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qu’eux, pour s’assurer la disposition exclusive des nomi-nations. Cetlc explication est confirmée par Ovide , dansses Fastes; et par Sisinnius Capiton,dans Festus. Ce der-nier lui donne la préférence sur la tradition d’après la-quelle, à la suite de la prise de Rome par les Gaulois, lafamine régnant dans la ville, les jeunes gens auraient pré-cipité dans le Tibre les vieillards âgés de plus de 70 ans.Varron ( De. vitapatrum lib. il) ne volt, dans cetéloignement des emplois publics, qu’un acte de déférenceet un honneur rendu à la vieillesse. Nonnius Marcellus pré-tend que sexagenariosperponlemmittere signifie acqué-rir la popularité par des voies illicites ; sens qui «e refuse àla première explication. On appelait depontani ceux quiétaient parvenus à ret âge du repos politique. (V. Desi-der. Erasmi Opéra; Lugd. Batav., 1702 , 2. vol. in-fol. Chilias. i. Centur. v. proverb. 37, t. ir, p. 196. A.)
Abaco et lalrunculis. Abacus est un mot grec la-tinisé , qui s’applique à diverses tables destinées à por-ter certains Objets. Cicéron et Juvénal l’emploient pourdésigner celte espèce de buffet que les Italiens nommentcredenza, et que nous nommons aujourd’hui dressoir, oùl’on dépose les ustensiles de la table à manger. Perse etMartianusCapella entendent par ce mol une table couvertede sable, sur laquelle on traçait des figures de mathéma-tiques. Dans Pline , abacus est une sorte de siège; dansCielius Rhodiginus, abacus solis est le disque du soleil.Dans la basse latinité, abacus cantorum est le lutrin.Dans Vitruve et dans tous les auteurs qui ont traité del’architecture , abacus est cette table cariée qui recouvrele chapiteau de la colonne. Latrunculi , c’est la dénomi-nation des pièces d’un jeu usité chez les Romains, etqui parait analogue à celui du trictrac.
Musonius, surnommé Rufus. C’était un philosophestoïcien, de l'ordredes chevaliers, qui fut chassé de Rome par Néron, et rappelé par Vespasien ( Tacit., Uist. 1. ni,c. 81 ). Pierre Nieuwland a publié, à Amsterdam , unedissertation sur Musonius. II.y a eu un autre Musonius ,philosophe cynique, et l’ami d’Apollonius deThyane;il en est question dans Eunape . Rien n’indique ici duquelMacrobe veut parler.
Oropi. Ville deBéotie, voisine de l’Euripe et de l’At-tique.
Talentum fere quirgentum. Le talent attique était detrois sortes ; le grand, le petit, le moyen. Lors qu’aucuneexplication n’accompagne le mot talentum, il faut enten-dre le petit, qui équivaut, selon Romé de l’isle (Métro-logie des anciens', Paris , 1789, in-4“, p. 34 ), à 4200 livrestournois. Par conséquent, l’amende-de 500 talents, que du-rent payer les Athéniens, équivaut à 2,000,000 livres-
Carneades ex Acadcmia, Diogenes stoicus, Crilo-laüs peripateticus. L’époque de l’ambassade de Carnéa-des est fixée par Cicéron ( Acad. Quœst., iv. 5 ) à l’an deRome 598. l’ausanias (m Ackaic.) la place à l’an 603. Aulu-Gelle (I. vii, c. 14), au temps de la seconde guerrepunique. Carnéades était de Cyrène , et fut fondateur del’école de philosophie connue sous le nom de nouvelleAcadémie. Pendant son séjour à Rome , il soutint dansdes discours publics le pour et le contre de la même thèse:on le vit poser et saper tour à tour les bases de la mo-rale. La jeunesse romaine courait en foule pour l’entendre.Caton le Censeur , qui en fut instruit, se hâta d’introduiredans le sénat les ambassadeurs d’Athènes , et de les ren-voyer , dans la crainte que, par un plus long séjour, ilsn’exerçassent une funeste influence. Carnéades soute-nait qu’il n’y avait aucune vérité démontrée. Il fut lepère du scepticisme. On dit qu’il mourut à l’âge de 80 ans,la 129" année avaDt J. C. Mais les auteurs varient sur l’é-poque de sa mort. Critolaüs , natif de Panselis, ville deLydie, parait s’être fixé à Rome . Il y enseigna le dogme
d’Aristote sur l’éternité du monde. Pliilon nous a conservéune partie de ses arguments, dans son traité de l’incorrup-tibilité du monde ; et Jean-Benoît Carpzow a publié unedissertation sur ce philosophe (Leipzig , 1743, in-4'’).Diogène, dit le Babylonien, fut disciple de Chrysippe . IImourut à l’âge de 88 ans. Quelques auteurs ont avancéqu’il fut étranglé par ordre d’Antiochus, roi de Syrie ,pour avoir parlé irrévérencieusement dans ses ouvragesde la famille de ce prince.
