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LES SATURNALES ,-LIV. VII. 417
ments. C’est ce que le poëte Timothée a élégam-ment exprimé en ces termes :
« Par le ciel où brillent les astres, par la lune« qui facilite les accouchements. »
L’action de la lune ne se fait pas moins sentirà l’égard des corps inanimés. Ainsi, les arbrescoupés pendant la lune pleine ou même croissantesont impropres aux constructions, comme ayantété ramollis par l’influence de l’humidité. Lesagriculteurs ont soin de ne ramasser le fromentsur l’aire que pendant la lune décroissante,afin qu’il se conserve sec. Faites au contraire,pendant la lune croissante, les choses pour les-quelles vous désirez de l’humidité. C’est alorsqu’il conviendra de planter les arbres, surtoutpendant que la lune éclaire la terre ; parce quel’humidité est un aliment nécessaire à la crois-sance des racines. L’air éprouve aussi et mani-feste les effets de l’humidité lunaire ; car lorsquela lune estdans son plein, lorsqu’elle est naissante(et dans ce dernier cas elle est pleine dans sapartie supérieure), l’air, ou se résout en pluie,ou, s’il reste serein, produit beaucoup de rosée.C’est pourquoi le poëte lyrique Alcman dit « quela rosée est fille de l’air et de la lune. » Ainsi ilest prouvé de toute manière que la lumière dela lune possède la propriété d’humecter et de dis-
soudre les chairs, ce que l’expérience démontreencore mieux que le raisonnement.
Quant à ce que tuas dit,Évangélus, concer-nant l’aiguille d’airain, voici ma conjecture, quisi je ne me trompe, ne s’écarte point de la vérité.Il y a dans le cuivre une vertu âcre, que les mé-decins appellent stiptique : c’est pourquoi ilsusent de ses écaillures dans des remèdes qu’ilsemploient contre les ravages de la pourriture. Ensecond lieu, ceux qui vivent dans des mines decuivre ont toujours les yeux dans un excellentétat de santé 5 et leurs paupières s’y regarnissentde poils, s’ils les avaient perdus auparavant.C’est que l’exhalaison qui émane du cuivre, en-trant dans les yeux , épuise et dessèche les hu-meurs pernicieuses. Homère, en se rapportantà ces effets, donne au cuivre les épithètes defortifiant et éclatant. C’est Aristote qui a découvertque les blessures faites avec une pointe de cuivresont moins dangereuses que celles qui sont faitesavec une pointe de fer, et se guérissent plus fa-cilement; parce qu’il y a, dit-il, dans le cuivreune vertu médicinale et desséchante, qu’il déposedans la blessure. C’est par la même raison qu’unepointe d’airain, enfoncée dans le corps d’un ani-mal , le préserve de l’humidité lunaire.
omnes ejus aperit et laxat meatus. Hinc est, qnod Diana,quæ tuna est, âpxEfju? dicitur, quasi iSepo-repi;, liocest,aerem secans. Lûcina a parturientibus invocatur, quia pro-p r j 11 ni ejus munus est distendere rimas corporis, et mea-tibus viam dare; quod est ad celerandos partus salutare.Et hoc est, quod elegauter poeta Timotheus expressif :
Aià ),apipôv 7CoXovâ;p<ov,
Aià t ùxuxôxoto ffEXàva;.
Nec minus circa inanima lunæ proprietas ostenditur. Namligna, quæ luna veljam plena, veladhuc crescentedejectasunt, incpta fabricis sunt, quasi emollita per humons con-ceptionem. Et agricolis curæ est, frumenta de areis nonnisi luna déficiente colligere, utsiccapermaneanl. Contra,quæ humecta desideras, luna crescente conficies. Tuneet arbores aptius seres, maxime cum ilia est su per terram;quia ad incréments stirpium necessarium est humoris ali-mentum. Aer ipse proprietatem lunaris humoris et patituret prodit. Nam cum luna plena est, vel cum nascitur (ettune enim a parte, qna sursnm suspie.it, plena est), aer
aut in pluviam solvitur, aut, si sudus sit, innltmn de seroris emittit. Unde et Alcman lyricus dixit rorem Âeriset Lunœfdium. Ita undique versum probatur, ad humec-tandasdissolvendasque carnes inesse lnnari lumini proprie-tatem ;quam magis usus, quam ratio depreliendit. Quodautem dixisti, Euangele, de acuto æneo, ni fallor conjec-tura mea, a vero non déviai. Est enim in ære vis acrior,quam medici stiplicam vocant. Unde squamas ejus ariji-ciunt remediis, quæ contra perniciem putredinisadvocan-tur. Deinde qui in métallo æris morantur, semper oculo-rum sanitate pollent; et quibus ante palpebræ nudatæfuerant, illic convestiuntur. Aura enim, quæ ex æreprocedit, in oculos ineidens, haurit et exsiccat, quodmale induit Unde et Homerus modo EÙrjvopa, modo vûpoitaXaXxèv, bas causas secutus, appellat. Aristoteles vero auc-torest, vulnera, quæ ex æreo mucrone finnt, minus essenoxia, quam ferro, facilinsque curari; quia inest, inquit,æri vis quædam remedialis et siccifica, quam demitlit invulnere. Pari ergo ratione inlixum corpori pecudis, lunarirépugnât liumori.
MAORORE-
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