SU U MACROBE.
Saturne qu’on faisait cette operation. (Voy. Onufrius,in Urbe Roma, regione vin, forum Komanutn).
Nec signaresolum. Géorg., 1. 1 , v. 126.
Apollodorus . Il vivait environ un siècle et demi avantJ. C. II naquit à Athènes , et fut disciple de Pauétius,philosophe de Rhodes . II avait écrit un commentaire surle catalogue des vaisseaux d’IIomère, et une chroniqueen vers ïambiques. Il nous reste sous son nom un ou-vrage intitulé Bibliothèque, qui contient l'histoire desdieux et l’histoire héroïque, jusqu’au retour des Héracli -des dans le Péloponnèse . On pense que cet ouvrage n’estqu’un abrégé ou extrait de ceux d’Apoilodore. On doit àfeu M. Clavier une bonne édition de la Bibliothèqued’Apollodore, accompagnée d’une traduction française etde notes savantes.
Beos lancos pedes habere. Plutarque (in Proble-mat.) prétend que ce proverbe signifie que les dieux sontlents à punir le crime; et Lucien, en racontant aussi queSaturne a les pieds liés, croit en trouvèr l’explication dansle mouvement lent de l’astre qui porte son nom, et dansson extrême éloignement de la terre. (Voy. Erasm.,Adag. Phurnutus. De Nat. üeorum. 7, et,Sali us t., l)e,Diis et mundo, c. 4).
Âbscidissc Cceli patris pudenda. Voici l’histoire deCœlus, d’après Hérodote. Il était fils et époux de la Terre ,dont il eut Saturne , l’Océan, Hypérion, Rliée, et les Ti-tans , au nombre de 44. Craignant de si redoutables en-fants, il les tint étroitement renfermés; mais leur mèreleur donna la liberté, et les arma d’un fer tranchant, aveclequel Saturne mutila son père. Du sang qui sortit de laplaie naquirent les Géants, les Furies, et les Nymphes,ainsi que Vénus.
Cum chaos esset. Macrobe traite plus longuementet plus philosophiquement la question de l’origine dumonde selon les anciens, au 10’chapitre du u” livre deson Commentaire sur le songe deScipion.
Xpôvoç. Denys d’Halicarnasse (Ant ., 1. i, c. 38) ditque les Grecs écrivaient Xpovo;, et les Romains Kpôvoi;.
Sathimus. Un ancien ms. porte Saturnum; Meursiusprétend que la véritable leçon est Sathurnum. L’édit, deCologne donne Sathumnum.
Sathimnos. Un ancien ms. porte Sathunos; Meur-sius corrige Sathyros; l’édit, de Cologne porte Sathu-nos.
Crup. ix. Qui Deus Janus. Ce chapitre se trouvetraduit presque en entier dans la Mythologie comparéeavec l'histoire, par Bannier (t. n, p. 103, édit, de Paris ,1738, 3 vol. in-4°).
Xénon. On connaît plusieurs philosophes ou rhé-teurs du nom de Xénon , ou Zénon . Rien n’indique quelest celui dont Macrobe veut parler ici.
Nigidius. Nigidius Figulus , philosophe pythagoricienet sénateur romain, fut l’ami de Cicéron et le partisande Pompée , ce qui le fit bannir par le vainqueur. Il mou-rut dans son exil, suivant Eusèbe , pendant la 184 e olym-piade. Varron dit qu il reçut le nom de Figulus (potier),parce que quelqu’un lui ayant demandé pourquoi deuxindividus venus au monde au même instant éprouvaientsouvent un sort si différent, il chercha A expliquer cecipar une comparaison tirée de la roue du potier. Les écritsdes anciens attestent fréquemment la haute opinion qu’onavait du savoir de Nigidius. Macrobe (Sat ., 1. m, c. 4 )l’appelle homo omnium bonarum artium disciplinisegregius. Il cite de lui les ouvrages suivants : dix-neuf li-vres, de Diis (Sat ., 1. ni, c. 4); un traité deExtis (id.1. vi, c. 9). Nigidius avait encore écrit : trente livres surla grammaire, sous le titre de Commentant; un traité
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des animaux, en quatre livres ; un autre sur le vent;un système d’astrologie, ou théorie de l’art de la divina-tion , auquel il s’était beaucoup adonné. Un morceau surle tonnerre existe en grec, d’après la traduction de JeanLydus , qui l’a inséré dans son traité des prodiges. M.de Burigny a recueilli tout ce que nous savons sur Nigi-dius, dans un mémoire inséré dans Y Histoire de l’Aca-démie des inscriptions et belles-lettres (t. xxix, p.190).
