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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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NOTES

094, la loi Votinia de provinciis, qui conféraà César legouvernement de l’Illyrie et de la Gaule Cisalpine pourcinq ans ( Suéton . Jul. 19). Yalinius lit encore porterquelques auties lois moins importantes. Il paraît que,dans la suite, Cicéron se réconcilia avec Vatinius, car ilréclama son appui dans le sénat (ad Divers, v, 9, 10).

Fusii Bibaculi. Fusius ou Furius Bibaculus naquità Crémone, à l’époque à peu près de la mort de Lucilius . Ils’exerça principalement, comme nous l’apprend Quinti-lien, dans le genre satirique et épigrammatique, et adoptale mètre lambique. Il avait fait, un poème sur la guerredes Gaules, qui commençait par ce vers, qu’Horace ajus-tement ridiculisé :

Jupiter hibernas cana nive conspuit Alpes .

Lelio Giraldi parle d’un poème de Furius Bibaculus, inti-tulé Pragmalia. Les fragments de ce poème ont été re-cueillis dans les collections de R. et II. Eslieune, P. Scri-verius, Joseph Scaligeret Alaittaire.

Dicteria et dicta. Ces mots se trouvent employéscomme expressions consacrées par Plaute ( Stichus, act.h, sc vit.), par Vairon (De ling. lat .) et par Martial. Cf.Casaubon. Animadv. ad Suéton . 1. 1 , c. 26. Les Grecs di-saient S'.'.xrrjpiît, que les Latins leur ont emprunté. Gessner,dans son Noms Thésaurus, dit qu’on donnait le nom dedicteria à ces plaisanteries dont les baladins faisaientprécéder la représentation de leurs farces. Ces plaisante-ries, qui étaient de très-mauvais goût, furent cause quele mot s’employa depuis en mauvaise part.

Nonius. Le texte d’IL Eslieune, suivi jusqu’à l’édit,de Deux-Ponts, porte Novius. On a rétabli Nonius, d’aprèsl’édit. d’Arnold de Wesel. Voy.ci-dessus Saturnal., chap.x, note 2. •

Chap. IL Antiochus. Voir Aulu Gelle I. v, c. 5. CetAntioclms, surnommé le Grand, fut effectivement vaincupar les Romains, comme Annibal l’avait prévu.

Proplerviam, —et, selon Festus, protervia , était unsacrifice que l’on offrait à Hercule, ou, ce qui est la mêmechose, à Sancus , afin d’obtenir un bon voyage, comme lemot l’indique. C'est pour effecluer la combustion desviandes offertes dans ces sacrifices, dit Gessner ( Thésaurusnovus), qu’on trouvait dans plusieurs temples d’Herculedes espèces de cuisine. Outre le sens, ajoute-t-il, queMacrobe donne à ce bon mot, on peut encore y supposercelui-ci : « Maintenant qu’Albidius ne laisse plus rien à« Rome , il peut en partir tranquille. »

Servilia. Cette Servilie était femme de L. Lucullus qui adopta M. Brutus, et fille de Cépion. De là vient queCicéron a dit ( Phil. x, 11 ) : Q. Cœpion Brutus.

Tertia deducta. Le jeu de mots repose sur la dou-ble signification de Tertia, qui est le nom donné à la fillede Servilie, selon la coutume des Romains, parce qu’elleétait née la troisième, et qui signifie aussi la troisièmepartie, le tiers. I.e verbe deducere s’emploie égalementet pour désigner la déduction d’une partie du prix d’unevente, et pour désigner l’acte de livrer une jeune fille àson époux. Ainsi Tibulle a dit, dans ce dernier sens :

Vtjuveni primum virgo deducta marilo.

El après lui Ovide :

Cum primum cupido Venus est deducta marito.

(Fast.)

En parlant des femmes publiques, on disait producere.Bogavi ut in platanona produceret dominam. ( Pétron).Junia Tertia s’appelait aussi, par diminutif, Terlulla. Y.Erncsti (Clav., Cic. (Juste Lipse (ad Tacit. Annal. in. infin.), et Suétone (in Cæs. 50).

