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LKSSATURNALES, LIV. VII.
ver des effets divers, résultant de la diversitédes sucs qu’ils produisent. Les humeurs en-gendrées par des matières si variées n’ont pointd’homogénéité entre elles; le sang, qui en estformé par le ministère du foie, au lieu de passerdans les veines pur et liquide, y porte avec luicette discordance : de là, la source des maladiesqui naisseut du trouble des humeurs antipathi-ques. D'ailleurs, comme les différentes nourri-tures qui ont été consommées ne sont pas demême nature, elles ne sont pas toutes digércessimultanément; les unes le sont avec célérité,d'autres avec lenteur; ce qui trouble l’ordre desdigestions subséquentes. Car la nourriture quenous prenons u'est pas soumise à une seule diges-tion; mais, pour alimenter le corps, elle doiten avoir subi quatre, dont une seule est sensi-ble a tous, même aux plus grossiers; et les au-tres, plus occultes, ont été découvertes par leraisonnement. Pour expliquer ceci plus claire-ment, je dois reprendre la chose de plus haut.Nous avons en nous quatre forces destinées àagir sur les aliments. La première, appelée ca-thectique, est celle qui attire en bas les alimentsbroyés par les mâchoires. Car comment une ma-tière aussi épaisse que celle-là pourrait-elle pé-nétrer à travers le défilé de notre gosier, si uneforce naturelle secretc ne l’attirait ? La nourri-ture une foisavalee, il fallait éviter que, par unechute continue à travers les cavités qui se suc-cèdent daus l’intérieur de notre corps, elle neparvint jusqu'aux dernières issues, et n’en fùtex-pulsée telle quelle avait été reçue, au lieu d'at-tendre l'opération salutaire de la digestion. C’esta quoi pourvoit la seconde force, qu’à cause de sapuissance retentrice les Grecs ont nommée ca-tadectique. La troisième force par laquelle estoperee la transmutation de la nourriture s’ap-pelle alloïutique; de celle-là dépendent tou-
natura est, non oninia simul coqunntur; sed aliacclerius,tarilius alia : et ita lit, ut digestionum sequentium ordoturbetur. Neque enim cibi, quein sumiinus, una digestioest ; sed, ut corpus nutrial, quatuor patitur digestiones :quaruin uuamoinnes, vel ipsi quoque liebetes, sentiunt;alias occultior ratio dcpreliendit. Quod ut omnibus liqueat,paulo allius rnihi causa re|ietenda est. Quatuor 6unt in no-bis virlutes, quatadminislrandam alimoniam receperunt :quaruni una dicilur xxfoxTtxr,, quæ deorsum trahit ciba-ria ronfecta mandibulis. Quid enim tant crassam materiamper faucium angusla fulciret, niai eam vis naluræ occul-lior haurirel? hausla sera, ut non continuo lapsu peron,ne corpus succedentibus sibi foraininibus pervinm adimuni usque descendant, et talia, qualia accepta sunt,egeranlur, sed salulare olliciunt digestionis exspectenl;serundde Imjc cura virtulis est, quain Gratci, quia relen-lalrix est, vocaut xxtaSexcixTiv- Iertia, quia cibum inaliud ex alio mutât, vocatur à/).oti»Kixrj. ltuic obsequun-lur ouines, quia ipsa digeslionibus curai. Xentriseniinduo suut orificia : quorum superins erectum recipit deio-
tes les autres, parce qu’elle est le mobile de ladigestion. Le ventre a deux orifices : l’un dirigévers le haut, qui reçoit les matières consomméeset les entasse dans la cavité du ventre ; cettecavité est l’estomac, qui a mérité d’étre sur-nommé le père de famille, comme gouvernantlui seul toute l’organisation de l’animal : aussi,s’il souffre, la vie entière est attaquée, par suitedu désordre qu’éprouve le conduit alimentaire.La nature a en quelque sorte doué l’estomac deraison, en lui donnant la capacité de vouloir etde ne pas vouloir. Par l’orifice inférieur, la nour-riture est transmise dans les intestins qui y sontadjacents, où elle trouve le canal par où elleest expulsée. Une première digestion est doncopérée dans le ventre par la force allotolique ,qui transforme en suc toutes les matières quiont été consommées. Le résidu forme un marc,qui tombe par l’orifice inférieur à travers les in-testins, hors desquels, par la puissance de laquatrième propriété dite npocritique , s’effectueson éjection. Maintenant que la nourriture estréduite en un suc, commencent les fonctionsdu foie. Le foie n’est autre chose qu’un amasde sang concret; la chaleur naturelle dont il estdoué lui fait convertir en sang le suc qui vientd’étre formé par la première digestion; et latransformation de ce suc en sang constitue la se-conde digestion. Le sang ainsi préparé par lachaleur du foie est refoulé par elle dans lescanaux des veines, qui le distribuent par tousles membres ; tandis que la portion la plus froidede la substance digérée est rejetée dans la rate,laquelle est le centre de la froideur, comme lefoie est celui de la chaleur : et voilà pourquoitoutes les parties droites sont les plus fortes, etles parties gauches les plus faibles; c’est que lesunes sont dominées par la chaleur du viscère dedroite, taudis que les autres sont engourdies
rata, et in follem ventris recondit ; hic est stomachus, quipaterfamilias dici nierait, quasi omne animal sohis guber-nans. Nam, si ægrescat, vita in aitcipiti est, titubantealimoniæ mealu, cni natura lanquam rationis capaci velleac nollecontribuit. Inferius vero demissuin inteslinis adja-renlibus inseritur, et inde via est egerendis. Ergo in ventrelit prima digestio, virlule àW.ouimxrj in succura vcrteulc,quidquid acceptum est; enjus fæx retriinenta sunt, quæper intestins, inleriore orificio tradente, labuntur : et oflicioquai læ virtulis, cui àzoxpixtxê, nomen est. procuratur eges-tio. Ergn, postquam iiisuccuni ribus relbrmalur, bic jamjecoris cura succedit. Est aulem jecur concretus sanguis;et ideo babel nalivum ralorrm, qui CfUifei lmn succumvertil in sanguinem : et sicul cibum in succum verti, primaest, ita succum transire in sanguinem, secunda digeslioest. Hune calor jecorisadministratum pervenarum fistulasin sua quieque menibra dispergit, parte, quae ex digestisfrigidissima est, in lienem refusa: qui, ut jecur caloris, itaipsefrigurisdumii ilium est. Nam ideoomnes dexlei a 1 partesvalidioressuut, et debiliures sinislræ, quia lias régit calor