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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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SUR MACROBE .

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reste, cet Adad fut, selon Josèphe, un roi de Syrie , qui,ayïnt bâti plusieurs temples au Soleil, fut après sa morthonoré comme un dieu, spécialement à Damas . On croitlue c’est aussi le Dagon des Philistins, et que c’est de luiqu’lsaïe a parlé sous le nom d ’Achad.

Adargatis. Voir ci-dessus note Veneris Archltidis ducliap. 21.

Orpheus (Orph. Fragment, édit. Gesn., p. 371).M. Hermann, qui a donné une édition d’Orphée ( Leipzig ,1803, in-8°), n’y a pas compris ces vers, qu’il attribue,d’après Stobée, à Hermès . Il donne pour motif principalde sa détermination, qu’on trouve dans ces vers des tra-ces du dialecte dorique, qui ne peut avoir été employépar les anciens poètes grecs. Cependant Métrodore ( apudJambl. v. 34) suppose qu’Orphée avait employéce dialecte.

Cn vp. XXIV. Liber et aima Ceres. Géorg. 1. 1 , v. 7.

Moriens poema sunm legavit igni. Ce fait est rap-porté dans une vie de Virgile , qui nous est parvenuesous le nom du grammairien Donat. Se sentant près demourir, à Brindes, Virgile demandait qu’on lui apportâtles chants de son Énéide, dans le dessein de les brûler.Sur le refus qu'on lui lit, il voulait en donner l’ordre parson testament. Mais ses amis, Tneca et Varius, lui ayantfait entendre qu’Auguste ne le permettrait jamais, il ieurlégua à tous deux son manuscrit, à condition toutefoisqu’ils n’y ajouteraient rien, et qu’ils laisseraient mêmesubsister les vers imparfaits. Ce qui, comme nous le voyons,a été ponctuellement exécuté. Un [voëte de Cartilage, nom-mé Sulpilius, et Auguste lui-même, coiiqmsèrent sur cesujet des vers qui nous restent encore.

Petitio Dca; precantis filio arma a marito. Énéid .1. vm, v. 383. On peut voir dans Aulu-Gelle (1.x, c. 13)d’autres choses que les anciens trouvaient à reprendredans Virgile .

Ædem deæ a qua mares absterrentur. C’était ladivinité connue sous le nom de Bona Dca, sur laquelleMacrobe a donné de grands détails au cliap. 12 e du pré-sent livre, où l’on voit avec quelle affectation de pudeuron célébrait ses mystères, donton bannissaitnonseulementles hommes, mais même les animaux mâles. On allaitjusqu’à dire (et c’est ce qui avait donné lieu au proverberapporté par Macrobe ) que celui qui aurait vu ces mys-tères, même involontairement, serait frappé de cécité.L’aventure de Clodius dut détromper tout le monde. Ils’introduisit déguisé dans la maison de César, où se célé-braient les mystères de la Bonne Déesse, et vit très-im-punément tout ce qui s’y passait.

Nicomachus. C’était un surnom de Flavien, commeon le voit dans l’inscription de Griller rapportée dans manotice sur Macrobe . Depuis H. Estienne, les éditeurs deMacrobe lisaient en cet endroit Symmaches , ce qui faisaitcontredire Praetextatusavrccequ’il avait dit quelques lignesplus haut. Les éditeurs de Deux-Ponts sont revenus à uneleçon raisonnable, qu’autorisent d’ailleurs des manuscritset d’anciennes éditions.

LIVRE SECOND.

Cii4p. I. Liber secundtis. C’est à ce livre que HenriEstienne place la deuxième journée de sa division desSaturnales. La fin du livre C'etle commencement du u' liv.indiquent clairement qu’il s’agit non pas de deux jour-nées , mais de deux séances, l’une avant, l’autre après lebanquet.

Postquam prima, inquil. Énéid . 1. i, v. 723.

Postquam. exempta .famés. Énéid . 1. i, v. 216.