0'jpxîo;, racine 8ûpa, porte. C’est dans le même sensqu’Apollon est appelé, dansSophocle, itpoovomîpio; (Elec-tre, v. 640.).
Ayuisùç, racine àyucà, rue (Horal. Lu, Od. G). Ontrouve aussi Apollon désigné sous ce nom, dans le dis-cours de Démosthène contre Midias. Hesychius appelleainsi un autel en forme de colonne, qu’on plaçait devantla porte des maisons. Apollon est dit ailleurs Agyleus.
Insacrificiisprœfationemmeruisseperpetuam.Janas,interrogé dans Ovide pourquoi l’on commence toujours lessacrifices par lui offrir de l’encens et du vin, répond :
Ut per me possis aditum, qui luminaservo ,
Ad quascumque votes, inquit, habere deos.
(Fast.l. i, v. 173.)
Manu dextera trecentorum et sinistra sexagintaet quinque numerum retinens. On fait une objection re-lativement à ce passage. Ce fut Numa qui éleva la statuede Janus , dont il est question ici. Or, de sou temps, on nedivisait l’année qu’eu trois cent cinquante-cinq jours.C’est donc par erreur que Macrobe , ou son copiste, aécrit trois cent soixante-cinq au lieu de trois cent cinquante-cinq, comme Ta très-bien écrit Pline (Nat. Hist., I.xxxiv,c. 7). A cela on peut répondre qu’il est très-probableque les statues de Janus , fabriquées depuis la réformedu calendrier par César, durent subir, dans la dispositionde leurs doigts, un changement analogue au nombre dejours attribués à Tannée par cette réforme. Macrobe , enécrivant, aura songé à quelqu’une de ces nouvelles sta-tues ; tandis que Pline aura eu sous les yeux une des sta-tues antérieures à la réforme du calendrier. Voici la des-cription des deux mains de la statue de Janus , telle qu’elleest dans Pline : « La droite marquait lenombre trois cents.« Le pouce et l’index étaient allongés, et les trois autrest doigts recourbés sur la paume de la main. Les doigtsa de la main gauche marquaient le nombre cinquante-cinq,a Le pouce et le doigt du milieu étaient repliés en de-a dans, et les trois autres étaient allongés. » (V. not. 6du chap. I" du liv. r r des Saturnales , sur l’arithmé-tique digitale).
Corniftcius, Elymorum libro tertio. Macrobe citeencore de Cornificius une pièce de théâtre intituléeGlaucus (Sat., 1. vi, c. 5). Cornificius fut l’ami deCicéron , et son collègue dans les fonctions d’augure. Onlui a attribué les livres de la Rhétorique h Herennius ;mais le savant éditeur des œuvres de Rhétorique de Cicé-ron , M. Schütz, a réfuté cette opinion.
Cicero . — De Natur. deor. Lit, c. 7.
Gavius Bossus. Aulu-Gelle et Laclance citent cetécrivain, et l’appellent tantôt Gavius, tantôt Gabius,et tantôt Caïus. Il vivait sous le règne de Trajan , et futgouverneur de la province de Pont. D’un autre côté, Aulu-Gelle (1. ni, cap. 9) dit que Gavius Bassus raconte lui-même, dans un de ses ouvrages, qu’il avait vu un chevaltrès-remarquable, lequel avait appartenu à Dolabella etàCassius, qui vivaient un siècle et demi avant Trajan .D’où il semble qu’il faudrait conclure qu’il exista plusieursécrivains du nom de Bassus, entre lesquels on pourraitrépartir les prénoms de Gavius, Gabius et Caïus. Lesauteurs anciens citent de Bassus un poème sur les