {ecpptÇev ) de javelots meurtriers enfoncés dans« des cadavres. »

(Virgile) :

« La lune réfléchit sur la mer une lueur trem-« blante ( tremulo lumine). »

Tremulum lumen est une expression fourniepar la nature elle-même; mais Ennius l’avaitdéjàemployée dans Ménalippe :

« Ainsi la terre et la cavité du ciel brillent» d’unelueurtremblante {lumine tremulo). »

Et Lucrèce, dans le livre sixième :

« D’ailleurs l’eau est frappée par les rayons« du soleil, et raréfiée par ses feux tremblants« tremulo œstu ). »

Nec ras ulla mugis quam Phœbl Delphica laurusTerribili sonilu flaimna crépitante cremalur.

Tum ferreus haslis

Horret ager.

horrel, mire se habet. Sed et Ennins in quarto decimo :

Horrrscit lelis exercilus asper ulrinque.et in Ercchlheo :

Arma arrigunt : horrescunt tela.

Et in Scipione :

Sparsis haslis longis campus splendet et horret.

Sed et ante omnes Homerus : 1

’Eçpi&v Bs inx/i] çOorîpPpoToçMaxpfiç, tï/ov Ta|j.Eatypoaç.

Splendet tremulo sub lumine pontus.tremulum lumen de imagine rei ipsius expression est.Sed prier Etmius in Mcnalippc :

I.umfne sic tremulo terra, et cava cierula candent.et Lucrelius in sexto :

Prælerea solis radiis Jactatur aquaiHumer, et in lucem tremulo rarescit ab œstu.

(Virgile) :

« Un peuplier blanc s’élève au-dessus de ma« grotte, et la vigne flexible lui forme un léger« ombrage ( umbracula ). »

Quelques personnes sont dans la croyance quele mot umbracula a été inventé par Virgile, tan-dis que Varron a dit, dans le dixième livre Deschoses divines : « On a accordé à certains magis-« trats le droit de jouir de ce genre d’ombrage »( umbraculi ). Et Cicéron, dans le cinquième li-vre de son traité Des lois : «Puisque le soleil« commence à s’abaisser sur l’horizon, et que« ces arbres encore jeunes n’ombragent pas suf-« flsamment ce lieu, veux-tu que nous deseen-« dions vers le Liris, et que nous achevions cc« qui reste à l'ombre légère ( umbraculis) de ces« aunes? » 11 dit pareillement duns Brutus :« Lesombrages ( umbraculi ) du très-savant Théo-« phraste. »

( Virgile : )

«Destroupeaux de cerfs traversent ( transmil-« tunt ) les champs, et soulèvent dans leur fuite« des tourbillons de poussière. »

Transmittunt est ingénieusement employé aulieu de transeunt ,> comme l’avait fait Lucrèce,livre second :

« Les cavaliers, tantôt voltigent autour des lé-«gions, tantôt d’une course subite et énergique« se transportent ( transmittunt ) au milieu des« campagnes. »

(Cicéron dit aussi) : « Nous passâmes (trans-it misimus pour transivimus) avec un ventfavo-« rable les deux bras de mer de Pestum et de« Vibo. »

(Virgile) :

« Toute sa troupe l’imite, et se laisse couler à« terre {ad terrant adjluit.) »

Hic candide populus nnlroImminet, et lentælexunt umbracula viles.

Sunt, quiexistiment, hoc vorbuin, umbracula, Vergllioauctore compositum, cum Varro reium diviiiarum librodecimo dixerit : « Nonnullis magislratibus in oppido id« genus umbraculi concession. » Et Cicero in quinto dolegibus : « Visne igilur (qnoniam sol puuhilum a incridie« juin devexus videtur, aequo dimi satis nb bis novellis« arboribus omnis hic locus opacalur) dcsccndatur ad Ei-«rim; caque, quœ restant, in illis alnorum utnbracnli.s« prosequamur. » Simililer in liruto : « Sed ut et Théo-« phrasti doctissimi hominis umbraculis, » etc.Trnnsmlltunt cursu cumpos, nique ngmlna cerviPulvcrulenta fuga glomerant.

Quodaitspociose, Iransmiltunt, pro transeunt : siceiEucretius in secundo :

El clrcumvolllant equiles , mediosque repenleTrnnsmitlunt valido qunlientes impele campos.

* * * sed et l’estanus Vibonensis sic ait : « i’edibusequos«transmisimus, » quodest, transivimus.

Qunm tola cohors imituta, rcliclUAd terrain defluxit equis.