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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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SUR MACROBE .

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In velabra sepulta est. Cicéron (ad Brut, epist. 15)atteste la même chose. Le Vélabre était un terrain ma-récageux , situé entre le mont Avpntin , le mont Palatin et le Capitole, sur les bords du Tibre. Auguste le dessé-cha, y bâtit des maisons, et y établit un marché.

Agros Turacem, Semuriuin,Lutirium, Solinium _■

C’étaient les noms de divers quartiers de Rome. Cicéron (Phil., 1. vi, c. 6) nous apprend que Semurium. étaitun lieu voisin de Rome, où Apollon avait un temple. As-conius Paedianus tait mention d’une rue de Rome où l’onvendait les parfums, et à laquelle il donne le nom deTurarius, qui parait le même que Turacis. L’édit, deCologne porte Lincerius, au lieu de Lutirius.

Mdcer htstoriarum libro primo. Le seizième livredes Histoires de Macer Licinius se trouve cité dans la col-lection des grammairiens de Putsch (p. 805), ainsi quele cinquième d’un ouvrage intitulé Tkeriacon (p. ot).Voici les titres de quelques autres écrits du même auteur,cités par Nonnius (édit, de Paris , 1614, in-8°) -.Annales,lib. h (p. 53.), Epistola ad Senalum (p. 259), Orni-thogonia (de la génération des oiseaux) (p. 220), ReramRomanarum lib. xxi (p. 221).

In septcm dies... extendil. Caligula ajouta encoreaux Saturnales un jour de plus, qu’il appela Juvenalis(Suélon. in Caligut., c. 17).

Chap. xi. Ducenlesimo sexagesimo quarto. D’an-tres éditions portent l’an 474 et 464. C’est certainementpar erreur.

Autronius Maximus. Cette anecdote, racontée par Tite-Live (1. n, c. 36), l’est encore par Cicéron (De divinat. i,26), par Lactance (Divin, instit. ii, 7), par ValèreMaxime (i,7). par St. Augustin (De civit. Vei iv, 26),par Denys d’Halicarnasse (Ant. vu), par Plutarque ( Vit. Coriol.) , et par Arnobe (A dvers. Gcnt. vu). Denysd’Halicarnasse qualifie cet Aulronius d’àvr;p oûx àçavi);(homme non obscur). Valère Maxime et Tite-Live l’appel-lent simplement pater familias. Les uns lisent dansLactance Autronius, d’autres Atronius, ou même Ato-nius.

Patibuloque conslrictum. Le gibet des esclavesétait une fourche à laquelle ils étaient attachés pendantqu’on les happait de verges, ce qui leur a fait donner lenom d efurciferi. Voir, sur ce supplice, Juste Lipse (deCruce in, 3). Lactance, Valère Maxime et Tite-Live , enracontant cette même anecdote, emploient les expressionsde sub furca,/area ni ferons.

Annius. Denys d’Halicarnasse, Plutarque, ValèreMaxime, Tite-Live et St. Augustin l’appellent T. Latinus ;Lactance (Div. Instit., n, c. 8) l’appelle T. Atinius.Cicéron ne le nomme pas, mais le qualifie quemdamrUsticum romanum. Il existait une antique familleplébéienne, nommée Atinia.

Qua œtate Hecuba servire cœpit, qua Creesus, quaDarii mater, qua Diogenes , qua PlatO ipse. Ce futaprèsla prise de Troie que le sort fit tomber Hécube au nom-bre des esclaves d’ülysse ( Dictgs de Crète, v. 13). Hé-rodote et Justin racontent longuement comment Crésnstomba au pouvoir de Cyrus. Diogène le Cynique , étantdéjà vieux , naviguait pour se rendre à Égîne , lorsqu’ilfut pris par des pirates et vendu en Crète à Xéniade , quile ramena à Corinthe pour présider à l’édneation de sesenfants. (Diog. Laërc., vî, 24 et 29; Aul.-Gctl., ri, 18). onpeut voir dans Arrien, J uslin et Quinte-Ciirce, l’hisloire deSysigambis, mère de Darius, tombée entre les mainsd’Alexandre. Enfin c’est d’OIympiodore, auteur d’unevie de Platon , que nous apprenons que ce philosophe,dans un second voyage qn’il lit en Sicile , sons la domina-

tion de Denys le jeune , fut vendu par ce tyran à un certainAnnicérius. Toute cette belle tirade contre l’esclavageest presque entièrement copiée de Sénèque (É;pist. 47).

