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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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SUR MACROBK.

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expressions (Je Virgile, ri vos deducere, le sens decurèrles Jossés, tandis que, dans celui-ci, il parait rationnel d'at-tribuer à la même expression le sens d’orivrir les rigolesdes prés.

jYec ab Home.ro sine nota, lliad. I. u, v. 408, et sniv.,taudis qu’Agamemnon invite à sa table les autres chefsde l’armée, Ménélas , son frère, vient s'y asseoir sponta-nément.

Cutn satyris Menippeis. G’est le nom qu’on a donné àtoutes les satires composées sur le modèle de celles duphilosophe grec Ménippus . Elles étaient en prose, et envers de différentes mesures. Nous avons en français unesatire Ménippée, f(tii fut composée contre les ligueurs,en 1593. Voir sur les satires Ménîppées de Varron , Is.Casanbon, t)e Jof. poés. 1. n, c. 2.

Pomœrium, c’est-à-dire : post murum inlus et extra.Cet espace était sacré, tout comme les murailles de la ville.(Titc-Liv., i, 44).

Nec ipsum Serapim receperuntinarcana lemplorum.On ne doit point s’étonner, comme l’ont fait quelquesauteurs, si Hérodote , qui est entré dans les plus grandsdétails sur la religion des Égyptiens, n’a point fait mentionde Sérapis , puisque Mac-robe nous apprend que ce dieuétait étranger à leur religion, et qu’il y (ut introduit parles Ptolémées , qui apportèrent son culte de la ville récented’Alexandrie. Voyez Pausanias (I. i, e. 18; et 1. it, c.34),Tacite (1. iv, c. 83),- et Macrobe ( Saturn. 1. 1 , c. 20).

Itegionem islam, quœ nune vocatur Italia. Lesauteurs varient sur l’origine dè ce mmi. Les uns, et Var-ron est de te nombre, le font dériver de la quantité et dela belle qualité des bœufs (efi grec ancien IxaXoi) que l’Italie produit. Caton, dans ses Origines, prétend qu’Hercule , àson retour d’Espagne , y perdit un veau; et que e’est cequi la lit nommer Vilalia, d’où par corruption l’on auraitformé Italia. Mais Servius (ad Æneid . I. i, v. 530), etDenys d’Halicarnasse (Hat. Ant. 1. i, c. 35), prétendent(et cette opinion est la plus généralement reçue) quel'Italie a pris son nom d’ttalus, prince d’Arcadie, selonles uns, selon d’autres originaire d’ibérie, qui vints'établir dans ce pays. Italus est surnommé Kiliin ; surquoi Bochard remarque que ce mot en langue celtiquesignifie caché, ce qui est aussi la signification du motLatium. L’Italie a reçu encore plusieurs autres noms, tels(pie Saturnie, Œnotrie, Hespérie, Ausonie, Tyrrhénie,etc., outre celui de Camésène, donné ci-après par MaèrObe.

HyginuS. Grammairien latin, espagnol de nation,et selon d’autres nalif d’Alexandrie , d’où il aurait étéamené à Borne par César, dont il adopta les prénoms,Calas Julius- Il existe sous son nom un recueil de 277fables prises' de la mythologie, mais dans lesquelles onreconnaît un écrivain du iv” siècle , qui savait assez malle grec. On lui a encore attribué à tort une astronomiepoétique, en prose et en quatre livres. Macrobe cite de luiun traité Des dieux pénates un autre De proprie-taie verborum ( Saturn. , i. ru, c. 8), un ouvrage surles villes d’Italie , et des commentaires sur Yirgile. Ontrouve ie catalogue des ouvrages perdus d’Hygin , dansVossins ( de Hlst. lat. 20 ), et dans VIndex des auteurscités par Pline , édition du P. Hardouin.

Camese. Je ne discuterai point, avec quelques an-ciens commentateurs, si Camèse, ou Chamèse, est lemême que Chain, fils de Noé; et Janus , le même que Ja-pliet, autre fils du patriarche. Je me contenterai de remar-quer que Macrobe, en faisant Janus originaire d’Italie ,comme Camèse, est en opposition avec Aurélius Victor ,qui prétend que Janus était fils d Apollon , et fut adoptépar Xutlius, roi d’Athènes , et que, peu satisfait du trônede son père, il aborda en Italie , et y construisit, sur une

1 hantcnf, nnè ville <pi’il appela de son nom Jamcifle. Dfâ-con de Corcyrê, dans Athénée (I. xv, c. 13), soutiéitqné Camèse, ou plutôt Camlse, n’était point le frèrê deJanus , mais tout à la fois sa soeur et son épousé.