Psaltriam intromitti. Ces sortes de femmes, à la foisdanseuses et musiciennes, qu’on introduisait à la findes repas, étaient fréquemment de Cadix ; du moinscet usage eu était originaire. De là vient qu’elles étaientconnues sous le nom de Gadi tance (Jiwenal. Sa tir. ii.)

Crassum ilium, quem Cicerosemelin vila risisse scri-bit. (Definibus bonorum et malorum 1. v, c. 3). — Pline atteste aussi la même chose ( Hist. Nat. 1. vu, c. 19). CeCrassus était l’aïeul de l’opulent triumvir.

Saturnalibus oplima dierum. Catulle , ad Calvum Li-cinium.

Planipedis etsabulonisimpudicaetprœtextataverbajacientis. Théod. Marsiglio lit subuto (ad Suetan.);et c’est ainsi qu’on le trouve dans Varron (de Ling. lai.),dans le Thésaurus de Gessner et dans Ausone (Epigr.lxix, 8). Mais Saumaise, dans l’édition de Suétone impri-mée à Paris , lit au même endroit fabula, appuyé sur l’au-torité du glossaire d’Isidore, qui explique ce mot par ce-lui d econgerro (celui qui tient compagnie pour divertir).Feslus dit qu e.fabulo est un mot toscan qui signifie joueurde flûte, et que c’est dans ce sens qu’Ennius l’a employédans le vers suivant :

Subuto quondam marinas propter stabat aquas.

En effet, dans le glossaire de Pierre Crinitus ( 1. xvm,c. 5), subuto est traduit par auXriTri;. Pontanus proposede lire fabula, c’est-à-dire qui fabulai ( qui raconte).Pour moi, je me déciderais volontiers à lire sabulo, quisignifie, au sens propre, gros sable, gravier, et par méta-phore, celui qui tient des propos graveleux, comme ondit en français en adoptant la même figure.

Planipes. Louis Carrion (ad Gellium, 1. 1 , c. 11), cite unpassage du grammairien Diomède (1. m) que je traduis :« La quatrième espèce est le planipède, que les Grecs ap-« pellent proprement jugo;. Leur nom latin vient, ou de ce« qu’ils paraissaient sur la scène sans chaussure (planis« pedibus), c’est-àdire, sans le cothurne des acteurs« tragiques et sans le brodequin des acteurs comiques,« ou bien de ce qu’ils ne jouaient point sur le lieu élevé où« se trouvait la scène; mais sur le plan horizontal où l’or-« chestre des anciens était placé. Atla, auteur de comé-« dies du genre appelé logatœ, parle des pinnipèdes« dans sa pièce intitulée Ædilitia :

Dahtrin’ eslisaurum? Exsuttat planipes.

Prœtexlala verba. Il parait naturel de penser quecette expression signifie des paroles indécentes, mais cou-vertes, revêtues (prœtexlata) d’une équivoque, ou d’undouble sens. Toutefois Festus la faitdériverde ce que lesenfants criaient des mots obscurs aux jeunes mariés quivenaient de quitter la robe prætexle. Mais Gronovius (adGell. 1. ix, c. 10) combat cette opinion.

Cicero autern.. vel liberli ejus libros, quos is dejocispatroni composait. « Plût aux dieux, dit Quinlilien« (Institut, vi, 4) que Cicéron, ou son affranchi Tiron ,o ou tel autre que ce soit qui a composé trois livres sur„ ce sujet ( les plaisanteries et les bons mots de Cicéron ),« se fussent moins attachés à entasser une grande quantité« de facéties, qu’à les choisir avec goût! Cicéron eût été« moins en butte au sarcasme, qui néanmoins, même en« cela, n’a pu trouver à s’exercer que sur la trop grande« abondance, qui est le caractère général de son génie,„ et jamais sur la stérilité.» Voir Coraddi (Quœst. p. 41,édit. Bips.), où Cicéron est aussi défendu contre les at-taques de Plutarque .

Consularem eum scurram. L. Papirius Pætus l’ap-pelait scurra veles, qu’on peut rendre par, bouffon vélite.

Vatinius (P). Nous avons une oraison de Cicéron inVatinium. Ce tribun du peuple fit décréter, l’an de Rome