Gallam SUbigty Dalla signifie la table sur laquelle

un savetier étend et bat son cuir. L’ambiguïté de l’expres-sion porte à la lois sur le mot galla et sur le verbe su-bigo-

Mutinensem fugam. Après la mort de César, An-toine étant venu assiéger Brutus dans Modène , fut déclarépar le sénat ennemi public, et battu par les consuls Ilir-tius et Pansa, l’an de Rome709.

Bibit et fugit. Allusion à l’ivrognerie à laquelle An-toine était fort adonné, et dont on prétend même qu’ilavait écrit l’éloge. Quant à la coutume des chiens d'Égypte ,dont il est ici question, voyez Élien ( Var . ffist. 1. 1 , c. 4,et de Animal, nat. 1. vi, c. 53), et Pline (tlist. nalttr. 1.vin, c. 40).

Fauslus Sgllæ filius. Brusonius et LycoslbèneTU. de adulterio) ne reconnaissent Faustusque pour l’af-franchi de Sylla , et non pour son fils.

Demosthenes excitatus ad Laidis famam. La mêmeanecdote est racontée avec de légères différences par Aulu-Gelle (1, i, c. 8). Ce n’est pas à cette Laïs que s’appliquele proverbe qu’Horace a mis en vers :

Non cuivts homini contingit adiré Corinthum.

(Ep. 17, 1. 1.)

La Laïs de Démoslhène vivait 50 ou 60 ans plustard que la célèbre Laïs, à laquelle les habitants de Corin-the élevèrent un tombeau magnifique, décrit par Pansa-nias. La réponse de Démosthène a été mise en vers latins :c’est la 19 e des épigrammes attribuées à Martial .

On lit dans le Voyage d’Anacharsis (chap. 01) que Dé-moslhène voyait des courtisanes ; qu'il s’habillait quelque-fois comme elles; et que dans sa jeunesse un seul rendez-vous lui coûta plus que ses plaidoyers lui avaient, valupendant uneannéeentière. «Cedernier fait n’est point exact,dit l’auteur du Demoslheniana ; du moins je n’ai Irouvéau-cun auteur ancien qui en fasse mention. « M. Deguerle, dansune remarque de son conte intitulé la Continence, adressecette apostrophe à l’orateur amoureux : « Fort bien, Dé-mosthèue; mais pourquoi la marchandais tu? » On pré-tend , ajoute-t il, que Laïs répondit à Démoslhène : « Vousrefusez d’acheter un repentir, parce que vous n’avez pas dequoi le payer. »

Dimidium talenlùm. Le talent atlique est évalué à2400 fr.

Grammatice. Allusion à la profession de Servies.

Marcus Otacilius Pitholaüs. C’est ainsi qu’il faut lirece nom , d’après une médaille citée par Torrentius surSuétone . D’autres médailles portent OctacUiusct Vollaci-lius. Il est fait mention d’un Octacilius dans le traité Declar. gramm. du même Suétone ; mais il porte les pré-noms de Lucius Pilitus, au lieu de ceux de Marcus Pilho-laüs. Suétone nous appreud qu’il avait été esclave et por-tier, et qu’il avait fait contre César desvers très-mordants,que le dictateur supporta gaiement. Il fut aussi le maîtrede rhétorique de Pompée , dont il avait écrit l’histoire.Voir ci-après I. vu, c. 3.

Consules diales. Le jeu de mots repose sur le dou-ble sens de l’épithète diafis, qui, appliquée hjlamen, si-gnifie prêtre de Jupiter, comme dérivé du nom grec dece dieu, Aioî; tandis qu’appliquée à consul, elle signifieraconsul d'un jour, dérivant alors du latin dies. L’événe-ment dont il est question ici, contraire à la constitutionde la république, d'après laquelle les consuls devaientêtre élus une année avant que d’entrer en fonction, arrivasous la dictature de César, par suite de la mort subite deQ. Fabius Maximus. Tacite (Annal . 1. xix) en rapporteun autre exemple en la personne de Roscius Régulus, etattribue ces désordres aux suites de la guerre civile.Voyez Plutarque, (in Cæs.), Dion Cassius ( I. xuit), Ci-