Quod proculdubio ad pntdentiam regis sbllcrtlafn-que referenditm est . Zeùnè, dans sès observations surMacrobe , trouve plus vraisemblable l’opinion dé eeùxqui pensent que le doublé visage que les poètes et les an-ciennes médailles donnent à Janus , vient dé ce qu’il par-tagea paisiblement le trône avec Saturne ; en sorte que,de ces deux figures qu’on voit à la même tête, l’une seraitcelle de Janus , et l’autre celle de Saturne.

Divinitatis scilicet aptissimœ comités. Au lieu dedivinitatis, un manuscrit anglais , cité par Pontanus, por-tait divitiarum (fidèles compagnes des richesses). An-tevorta et Postvorta étaient honorées comme les conseil-lères de la prudence, présidant aux événemcns passés etfuturs. Elles étaient encore spécialement invoquées parlesfemmes en travail d’enfant.

Ex una quidem parte sùi capitis effigies, ex altéravero navis exprimeretur. On trouve dans le Floresde Beger ( Tractat. de Rom. origin., p. 3) une médailledu consul M. Bæbius,offrant d’un côté une effigie à deuxvisages, et de l’autre trois vaisseaux.

Cum pueri denaribs in sublime jaclantes. Ce pas-sage doit être remarqué, parce qu’on A essayé d’en con-clure que Maerobè donne le nom de denier à la mon-naie de cuivre qu’il vient de dire que Janus fut le premierà: faire marquer d’un signe. Or, excepté quelques auteursde la basse latinité, on ne voit pas que les Romains aientconnu d’autre denier que le denier d’or et le denier d’ar-gent. Ce passage a été discuté, et contradictoirement expli-qué par MM. Letronne et Garnier ( Mémoires sur tavaleur des monnaies de compte chez les peuples del’antiquité, par M. Germain Garnier ; Paiis, fS17,in-4°; Considérations sur l’évaluati n des monnaiesgrecques et romaines, par M. Letronne; Paris , 18(3,in 4°).

Saturnia. Æneid . 1. vm, v. 358. M. Mùnter ( De oc-culto urbis Romœ nomine dissertalio, Hafniœ, 1811,in 4°) conjecture que Saturnia était le nom mystérieuxde Rome. Varron ( De ling. Idt. iv, 7 ) dit que cette villeétait située sur le mont Tarpéien. Denys d’Halicarnasse (1. i, c. 34; et 1. il, c. i ) fait mention des deux villesPallanleum et Saturnia, et dit que l’une était situéesur le mont Palatin , et l’autre sur le mont Capitolin. Cf. Mi-nut. Félix, c. 22, et Oellarius/GeopropÀ. anliq., vol. i,p. G32.

Cui'Jalcem, insigne messis. On trouve dans LaurentBeger ( ad Flor. tract, de Rom. origin.; p. 4 ) une pierregravée, représentant une statue munie d’une faux, etplacée sur un autel fait eu forme de colonne. Ün agricul-teur lui offre des épis, dans l'attitude de la supplication.La burette des sacrifices est figurée à côté, ainsi qu’unarbre indiquant le service que Saturne rendit à l’agricul-ture par l’introduction de la greffe.

Cyrenenses. Cyrène était une ville de la Libye quireçut le nom de la mère d’Aristée. Elle était située dansune plaine, à environ 11 milles de la mer, et devint la ca-pitale du pays appelé Pentapole. Elle fut bâtie par Battus,670 avant J. C., et léguée aux Romains par Ptolomée Ap-pion, roi de la Cyrénaïque, l’an 97 avant J. C. ( Voy. Hé-rodote (1. m, c. 4), Pausanias (1. x, c. 13), Strabon (I. xvu ), et Pomponius Mêla (1. i, c. 8 J.

Stercutum. Des manuscrits portent Slergutium, maisl’on sait qu’on a souvent employé le g pour le c. Lesauteurs varient beaucoup sur ce personnage et sur la ma-nière d’écrire son nom. Lactance ( De divin, hist. 1 .1 , c.