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NOTES
Curulem magislralum. Les magistratures curulesétaient celles de consul, préleur, censeur, et les princi-pales édilités. Ces magistrats avaient le titre de curules,à raison de la structure particulière des cliars (currus)dont ils étaient autorisés à se servir (A. Gril, m, 18); etie siège sur lequel s’asseyaient ces magistrats, au sénatet ailleurs, fut également nommé chaise cttrulc, parcequ’ils ie plaçaient sur leur char.
Quorum parentes equo stipendia justa mentissent.On joignait ordinairement à chaque légion trois centscavaliers, nommés juslus cquitalus ou al ce (Tit.-Liv.,L. 111, 52).
M. Lcelius augur. Cicéron parle de lui {de Nat.Bcor. m, 2). Plusieurs auteurs en ont fait mention commed’un orateur.
Duumviros. .. libros sibyllinos adisse. On appelait lesduumvirs préposés à la garde des livres sibyllins, duum-viri sucrorum, afin de les distinguer des duumviri per-duelüones ou capitales , établis pour juger les crimes detrahison; des duumviri municipales, qui étaient dansles villes municipales ce qu’étaient les consuls à Home ;et des duumviri navales, qui étaient des espèces decommissaires chargés du matériel de i<» marine. Leslivres sibyllins étaient déposés au Capitole, dans uncoffre de bois que l’on tenait caché sous terre. On lesconsultait rarement, et toujours par l'ordre du sénat. Ilfallait pour cela que la république eflt éprouvé quelquefuneste revers, ou fût menacée de quelque grand danger.II était défendu alla duümvirs, sous peine de mort, deles laisser voir à personne; et Valère Maxime nous apprendque le dumnvir M. Allillus tnt puiii du supplice desparricides, c’esl-à-dire cousu dans un sac de cuir et jetéà la mer, pour en avoir laissé prendre une copie pat Pétro-niiis Sabinus. On ne sait pas ce qne sont devenus les livressibyllins ; ceux qui sont parvenus à nous sous ce titre sontévidemment apocryphes. La manière dont ils parient dela venue, des souffrances eide la mort de J. C. lait pré-sumer qu’ils sont l’ouvrage dcqfielquechrêlien du deuxièmesiècle, qui aurait eu recours à cet artilice pour persuaderaux paie ris la fausseté de leur croyance.
Lectistemium. C’était une cérémonie des plussolennelles de la religion des Romains. Elle ne se prati-quait que rarement, et pour quelque grande calamitépublique. On descendait les statues des dieux de leursbases, pour les coucher siir des lits dressés dans leurstemples. On leur mettait des oreillers sous la tôle ; et,dans cetle posture, on leur servait à manger. Tant quedurait le lectislerne, les portes de toutes les maisonsétaient ouvertes jet l’on dressait, au-devant, des tablesque l’on chargeait de mets. Les étrangers étaient logés etnourris gratuitement. L’oil se réconciliait avec ses ennemis,et l’on rendait la liberté aux prisonniers. On peut voirdans Eckel (vol. v, p. 176) des médailles représentant unlectislerne. Le premier lectisterne frit célébré par l’ordredes duumvirs, Lan 335 de ta fondation de Home. (Tite-LIr.,L v, c. 13.)
Palrimis matrimisgue. D’après Feslns, on appelaitainsi ceux dont les parents étaient tous Ie9 deux vivants :tandis qu’on ne donnait que l’une des deux qualificationsaux enfants qui n’avaient plus que l’im ou l’autre de leursparents. Catulle (i, 19) appelle Minette patrima vlrgo;cependant Servies (ad Virgil. G. i, 31 ; Æneid . iv, 104)croit que cette qualification s’appliquait aux enfants nésdes mariages consacrés avec une solennité particulière ,appelée eonfarreatio. Tite-Live (xxxvn, 3) indique eneifet qu’on employait particulièrement les enfants issusde ces mariages dans lès cérémonies religieuses. Certainsprêtres n'étaieivt choisis que parmi eux (Tarit , Ann iv,16), ainsi que les vestales (A. Gell. i, 12.1
Verrius Flaccus . Manuce (ad Cic. i, ep. 20) penseque ce Verrius Fiaccus est le même que Maerobe qualifieàejuris ponlificisperitissimus (Saturnal. 1 . i, c. 15),et que c’est lui qui affranchit le grammairien VerriusFiaccus dont nous avons parlé (note 3 e du chapitre iv).
