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NOTES
»') fait mention d’un Stercutus différent de Saturne , etqui inventa le premier l’art de fumer la terre. On trouvedans les manuscrits Sterculus, Slerculius, Stercutius,Sterculinus, Stercullius et Stercus. Ces variations serencontrent dans Tertullien (Apolog. 25), et dans saintAugustin (De civit. Dei, I. xvm, c. 15). Pline ( Hist. Nat-1. xvu, c. 9 ) lui donne la qualité de roi d’Italie et de filsde Faunus ; et saint Isidore ( Orig. 1. xvu, c. t) nous ap-prend que Picus lui éleva un autel à Rome .
Occupato édita colle. Denys d’Haiicarnasse (I. i,c. 34) prétend que c’est celle qu’on a depuis appelée Capi-tole.
Accepere responsum. Deny3 d’Halicarnasse( Ant.Rom .
1. i, c. 19. edit. Reiske. ) nous a conservé aussi le textede cet oracle de Dodone , en nous apprenant que les pa-roles en étaient gravées sur un trépied dans le temple deJupiter. On le trouve encore dans Étienne de Byzance ,au mot Aborigènes ; et Lactance ( de div. hist ., 1. 1 , c 21 )en rapporte les derniers vers d’après Varron , avec le mot.KpoviSp (Saturne ) au lieu de ÆSij ( le dieu des enfers. ).
’ASopiyevIwv. Les opinions dessavants ont beaucoup va-rié sur l’origine obscure et sur l’étymologie du nom de cepeuple, l’on des premiers certainement qui aient habitél’Italie. Aurélius Victor prétend qu’Aborigène est un motcorrompu de Aberrigenes ( errants , vagabonds ). St. Jé-rôme et Denys d’Halicarnasse croient qu’Aborigenes estsyncopé de absque origine ( sans origine ), ou des motsétrusques ab (père ) ori ( caverne ), et du grec yevo? ( race ),ce qui fait « race de la caverne. » Les uns font venir lesAborigènes de la terre de Chanaan, d’autres de la Scythie,d’autres enfin de l’Arcadie, sous la conduite d’CEnotrus,fils de Lycaon. Il parait certain que c’est dans les contréesconnues sous le nom de Latium qu’ils vinrent s’établir.
Adès ou Haïdes est le nom grec de Pluton . Les poètesle prennent souvent pour l’enfer même. Les Phéniciens,qui faisaient dériver le nom de ce dieu d’un mol de leurlangue signifiant peste ou mort, plaçaient son séjour surles côtes de la Baltique , où ils faisaient un grand commerce,et cela pour en éloigner les Grecs superstitieux. Ceux qui, 'tels qu’Héraclée de Milet, ont cherché un sens historiquedans les fables, veulent qu’Adès soit le nom de celui quiintroduisit le premier la doctrine des peines après le trépas.Ceux qui ne voient dans les fables de la Grèce rien autrechose que son antique langage mis en action, ont prétenduqu’Adès signifiait le tombeau. Banier ( Mythol. expli-quée , t. 1) rapporte cetle dernière opinion d’après Bergier ;et, selon lui, si l’on avait donné à Adès pour père Chronos,dont le nom signilie quelquefois creux , el pour mère Rhée( la terre ), c’est parce qu’un tombeau est un creux ou ex-cavation dans la terre.
Lacu Culyliensi. L’édition de Cologne porte Cutu-liensium, et en marge Cutiliœ. Denys d’Halicarnasse (Ant. 1. 1, c. 19, p. 50, édit. Reisk) s’en tient cons-tamment ù l’orthographe du texte de l’oracle, kolyla.Pline (1. m, c. 12 ; 1. xxxi, c. 2) et Tite-Live (1. vi, c. 11 )parlent d’une ville de Cutilium, située dans le pays des Sabins, près d’un lac sur lequel était une lie flottante, etdont les eaux étaient extrêmement froides. (Voy. Nonnius,
1- m, c. 25.)
