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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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NOTES

Claudius Quadrigarius . Quintus Claudius Quadriga-rius avait écrit des Annales , dont le cinquième livre estcité par Macrobe ( Saturnal. 1. 1 , c. 16). Il vivait du tempsdeSjriia,et ses annales n’étaient pas encore perdues dutemps de Jean de Salisbury , vers la fin du douzièmesiècle. Nonnius cite encore de lui un discours contre Quin-tius Gallus (p. 208, édit, de Paris ,1614, in-8°). On trouveses fragments dans les Fragmenta historica de FulviusUrsinus ( Antverpiœ, 1695,irt-8°, p. 28).

In duodecim Tabulis. Table i r °, loi 3, 2 e chef. Le frag-ment est rapporté un peu différemment par d’autres au-teurs quant aux mots, mais sans variation dans le sens.

Præficini; c’est-à-dire, prœfascino (malgré le sortilè-ge). C'était une formule de conversation que les anciens em-ployaient lorsqu’on les louait en leur présence, ou lorsqu’ilsse louaient eux-mêmes, pour conjurer le sortilège dontils se croyaient menacés.

Pomponius . L. Pomponius Bononiensis est plusieursfois cite et loué par Macrobe , notamment au chap. 4 duix e livre des Saturnales , où il est parlé de sa pièce inti-tulée les Calendes de Mars; et au 9' chap. du mêmelivre, où il est fait mention de sou atellane intitulée lesGaulois Transalpins 11 vivait vers l’an 660 de Rome .Prisciennous a conservé uneépigramme d’un Pomponius ,qu’on croit être le même que celui-ci. Elle a été repro-duite par Burmann ( Anthol. lal., vol. i, p. 672). La Biblio-thèque latine de Fahricius (1. mi, p. 239, édit. d’Ernesti)donne le catalogue des atellanes de Pomponius .

Atellana qum Mcevia inscribitar. On lit dans d’autreséditions Mevia . Les atellanes étaient des farces qu’on jouaità la fin des comédies, pour divertir le peuple. Leur nom estvenu d’Atella, ville de la Campanie, entre Capoue et Naples ,dont les habitants, satiriques et libres dans leurs propos,s’amusaient à jouer des farces, étant masqués. Chez eux lescomédiens n’étaient point rejetés de leur tribu commeinfâmes, ni privés de servir dans les armées.

Cn. Matius. Il fut ami de César, et l’on trouve unelettre de lui sur la mort du dictateur, parmi celles de Cicé-ron , à qui elle est adressée (ad divers, xi, 28). Il avait faitune traduction de l’Iliade. On a recueilli quelques-uns deses Mitniambes, dans ï Anthologie latine de Brunck (vol.I, p. 630).

Die quarto de præteriio dicamus die quarti aulem defaturo. C’est ainsi qu’on dit breve au passé, et brevi aufutur.

Cœlius. Un ancien manuscrit porte Cœcilius. Cæcilius,surnommé Antipater , vécut du temps des Gracques (Val.Max. 1, i, c. 7). Il a écrit des Annales et une histoirede la seconde guerre punique. Nonnius cite les pre-mières; la seconde est citée par Festus, au mot Topper,et par Aullu-Gelle (1. x, c. 24).

Originibus M. Catonis. C’était une histoire romaine ensept livres, que Caton ne termina que quelques jours avantsa mort, comme nous l’apprend Cicéron. Cornélius Népos donne les arguments de chaque livre. Les fragments quinous re-dent de cet ouvrage ont été imprimés à la suitede plusieurs édifions de Salluste-, et à part (Paris , 1588, m-8°), avec les scolies de Riccoboni (Venise , 1568, in-8");avec un commentaire d’Annius de Viterbe (Paris et Wil-temberg, 1612,in 8°). Ce dernier avait publié, dans ses An-tiquitates varice (Rome, 1498), un texte complet des Ori-gine*, qu’ou a reconnu avoirété fabriqué par lui.

Dictatorem Carthaginiensium. Il se nommait Maharbal,au rapport de Tite-Live , qui raconte la même anecdote (I.xxii, c. 51).