Quod dii despicerenlur. Despici signifie regarderd’en haut, ou regarder avec mépris. 11 faut taire attentionà ce double sens, qui explique l’incertitude de l’explicationde l’oracle.
Ccenaculo. Onappelaitprimitivementainsilelieuoù l’onsoupait (cœnare). C’était dans la partie supérieure de lamaison (Vsrr. de Ling. Lnt., iv ; 33). DC là on donna cenom à cette partie, oli à l’étage le plus élevé (Tite-Liv.,xxxix, 40).
Quo ordine sécréta sacrorum in area pilent i compo-sita vidlsset. Pour l’inlelligence de ce passage, il faut sa-voir qu’on mettait dans une urne autant de bulletins qu’il yavait de concurrents aux jeux du Cirque. Chaque bulletinétait marqué d’une lettre, et chaque lettre se trouvait surdeux bulletins. Les deux individus qui tiraient la mêmelettre devaient concourir ensemble.
Velari loca ea, qua pompa veherelur. Le jour destinéà célébrer les jeux du cirque, 011 se rendait dès le matinau Capitole. On en sortait avec beaucoup d’appareil, pourtraverser les places el les principales rues de Rome , et serendre enfin dans le cirque, dont le cortège faisait plusieursfois le tour. Ce cortège était composé ries chars qui por-taient les statues des dieux et des grands hommes de larépublique. Venaient ensuite d’autres cliars, sur lesquelsétaient montées les dames romaines qui devaient assisteraux jeux; enlin, les chars des concurrents, distinguéspar des couleurs diverses, fermaient la marche.
Hersilia. Elle fui femme d’ffostus, compagnon deRomulus ; mère d’Hostus Hoslilius (V. la note 3 e duprésent chapitre), et aïeule de Tullus Hoslilius, 3 e roide Rome. Les Romains l’adorèrent après sa mort sous lenom d’Ora (Tite-Liv., i, 11 ; Ovid., Metam. xiv, v. 832).
Mater Papiriipueri. L’anecdote de Papirius est copiée,à peu de chose près, dans Aiilu-Gelle (I. 1 , c. 23). Elle afourni le sujet de quelques pièces de théâtre.
Scipio. Bâton (Tite-Live ), du grec oxi7cmv; racines’appuyer sur.
A Servilio Servilianus. Des éditions anciennes portent :a Servio Servillamts; on ne trouve Servilio que dansl’édition anonyme de-1607, tandis que les manuscri(s,elles éditions d’Arnold de Wesel, de Jean Andréas, deCamérarius , d’F.stienne et de Pontanus, donnent foutesServio, ce qui est certainement une erreur, ou de l'auteur,oü du copiste. D’abord, il ne parait pas qu’il ait existé àRome de famille Servia; en outre, Servilianus ne sedéduit pas régulièrement de ServiUs .
Scrophœ cognomenlum ded'.t. Varroh (de lie rust ., I.11 , c. 4) raconte d’une autre manière l’origine de ce sur-nom. Il dit que le préteur de la province macédonienneavait laissé le questeur Tremellius â la télé de 1 armée,et que celui-ci se voyant attaqué subitement par 1 ennemi,exhorta ses soldats à prendre les armes et à le repousser,en disant qu’ils le verraient fuir aussi promptement quedes cochons devant une truie qui allaite (scropha).
Ciup . vu. Vestris misccbo secretis. En considérant ladouble signification de la phrase, en même temps que lecaractère cynique qui vient d’étre attribué à Évangelus, etl’émotion que ses paroles provoquent dans l’assemblée,Zcune croit y apercevoir «ne amphibologie obscène.
Rivos deducere nulla religio prohibet (Georg. l. i,v. 209 et 272). Voyez ci-après I. 111, c. 3. Dans ccsecoudpassage, Festus, cité par Maerobe, donne évidemment aux