426
NOTES
mètres, don! on trouve un fragment d’une authenticitédouteuse dans les Grammalici veteres de Putsch ( p.2663). Macrobe cite encore de lui un livre De significa-tione verborum ( Sat., 1. n, c. 14 ) qu’Aulu-Gelle intituleDe origine verborum et vocabutorum.
Saliorum antiquissimis carminibus. On attri-buait la composition de ces chants à Nu ma : saliare Nu-mœ carmen (Horat., Ep. n, i, 86; Tacit., Ann. 1. n, 83).A peine pouvaient-ils être compris au temps d’Horace(ibid. ),même parles prêtres (Quintil., i. 6,40). Festusappelle ces vers axamenta, vel assamenta, parce qu’ilsétaient écrits sur des tablettes. Les Salions étaient les prê-tres de Mars, au nombre de 12, institués par N'uma.On leur donnait ce nom, parce que dans certaines fêtesils parcouraient la ville en dansant : a saltu nomina du-cunt. (Ovid., Fait, ni, 387; Virgil., Æneid . vin; Varr.,iv, 15.)
M. Messala . — Collègue dans le consulat de Cn. Do-mitius, l’an de Home 700. Il avait composé plu-sieurs ouvrages; entre autres des Discours et des Décla-mations, dont Quintilien loue l’élégance, et le plan. II nenous reste aucun de ses écrits. L’opuscule intitulé : Deprogenie Augusti, imprimé pour la première fois en 1540et qu’on a voulu lui attribuer, est reconnu pour supposé.
Varro , libro quinto rerum divinarum. Le traité Deschoses divines de Varron ne nous est point parvenu. Il ledédia, au rapport de Lactance (1. i, c. 6 ), à C. César, sou-verain pontife.
Tatio■ Titus Tatins était roi des Cures ou Sahins.Après la conclusion de la paix, il partagea pendant sixans le souverain pouvoir avec Romulus , et fut assassinéà Lanuvium , l’an 742 avant J. C. Selon quelques auteurs,son collègue ne fut pas étranger à ce meurtre (Tit. Liv.,1. 1 , c. 10; Flor.,1. i, c. 1).
Chap. x. Sexto decimo ccepta celebrari. Ceci estconfirmé par un calendrier rustique, cité par le P. Har-douin (ad Plin. six, 34), d’après Gruter.
Novins, on Nonius. II vivait sous la dictature deSylla . On trouve le catalogne de ses pièces dans la Biblio-thèque latine deFabrlciils (I. In, p. 264, edit. Ernest.),d’après une dissertation de Christophe Wase ( Oxon.,1685, <«-4“).
Memmius. Meursius lit Mummius . Cn Caius ouGains Memmius est cité par Servies ( ad Æneid., I. i, v.165 , edit. Burmann. ) comme auteur d’un poème intituléDe triumpko Luculli, en quatre livres. Il est nommépar Aulu-Gelle (1. xix, cap. 9)et par Donat. (vit. Terent.).Ce dernier lui donne le prénom de Quinlus, et lui attri-bue une Oratiopro se. Si c’est à ce même Memmius queLucrèce dédia son poème, on peut ajouter, d’après Cicé-ron ( in Brut. ), qu’il était chevalier romain, qu’il lut suc-cessivement tribun du peuple, préteur et gouverneurdu Bithynie , et qu’accusé de concussion dans sa pro-vince, il fut exilé par César. Cicéron avait entrepris de ledéfendre.
Mallius. — Flavius Mallius Théodorus était contem-porain de Macrobe , puisqu'il fut consul sous le règned’Arcadius , l’an 399 de J. C. il nous reste de lui un livreDe metris, dont la première édition fut publiée en 1755,in-4°, d’après un manuscrit de la Bibliothèque deWolfenbuttel , parles soins de Jacques-Fréd. Hensinger,qui en donna une seconde édition à Leyde , ( 1766, in-8"),revue sur le même manuscrit. Saumaise , dans la préfacede son édition d’Ampélius (Leyde , 1636 et 1655,in-12),dit qu’il existe dans les bibliothèques un autre ouvrage deMallius, sur la nature des choses, les causes naturelles,les astres y etc. 11 parait que le manuscrit de eet ouvrages’est égaré depuis.
