NOTES SUR MACRORE.
LIVRE I.
Liber prinvus. Indépendamment de la division en7 livres, H. JEstieune a divisé les Saturnales en trois jour-nées, nombre égal à la durée primitive des fêtes saturnales.Cette division, qui n’est que dans les titres, est tout à faitarbitraire, et même en contradiction évidente avec les pa-roles du texte. D’autres éditeurs ont modifié à leur tour,non moins arbitrairement, la division en journées de H.Estienue. On a cru devoir s'en tenir simplement à la divi-sion en livres.
Fit concentus ex disspffjs. De cp passage joint à pnpassage d’Apulée et à un antre de saint Augustin ;De Ci-vitale Dei i,p. 21), on a conclu queles anciens connaissaientla musique à différentes parties ; Perrault a soutenulecon-traire.
A. Albinum. Aulus Postumius Albums fut consul avecL. Lucullus, l’an de Kofpe 603. Il composa des Annales en latin, que Macrobe cjte (Saturnal. n, p. )6). AuréliusVictor cite aussi d’Aulus Albinus un ouvrage : De adventuÆnece(p. 31, edit. Pitisc. Traject. ad Rhenum, 1696,in- 8”). Le mot de Caton sur A. Albinus est aussi racontépar Aulu-Gelie ( Noct. Attic. xi, 8).
Ch, u 1 . i. Cottœ, Leüi, Scipiones. Ce sont des per-sonnages mis en scène dans les dialogues de Cicéron . LeScipion dont il est question ici est le second Africain (Pu-bliîts Ænùlianus), fils de Paul Émile, le même qui pritCarthage etNumance. Lélius est ce Romain surnommé leHaye, qui fut lié d’une amitié si étroite avec le précédentScipion, que Cicéron a cru devoir mettre dans sa bouchel'éloge de cette vertu, dans son traité De l'Amitié. Il futconsul l’an de Rome 612, et fit avec succès la guerre àYirjate. On dit qu’il aida Térence dans la composition deses comédies. Cotta est sans doute ce L. Auréiius quibrillait au forum quand Cicéron était jeune encore, et dontcet orateur fait l’éloge dans ses ouvrages.
Sqcrqte (ta, Pqrmenirfes aqtiquior. Socrate naquitA Athènes j’qn 469 aygnt J. C., lapdis que Parménidefiorjssail vers l’aq 505 avant la même èrp. Ce dernier phi-losophe était natif d’jilée; il fut disciple de Xénophante etd’Anaxinrandie. Lie difs fabtilalus est, dit Macrobe (Sorqrf. Scip. 1. 1, ç. 2). 11 pensait que l’âme est un com-posé de terre et de feu (fd. I. id. c. 14.) 11 avait un sys-tème du monde, qu’il exposa dans un poème dont il nenous reste que quelques fragments, qui ont été réunis dansle recueil intitulé Poesis philosophica d’H. Eslienne (1573,in- 8°), et réunis avec ceux d’Empédocle par Améd. Peyron(Leipzig , 1810, in-8°).
Timœo. On ne sait pas précisément à quelle époqueil faut fixer la naissance et la mort de Timée , mais on saitqu’il fut disciple de Pythagore , qui naquit vers l’an 592avant J. C., et mourut vers l’an 497. Suidas nous apprendque Timée avait écrit la vie de son maître. 11 ne nous resteaujourd'hui du philosophe de Locres qu’un ouvrage inti-tulé De mundi anima et natura. Cet ouvrage a été tra-duiten français par lemarquis d’Argens (Berlin , 1767,in-8")et par Batteux, avec YOcellus Lucanus (Paris , 1768,m-8°).
Cum Protagora . — Il mourut dans un âge avancé,l’an 400 av J. C. Ce philosophe avait |>our patrie Abdère. U
exerça d’abord le métier de portefaix, et devint disciplede Diogène- Ayant, dans un de ses ouvrages, nié l’exis-tence de Dieu , les Athéniens condamnèrent le livre aufeu, et l’auteurau bannissement. ( Platon . in Prolayoram;Diogeu. Laert. 9.)
Quos mullo ante infamis ilia peslilentia Athénien-sibjis absumpserat . Ce fléau éclata à Athènes l’an 430avant J. C. Ce passage est copié dans Athénée (1. v, c. 18) ;Casanbon y propose une leçon d’après laquelle, au lieu delongtemps auparavant, il faudrait traduire, cinq ansauparavant.
Mitti indigitos. C’est ici une locution proverbiale tir éede l'arithmétique digitale, manière de compter en usagedans les premiers temps. Nicéqrque, dans nue épigrammede l’Anthologie grecque, parle d’une femme qui recommen-çait à compter ses années sur la main gauche ; et saintJérôme nous apprend que c’élaient les centaines que l’oncomptait spr cette main, après g voir compté les unités etles dizaines sur la droite. On peut citer, à ce sujet, ce quise di-t à la table de François 1 er , raconté par Biaise deVigenère (Traité des chiffres, Paris , 1586, in-4 0 ) : « On« se mit à louer Auguste, quiavaitcoutume de tenir toujours« dans sa chambre deux grands registres, l’un où était« la recette et l’autre la dépense d’un si vaste empire. Pour« moi, dit le roi, j’ai pareillement deux registres que je ne« quitte ni jour ni nuit; ce sont mes deux mains, dont laa gauche me représente ma recette : le pouce, qui est le« plus ferme des doigts, me figure mon domaine, qui est« aussi ie plus solide et le plus légitime revenu que puisse« avoir un bon prince; ie doigt indice nie marque les aidesv et subsides ; celui du milieu, qui est le (dus long, lesn tailles; celui d’après, les parties casuelles; et enfin le« petit doigt, le sel et les gabelles. La droite me représente« ma dépense en général ; le pouce, l’entretien de ma mai-« son, les traitements des officiers, la grosse et la petite« écurie, et la chambre aux deniers; l’indice, un fonds de« réserve pour les besoins de l’État; celui du milieu, un« fonds pour les années de terre ; le médicinal, ou le qua-n trième doigt, le payement des officiers du royaume« et même de la justice, que je dois administrer gratuite-:< ment à mes sujets; et le petit doigt, u» fonds pour les« armées sur mer. » On trouvera d’amples détails sur l'a-rithmétique digitale, dans le commentaire de Taubuianusur Piaule ( Epidic. Act. l, se. i, V. 50), dans MartiaqusCapella (De Arithmetica, 1. vu), et autres auteurs mention-nés par Gesner dans son Thésaurus, article Digitus.
Ciiap. m. Deprincipio ac divisione civilis diei — Voirsur le commencement et la fin du jour, chez les Romains,et chez les divers peuples dont il est parlé dans ce chapi-tre , outre Aulu-Gelle (1. m, c- 2), dans lequel Macrobe acopié en parlie ce morceau, l’line (Hist. frai. I. n, c. 79, ,Censorin( De die natali, c. 23), Plutarque (Roman ,quœsl.), Isidore ( Origin. 1. v, c. 30).
Primamfacem. Le moment d’allumer les premiers flam-beaux, moment appelé par Tite-Live primee tenebrœ,et par Horace, prima lumina.
Quintum Mtccium jureconsultum. Plusieurs Mu-cius de la famille Quintus Scœvola se sont distingues àRome comme jurisconsultes. M. ScIhbII (Histoire de lalittérature.latine, t. i, p. 184) a donné un tableau gé-