Adptleumservos vocare. Pileus, ou pileum, était unchapeau ou bonnet de laine que portaient les citoyensromains, et que prenaient les esclaves lorsqu’on les af-franchissait, ce qui faisait appeler ces derniers pileatilit. Liv., xxiv, 16). C’est le bonnet de la liberté.

Urbinus. Appien ( de Bello civil., iv ) et ValèreMaxime (iv, 8 et 6) racontent l'hisLoire d’Urbinus. Ledernier ajoute au nom Urbinus celui de Panopion.

Reatinum. Aujourd’hui Rieti, ville de l’Ombrie , situéeprès du lac Velinus.

Demosthenes. On trouve un Démosthène sous lesempereurs romains, qui fut gouverneur de Césarée.

Labienus. Ce Labiénus parait être celui qui pritparti pour Cassius et Brutns, devint ensuite général desParlhes contre les Romains, et fut vaincu par les lieute-nants d’Auguste (Strabon xxi, 14; Denys d'Halicarnasse ,48).

Antius Reslion. Ce trait est rapporté par ValèreMaxime (I. vî, c. 8) et par Appien (de Bell, civil ,1. iv, §43). On conjecture que cet Antius était fils d’un autreAntius Reslion, dont il sera parlé au 13”chap. du n e li-vre des Saturnales. On voit, d’après des médailles qu'ilfit frapper en l’honneur de son père, que ce dernier por-tait le prénom de Caïus. Cicéron loue sa noble franchise.(Epist. ad Allie, iv, 16).

Cœpionem. Voir Suétone (in Tiber. 8).

Agrum Laurentem. Les Latins furent appelés Lau■rentini, à cause de la grande quantité de lauriers quicroissaient dans leur pays ; et par suite, leur capitale s’ap-pela Laurentum. (Pomp. Mêla, 1. il, c. 4; Tit. Liv., 1.i, c. 1 ; Æneid. , I. vu, v. 171.) Son emplacement est au-jourd’hui occupé parPaterno, ou, selon quelques-uns,par San-Lorenzo.

Asinius Pollio . On sait qu’il fut le contemporaind’Auguste et de Virgile . Ce dernier lui a dédié sa 4'églo-gue.

Grumenlum. Ville de Lucanie, située sur l’Aciris. Oncroit qu’elle est la même que l’Armento des modernes.C’est par erreur que, dans quelques éditions, on trouveCluenlum. On a proposé de lire Drumentum ou Adru-mentum, ville d’Afrique .

Pelignum Italicensem. Les Pélignes étaient voisinsdes Sabins et des Marses. Corfinium et Sulmo étaient leursprincipales villes.

P. Scipionem , Africani patrem. Tite-Live ( I. xxi,c. 46) raconte le même trait, d’après l’historien Caelius ;mais il l’attribue à Scipion le fils.

Seleuci regis. 11 s’agit de Séleucus Nicanor, fils d’An*tiochtis, l’un des généraux d’Alexandre. Son meurtrierse nommait Ptolémée Céraunus.

Messenius Anaxilaiis. 11 mourut l’an 476 avant J.C. Voir Justin (1. ni, c. 2 ), Pausanias (1. iv, c. 23, cl I.v, c. 26), et Thucydide (I. vî, c. 5).

Borijsthenttœ. Habitants des bords du Borysthène.C’était une colonie de Milet , qui fut fondée 655 ansavant J. C. Leur ville se nommait Olba Salvia. Voir Poin-ponius Mêla (I. n, c. I et 7).

Junoni Caprotina’. La même anecdote est aussi ra-contée par Plutarque (in Romul.) et par Ovide (Arsamand. n).

Pha’don ex cohorte socraticd. Il était natif d’Élide.Jeune encore, il fut pris par des pirates; et ce fut d’eux