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MACROBE.
« Toi qui as parcouru la vaste surface des mers,où volent les voiles (maria velivola ). »
» Lorsqu’ils aperçoivent de loin l’ennemi ap-« procher sur ses vaisseaux, dont les vents font« voler les voiles (navibus velivolis ). »
« Il enlève dans la haute mer les navires aux« voiles ailées [naves velivolas ). »
«Le planteur de la vigne ( vitisator) est repré-« senté tenant une faux recourbée. »
Accius dans les Bacchantes : .
« O Dionysos, père excellent, planteur de la« vigne ( vitisator ), fils de Sémélé Euthyia. »(Virgile ):
« La divine Phébé, dans son char qui roule la« nuit ( noctivago ). »
Egnatius, de la Nature des choses, livre pre-mier :
« Phébé, humide de rosée, chassée de sa place,« la cède aux astres élevés qui roulent durant« la nuit ( noctivagis ). »
« Héros invincible, tu domptes les (centaures )«auxdoubles membres ( bimembres ), fils de la« nuée. »
Cornificius, dansGlaucus :
« Souiller les centaures aux doubles membres« ( bimembres ). »t Virgile : )
« Un troupeau de l’espèce des chèvres ( capri -« gémis ), paissant l’herbe sans gardien. »Pacuvius,dans Pau lus :
« Quoique la trace du pas d’un animal de« l’espèce des chèvres ( caprigena) soit plus al-« longée. »
Cum procul nspiciunt hoslcs accedero ventlsNavibus velivolis.
Idem in Andromacha :
Rapitex alto naves velivolas.
Vitisator curvam servans sub imagine falcem.
Accius in lîaccliis :
O Dionyse pater optime vitisator Semela genitusEuthyia.
Almaque curru noctivago Phcebe.
Egnatius de Rerum natura lihro primo :
Roscida noctivagis astris labentibus Phcebe,
Puisa lococessit concédons lucibus altis.
Tu nuhigenas, invicte, bimembres.
Cornilicius in Glauco :
Centauros foedare bimembres.
Caprigenumque pecus nullo custode per herbes,pacuvius in Paulo :
Quamvis caprigeno pccori grandior gressio ’st.
Accius in Philoctete:
« ...brisés par les ongles de la race des chèvres« ( caprigenum .) »
Le même, dans le Minotaurc :
« Est-il issu de la semence humaine, ou de celle« de l’espèce des taureaux (laurigcno)1 »Virgile a employé avec justesse les épithètessuivantes : [volatile ferrum), pour flèche; et genstogata, pour les Romains. Mais avant lui Suéviusavait employé la première; et Labérius , laseconde. En effet, Suévius a dit, livre cin-quième :
« Le trait qui vole (telum volatile), garni de« plumes d’oiseaux. »
Et Labérius, dans Éphébus :
« Tu demandes que, du milieu de la race qui« porte la toge ( togalœ stirpis ) , je fasse dispa-« raître la licence et la débauche. »
Et plus bas :
« Ainsi donc, par notre secours, la domination« de la nation qui porte la toge (togata! gentis) a«été étendue. »
CHAPITRE VI.
De certaines figures qui sont tellement particulières h
Virgile , qu’on ne les trouve point du tout, où très-rare-ment, chez d’autres que chez lui.
J’énumérerai, si cela vous convient, à me-sure que ma mémoire me servira à cet égard, lesfigures que Virgile a empruntées à l’antiquité.Mais pour le moment je veux que Servius noussignale celles qu’il a remarquées comme étant dela création du poète, et que, par conséquent, iln’a point reçues des anciens ; mais qu’il a inno-vées lui-même, par une audace poétique tou-jours contenue dans de justes bornes. Les expli-cations quotidiennes que Servius fait aux Ro-
Caprigenum trlta ungulis.
Taurigeno semineorltun an liumano?
Decanter et his epithefis Vergilius uses est : pro sagitta ,volatile ferrum. , et pro llomanis, gentem togn/am;quorum altero Suévius, altéra Labérius usus est. NamSuévius in libro quinto ait :
Volucrumque volatile telum.
Ac Labérius in Ephebo i « Licentiam ac libidincm ut tollam« petis togatae Stirpis. » Idem infra :
ldcirco ope nostra dilatation est dominlum togatæ gentis.
CAPUT VI.
De llguris illis, quæ ita sunt peculiareg Vergilio, ut npudalios aut raro, aut nunquam reperiantur.
Figurasvero, quas traxitde vetustate, si volentibus vo.bis cril, cum repentina memoria suggesserit, enumernbo.Sed mine dicat volo Servius, quæ in Vergilio notaverit,