Cœlius. Dans Aulu-Gelle (1. vin, c. 14) on litCœcilius. Meursius conjecture qu’on doit lire C. Aquilius;d’autres ont proposé C. Acilius.
Chap. vi. Prœtextatus hac die videtur nullus. Cepassage semble uontredire l’opinion généralement reçueque, pendant les Saturnales, les esclaves portaient l’habitde leurs maîtres. Si ces dernieis quittaient leurs habits,c’était sans doute pour être plus libres de se livrer auplaisir. Sénèque (ep. (8) emploie comme synonymes lesdeux expressions, kilarius cœnare, et togam exuere.
Hoc de solo preetextæ habitu usurpaverit. Scrive-rius parle d’une inscription découverte à Rome en 1572,où il est fait mention d’un Ursus Togalus , qui vivaitsous le 3' consulat de l’empereur L. Vérus.
Tullus Hostilius , Hosti füius. Plusieurs écrivains del’antiquité, entre autres Tite Live (1. 1, c. t2), Pline ( Hat. Hist. 1. xvi, c. 5), Plutarqùe ( in Bornul.), Denysd’Halicarnasse ( 1. tri, c. 1 ), font mention d’un HostusHostilius, aïeul du roi Tullus . Cet Hostus mérita que Ro-mulus lui décernât une couronne, pour la vaillance qu’ildéploya en combattant contre les Sabins. C’est sans doutele même dont Macrobe . parle ci-après dans ce même chap.vi, mais qui, selon notre auteur, ne portait pas encore lenom d’Hoslilius, lequel aurait été pour la première loisconféré à son fils, par le motif que Macrobe indique.
Insignia magistratuum Etruscorum. II s’agit icide ce que les Romains appelaient insignia imperii,dont la véritable origine reste à peu près incertaine. A lavérité, la plupart des auteurs, tels que Salluste ( de Bell.Cat. 51), Denys d’Halicarnasse (1. m, c. 61, 62), Stra-bon (liv. v), Tite-Live (1.1, c. 8), Florus (1. 1, c. 5), etPline (Nat. Hist., 1. ix, c. 63 ), enseignent que les insi-gnes des magistrats étaient une coutume prise chez lesÉtrusques. Ils ne sont contredits sur ce point que parÉlien ( Hist. Varice, I. x, c. 22), qui raconte que ce futRomulusqui institua douze licteurs, en mémoire de l’heu-reux augure de douze vautours. Mais, en s’en rapportantau sentiment du plus grand nombre, quel sera celui desrois de Rome qui aura pris cet usage chez les Étrusques-C’est ici que les ailleurs varient plus que jamais entre euxDenys d’Halicarnasse et Florus l’attribuent à Tarquin l’Ancien ; Tite-Live, â Romulus. Pline convient que Romuhn.a porté la Irabée de pourpre ; mais il soutient qu’il estincontestable que c’est Tullus Hostilius qui, après avoirvaincu les Étrusques, porta le premier la Irabée et lelaliclave. Eusèbe (in Olymp. 26) raconte que ce futaussi Tullus qui, le premier, fit porter les faisceaux de-vant lui. Enfin , Macrobe attribue à Tullus Hostilius lagloire d’avoir vaincu les Étrusques; tandis que, d’aprèsle témoignage de Tite-Live et de Denys d’Halicarçiasse,c’est à Tarquin l’Ancien que cet honneur revient.
Lucumonem. Ce nom étrusque signifie prince ou chef.Lorsque Tarquin se fixa à Rome , il donna à son pré-nom la terminaison romaine, et en fit Lucius.
Demarati exsulis Corinthii. Démaratc fut un ri-che citoyen de Corinthe , de la famille de Bacchiadcs. Aprèsque Cypsélus eut usurpé le souverain pouvoir dans sapatrie, il se retira en Italie avec sa famille, et s’établit àTarquinie , dont il prit le nom, l’an 658 avant J. C.