Chap. v. Curius, Fabricius, Coruncanius , vel etiamkis ajiliquiores Horatii Ces mêmes paroles qu’Aviénusadresse à Servius se retrouvent dans Aulu-Gelle il. I, c.10), où le philosophe Favorinus les adresse à un jeune

homme amateur du vieux langage. — Le combat des troislloraces est fixé vers l’an de Rome 667 avant J. C. —Curius Dentatus (Marcus Annius), trois fois consul l’an 273avant J. C. — Le plus ancien des Fabricius, c’est Caius,surnommé Luscinus, consul l’an de Rome 490 (282 avantJ- C.), celui qui vainquit les Samnitcs, les Lucanieus etPyrrhus. — Coruncanius (Titus), consul l’an de Rome 472, fut, suivant Cicéron , le premier plébéien qui parvintà Rome au pontificat.

La mère d’Évandre . Elle s’appelait Carmenla ouCarmentis (Carens mente). C’était une prophétesse d’Ar-cadie qui accompagna son fils Évandre en Italie , environ60 ans avant la guerre de Troie. Elle avait un temple àRome près de la porte Carmenta. (Voyez Saturnal. I. i,c. 16.)

De Analogia. Cet ouvrage de C. César, divisé eu deuxlivres et adressé à Cicéron, est aujourd’hui perdu. Pierre deBlois le cite (ep. 101). On croit que c’est celui que Suidas a voulu désigner sous le titre de té^vyi yptx|Ap.avtxp.

Mille ntimmum. Nummus est le nom générique que lesRomains donnaient à leurs diverses monnaies, abstractionfaite de la valeur et de la matière. Néanmoins, par nummusseul ils désignent souvent le petit sesterce ( seslertius),l’une des moindres monnaies des Romains; et le sens dutexte indique suffisamment ici que c’est celui dont il s’agit.Le petit sesterce est évalué à 3 sous 1o deniers ), monnaiede France. Il s’agit au reste, dans ce passage de Cicéron ,d’une statue élevée à Antoine dans la rue de Janus, oùse rassemblaient les prêteurs d’argent.

Varro in seplimo decimo Humanarum. M. TérentiusVarron, qui sera cité fréquemment dans cet ouvrage,naquit à Rome l’an 638 de l’ère romaine, et y mourut àl’âge de 88 ans. 11 avait composé 490 ouvrages, dont deuxseulement ont échappé au temps: De rerustica, et De lin-gua latina. Quelques épigrammes, tirées de ses Imagi-nes ou de ses Satires Minippèes, ont été recueillies parP- Burmann (Anthol. lal., vol 1, p. 21, 30, 55 ).

Lucilius in tertio Satyrarum. 11 avait écrit 30 satires,dont il ne nous reste que des fragments, mais nombreuxet considérables. Ils ont été recueillis et imprimés plusieursfois, avec les notes de F. llousa. C’est inexactement queBoileau a dit, en parlant des poètes satiriques : « Lucile lepremier. » Ennius avait écrit des satires avant Lucilius .

Adportammille, a porta estsexinde Salernum. Ma-nière de parler proverbiale, qu’on peut expliquer par cetteautre phrase de Varron : portam itineri longissimam. Cequi veut dire que, lorsqu’on doit partir pour quelque lieu,l’on perd beaucoup de temps aux préliminaires du départ;mais qu’une fois sorti de la ville, l’on ne tarde pas âgagner le but de son voyage. Celte explication est propo-sée par Turnèbe ( Àdvers. et comment., 1. xxviu, c. 9) ;mais le père Proust, dans l’édition d’Aulu-Gelle ad usumDelpltini (p. 40), interprète ainsi ce passage : » U y amille (pas) de distance jusqu’à la perte, et six (mille)de la porte à Salerne . »

Vnum mille et duo millia. — Voyez dans Aum-Gelle(1. 1, c. 16) la discussion sur le mot mille, que Macrobe y a puisée.

Sexagenarios majores de ponte dejicies. Érasme donne l’explication suivante de ce proverbe latin. 11 futun temps à Rome où les vieillards qui avaient atteint l’âgede 70 ans étaient privés du droit de suffrage et exclusde toute fonction publique , comme étant parvenus à cemoment où la faiblesse de l’âge commande le repos; etvoici quelle est l’origine de cet usage, et du proverbe au-quel il donna lieu. Poui- aller donner son suffrage auchamp de Mars , où se faisaient les élections, il fallaitpasser sur un pont du Tibre , du haut duquel les jeunesgens précipitèrent dans le fleuve les vieillards plus faibles