Fenestella. Lucius Fenestella mourut à Cumes , àl’âge de 70 ans, la dernière année du règne de Tibère (Plin., Nat. Hist., I. xxxni, c. 2). Il nous reste quel-ques fragments de ses Histoires. St. Jérôme le cite commepoète. Son nom a été emprunté pour une fraude littéraire.André-Dominique Fiocco, ou Fiocchi (en latin Eloccus),chanoine florentin, mort en 1542, publia sous son nomun ouvrage intitulé De sacerdotiis et magislratibusRomanorum libri duo, qui parut pour la première loissans date ni nom de lieu , in-4°, puis à Milan , 1477 , petitin-4°. Jules Wistsius, jurisconsulte de Bruges , fut le pre-mier qui le publia sous le nom de son véritable auteur(Anvers , 1561 , in-8°). On l’a réimprimé depuis un grandnoriïbrè de fois.
Liciniam virginem ut causam dicerel jussam. Ontrouve une vestale de ce nom condamnée à mort sous lerègne de Trajan , pour avoir violé le vœu de chasteté.
Divé Angeroniœ. Angeronia , ou, comme l’écritailleurs Macrobe (Saturn., I. m, c. 9), Angerona ; ou,selon Scaliger (ad Varr.), Angenora (qui ferme la bou-che) , était, d’après un scoliasle, la déesse du conseil etde l'occasion, et, selon l’opinion la plus commune, ladéesse du silence et du secret. Elle n’avait point de tem-ple particulier, mais sa statue était placée dans relui dela déesse Yolupia. Celle-ci était représentée sous la formed’une jeune et belle femme élégamment vêtue, assise surun trône, et ayant la Vertu à ses pieds. Par cette dernièrecirconstance, il est aisé de juger qu’elle élait la déesse desplaisirs honnêtes. (Voy. Cic., de Nat. Dcor., I. n, c. 25;et St. Aug., de civil. Del. iv, c. 8.)
Bello Anliochi Æmilius Régi!lus praitor. II rem-porta une victoire navale sur les généraux de ce roi, etobtint les honneurs du triomphe.
Larentinalia. Les auteurs varient et sur l’originede ces fêtes, et sur la manière d’écrire leur nom. Les unsécrivent par une diphthongue ( Laurentia) le nom de celleen l’honneur de qui elles furent instituées; tels que Pline (Nat. Hist. 1. xvm, c. 2), Varron (De llng. lat., c. 5),et Denysd’Halicarnasse (Ant., I. i, e. 84 et 87, suivant laleçon reçue). D’autres, tels que Tilc-Livc (I. i, c. 4),Ovide (Fast., 1. ni, c. 55), Aulu-Gelle (I. vi, c. 7),Lactance (1. i, c. 20), Minucius Félix (I. v, c. 9); etPlutarque (in Romul.), écrivent tjirenlia par un a sim-ple. D’où il suit une première différence dans la manièred’écrire le nom des fêtes qui lui sont consacrées. Mais lesvariations ne se bornent pas là. Outre Larentinalia ouLaurentinalia, on trouve encore Laurenlllinalia, Lau-rentalia et Larentàlia. Cetle dernière orthographe estindiquée comme préférable, soit par les règles de l’analo-gie, soit par celles du mètre, dans Ovide (Fast. m, 55).
Ædiluum. Aulu-Gelle appelle ces serviteurs des prê-tres œdilumnl (xit, 6) : ils étaient chargés de prendresoin des temples et dé ce qu’ils contenaient. Une femmeremplissait des fondions analogues dans les temples desdivinités femelles, et s’appelait œditua. Dans les ailleursecclésiastiques, œdiluus a été employé pour désigner lesclercs de l’ordre des portiers.
Tesseris provocasse. La tessère des anciens élait àpeu inès la même chose que notre dé à jouer. Le motlatin vient du grec sioaafes (quatre), nom qu’on a donnéà cet instrument, à cause des quaire angles qu’il présente.Hérodote nous apprend que le jeu de la tessère fut inventépar les Lydiens.
Nobilissimunt scortum. Cette épithète est sansdoute employée ici par allusion à l’avenir.
Carucliis. Cet homme est appelé Tarracius parVarron et par Aulu-Gelle (I. vq c. 7), lesquels appel-lent la femmé Acea Taltatia.