Diii. On l’appelait quelquefois Disputer, et par syn-cope Dispiter. C’est sous ce nom qu’il est invoqué dansla formule d’évocation qui se trouve au chap. 9 du liv. mdes Saturnales. Macrobe , dans le 12 e chap. du i" livredu Commentaire sur le Songe de Scipion, nous apprendque, selon Pythagore , l’empire de Dis s’étendait jusqu’àcette partie du ciel que les anciens désignaient sous lenom de cercle lacté, et au-dessus de laquelle commen-çait l’empire des dieux du ciel. Ce dieu était connu des
Gaulois, qui croyaient descendre de lui. Souvent on dési-gne, sous le nom de Dis, Plutus , le dieu des richesses. Uest encore fait mention du culte de Dis, au 16 e chap.du présent livre des Saturnales.
Herculem ferunt.... per Italiam revertenlem. Lamême chose est racontée au long par Tite-Live (1. i, c. 7)et par Denys d'Halicarnasse ( Antiq. 1. 1 , c. 39 et suiv. ).
Pueri maclarenlur maniœ deœ matri Larum. C’estpour cela sans doute qu’un ancien scoliaste de Persenous apprend qu’on se servait du nom des Lares pour fairepeur aux enfants.
Effigies manice suspensœ. Festus nous apprend ( 1.xiv ) qu’on suspendait devant la porte des maisons desmannequins d’homme et de femme en laine pour les per-sonnes libres, et de simples pelottes pour les esclaves.On les dévouait à Mania et aux Lares, afin qu’ils épar-gnassent les vivants.
L. Accius. L. Accius , ou Atlius, était fils d’un af-franchi. H naquit, selon St. Jérôme, l’an de Rome 584, etmourut fan 667. Outre ses Annales, il composa un grandnombre de tragédies, qui furent, avec celles de Pacuvius ,les premières représentées publiquement, par ordre desédiles. Les fragments qui nous en restent ont été recueillispar Robert Estienne, Delrion et Scriverius . Elles sont tou-tes tirées de l’histoire grecque, à l’exception de celle deBrutus ou l’Expulsion des Tarquins. Voici les titres decelles qui sont citées par Macrobe : Philoctète , le Juge-ment des armes (d’Achille ), lélèphe, Antigone, lesBacchantes, les Pélopides, Andromède. Il nous resteaussi les titres de deux comédies d’Accius , le Mariageel le Marchand. Les critiques anciens s’accordentà dire que l’élévation et la vigueur formaient le principalcaractère du style d’Accius , empreint d’ailleurs de larudesse et de l’inélégance d’une langue encore peu for-mée.
Chap. viu. Fanum Saturno ex volo consecravisse.Denys d’Halicarnasse (Ant. Rom. 1. ii, c. 5C) raconteque le roi des Sabins, TitusTatius, que Romulus associaà son pouvoir, bâtit à Rome plusieurs temples, entre au-tres un consacré à Saturne. L’Italie en avait déjà élevéplusieurs à ce dieu avant la fondation de Rome , commeon peut le voir dans le même auteur (I. i, c. 24; et I. vi,c. 1).
Salurnalia tune primum Romœ instituta. Voiciun passage de Tite-Live (1. u, c. 21) qui contredit l’as-sertion de Macrobe : « Consules Q. Clælius et T. Lartius,« inde Q. Sempronius et M. Minutius (a. u. c. 256-7).a His consnlibus ædes Saturno dedicata. Saturualia insti-« tutus festus dies. » •
Gellius. Il ne s’agit point ici d'Aulu-Gelle , mais d’unannaliste romain qui est encore nommé au chapitre 16du présent livre. (Voy. Aul. Gell. , 1. viii, c. 13; 1. xm , c.2 t; 1. xvm, c. 12; et Censorin , De die natal., c. 17 .). Oncroit que Gellius vivait au commencement du vu” sièclede Rome . Un des grammairiens de la collection de ÉliePutsch cite le 97" livre des Annales dé Gellius. On eutrouve les fragments dans les Fragmenta hisloricorumde Fulvius Ursinus (Antuerpice, 1495, p. 33).
L. Furlum tribunum militum. Il lut le collègue deCamille dans cette charge, et fit avec distinction la guerrecontre les Toscans.
Senaculum. On a proposé de lire : senatulum.
Ædem Salurni cerarium Romani esse voluerunt.Cyprien (De idolor. vanitat .) eu donne une autre raison.Il dit que c’est parce que Saturne fut le premier qui in-troduisit en Italie l’usage de frapper les monnaies. Unscoliaste de Perse prétend que c’était dans le temple de