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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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MACROBE.

la longueur du rayon visuel, depuis le centrejusqu’à la circonférence dü cercle, il résulte évi-demment que le diamètre du cercle horizontalest de trois cent soixante stades ; et, soit qu’ilavance, soit qu’il recule, l’œil découvrira tou-jours autour de soi un cercle de cette mêmegrandeur. Ainsi donc, comme nous l’avons dit,lorsque le rayon qui émane de nous traverse ünair éclairé et vient frapper un corps, le phéno-mène de la vision est opéré ; et afin que l’objet vnsoit eonnu de nous, le sens de la vne instruit no-tre intelligence de sa forrhe extérieure, et l’intel-ligence le reconnaît à l'aide de la mémoire ; parconséquent les yeux voient, l’intelligence juge,la mémoire se sou vient. Trois agents sontnécessai-res pour compléter par la vue la connaissance dela forme d’un objet ; le sens, l’intelligence, la mé-moire : le sens transmet à l’intelligence l’objetvu, et celle-ei reconnaît par le souvenir quel ilest. La coopération du raisonnement est telle-ment nécessaire dans l’acte de la vision, quesouvent, par ce sens seul, l’intelligence nous faitreconnaître une autre sensation que la mémoirenous suggère. Car si j’aperçois du feu, maraison sait, avant que je l’aie touché, qu’il estchaud. Si c’est de la neige que j’aperçois, maraison sait aussitôt que son contact est froid. Énl’absence de la raison, la vue est inefficace; telle-ment que si l’on néglige de la consulter, unerame vue dans l’eau paraît rompue, ou unetour anguleuse paraît ronde, étant vue de loin.Mais si la raison veut s’y appliquer, elle reconnaîtles angles de la tour et l’intégrité de la rame. Enun mot, la raison discerne toutes ces erreurs quiont fourni à la secte des académiciens des prétex-tes pour condamner le témoignage des sens. Letémoignage d’un seul sens, accompagné du rai-

"bem videbit. Sicut igitur diximus, cum hifncfi, quodper-git e nobis, per aeris lucem in corpus iticiderit, impfêlurol/iciom vldrndi : sed ul possit res visa cùgnosci, renun-liat visabi speciem ration! sênsiis oeiilorùm ; et iilam ad-votai ta memoria recoguoscit. Érgo Vidére ocii loin tri est,jiidlcare rationis, mémorisé meminissê : quia trinum estoHIcidm, quod visum complet ad digtioscendam îîguram,m'Hsiis, raliOj memotia. Sensus rem visnmration! refondit,ilia, qnid visum sit, iecordàtlir. Adeo autrui in tuendoni'(iKsailum est rationis olticium, vit 3àope in nnovidendiM'Irsff, efiafti alinm sefisum metnofia suggerente ratio de-I" l'iicïidat. ftam si iguis appafeat, sc.it eiim et ante taetnml alio’ calere ! si nix sit ilia, qnse Visa est, intelligit in ipsaratio Hiam tactus rigoretn. ilac cessante, visus inelïicaxest : adeo ut, quod remiis in aqua fraetns videtur, vclqfmd tdriis efhinus visa, citm sit anguiosa, rolunda exîs-limatur, faciat rationis Iiegligenfia : qutr, si se intenderit,agnoscif in (litre angulos, et in remo integritatem. Etoinnia ilia discernit, quæ Academicis damuandorum sen-suum occasionem dederunt : cmn sensus unus inler certis-simas res babeudus sit, comitante ratione, cui nonnim-quamad discernendam speciem non suflicit sensus mms.

sonnement, peut être compté parmi les chosesles plus certaines; mais le témoignage d’unseul sens ne suffit pas toujours à la raison, pourreconnaître la nature des objets. Car si j’aper-çois de loin la figure de ce fruit qu’on appellepomme, il n’est pas certain, sous tous tes rap-ports , que ce soit là une pomme ; car on aura puen former la figure avec quelque matière. Il fautdonc invoquer un autre sens, pour décider l’o-detir de l’objet; mais cet objet, placé au seind’un tas de pommés, aura pu en reteuir leur ex-halaison; Il faudra donc consulter le tact, qui peutjuger de son poids : mais on peut craindre quele poids ne nous trompe à son tour, si l’ouvrier aeu l’artifice de choisir une matière dont le poidsfût pareil à celui du fruit; il faut donc reeourirau goût; et s’il est d’acéord avec la forme, il n’yà plus de doute que l’objet ne soit une pomme.C’est ainsi qu’il est démontré que l’efficacité dessens dépend du raisonnement; et c’est pourquoile Dieu qui nous a faits a placé tous nos sensdans la tête, c’est-à-dire, autour du siège de laraison.

CHAPITRE XV.

Si Platon est exact lorsqu’il écrit que la nourriture sefend dans l’estomac, et que la boisson coule dans lesvaisseau* du poumon par l’aitère appelée trachée.

Quand Disaire eut ainsi, parlé, il s’éleva tou-chant la solidité de ses raisonnements, un mur-mure universel d’approbation qu’Évangélus lui-même ne rougit point de partager; après quoi,Disaire reprit en ces termes ; — Ce sont des applau-dissements semblables qui ont provoqué la phi-losophie à usurper la discussion d’un art qui luiest étranger, ce quia donné lieu pins d’une fois à

Nam si eminus pomi, quod malüm dicilur, figura visafur;non omnimodo in malüm est. Poliiit cnim e,x aliqua ma-teria lingi niali similitudo. Advocandus est igitur sensusalter, utodor judicet. Sed pofuit inter cohgeriem malorumposituni, auram odoris ipsius coneepisse. Ilic tactus con-sulendus est, qui polest de pondéré judicare. Sed metusest, ne et ipse fallutur, si fallax opifex materiam, quæpomi pondus imïtaretur, elegit. Confugiendum est igiturad saporem. Qui si forma?, consentiat, inalum esse, mil!;»duhitalio est. Sic probable, efticaciam sertsuum de rationependere. Ideo üeus opifex ounies sensus in capite, ivl est,cirCasedem rationis, locavit.

CA P UT XV.

Satin’ reete scriptuvn sit a Platone, cibiun per stomaebumtrahi : potion vero per arleriam, qvue vpâ/ôïa dioiliir, (ibrispùlinoois illalji.

Dis dictis, favor abonni Unisexorlus est,, admirantibusdicloruni sobviitatevn, adeo ut atteslari vel ipsum Kuangc-lum non pigeret. Disarius deiiide sniqec.it (sli ptausussont, oui provocant pliilosopbiam ad vimlicandos sibi de