NOTES
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Ainsi nommée parce qu’elle ne mûrit qu’à l’époque dessemences, à la fin de l’automne.
Chap.XVI. D'mersas ficos...dinumerat .— Aprica, ouafricana, ligue que quelques personnes, au rapport dePline (1. x , c. 18), préféraient à toutes les autres, et quiavait reçu son nom de Caton. — Harundinea, qu’on écritaussi sans H, est une espèce de figue dont la peau est cou-verte de taches qui ont la figure de feuilles de roseau. Sil’on veut lire hirundinea, ce sera cette figue que PlineelColumelle (I. x ) appellent helléniquement chelidonia.Elle est de couleur violette, et prend son nom, ou de cequ’elle est recherchée par les hirondelles, ou bien de cequ’elle mûrit à l’entrée de l’hiver, à l’époque où ces oi-seaux émigrent (Plin., loc. cit.) Asinaslra, air a. Quel-ques éditions supprimentla virgule. Peut-être doit-on lireAratia, comme dans Pline (1. xv, c. 29), ou plutôt Onas,de ovo; (ane) ; (Plin., 1. xv, c. 18 ). — Palusca. On a pro-posé les leçons suivantes : Falisca, Libysca, Marisca.
— Augusla. Suétone (in Aug., c. 76) parle d’une espècede figue ver te et bisannuelle qu’Auguste aimait beaucoup.
— Bifera. C’est ainsi que Meursius a rétabli les textes d’a-près Columelle . On lisait auparavant brifera. — Carica. LaCarie produisait beaucoup de figues, tellement qu’on dé-signa quelquefois sous son nom les figues en général. Onles faisait sécher, pour aller les vendre au loin. Le dépôtprincipal était au port de Caurms, d’où elles prirent le nomde Cauneas , sous lequel on les criait publiquement. Cras-sus, sur le point de s’embarquer à Brindes , pour sa mal-heureuse expédition contre les Partîtes, ayant entenduune femme crier Cauneas, interpréta ce cri par cave neeas, et y vit un mauvais présage(Cic., de divinat., u, 4).Pline (1. xiti, c. 15) dit encore que cette espèce de figuecroissait en Syrie , et que les pluspetiless’y nommaient Cot-tance. — Caldica. On corrige, d’après Pline ( 1. xv, c. 18 ),Chalcidica .— Alba nigra. Par là il faut entendre cettees-pèce de figue dont la peau est d’un vert tendre, et la chaird’un violet pourpré. — Herculanea. Caton et Pline en fontmention. — Marsica . D’autres lisent Marisca. La figuemâle, ainsi nommée à cause desa grosseur. Elle esl d’une sa-veur grossière. Pline ( loc. cil. ) reeommandede la planterdans des lieux escarpés et découverts.— Tellana, Telanaou Telliana, figue noire et à longue queue, citée parPline et Varrou (de R. R. ). On ignore d’où dérive sonnom.
Veranius, de Verbis pontificalibus. Le livre deVéranius est encore cité par Mabrobe ( 1. ni, c. 5 ). Festuscite de lui les ouvrages suivants : Liber Auspiciorum ; deComitiis (p. 429, edit. ad usutn); Liber priscarum vo-cum (ibid. p, 252). Voyez ci-après liv m, chap. 6,note Veratius.
Æsculus . Chêne de petite espèce., ainsi nommé parcequ’on en mangeait le gland. Les Grecs l’appelaient icXa-ri-çuXXo?, à cause de la grandeur de ses feuilles.
Tarquilius Priscus inostentario arborario. Les ma-nuscrits portent Tarquinius Priscus . Nous corrigeons,d’après divers critiques , Tarquitius Priscus (Voy. Satur-
nal., 1. m, c. 7,note liber Tarquitii) _ Ostcntarius,
ou ostentarium, terme de basse latinité. Ostenlarius,dit du Cange( Glossarium ad scriptt. medice etinjimœlatinitatis ), inspecter et inlerpres ostentorum. »
Eas in/elices nommant. Le bois des arbres réputés mal-heureux, et de ceux qui sont stériles, n’était employé dans
aucune cérémonie religieuse_ Valaterne. On lit dans
plusieurs éditions, alternum sanguinem (Valaternesanguin). Modestinus (ff. 1. xlviii, tit. 9, leg. 9 ) nousapprend que les anciens, avant de coudre les parricidesdans le sac de cuir, les frottaient avec des verges de san-guin. Meursius lit saliccm , au lieu de sanguinem. —
Ruscum, le houx. Peut-être faudrait-il plutôt traduire lebrusc, autrement le petit houx, ou myrte sauvage.L’édition de Cologne portait pruscum; et en marge, écrità la main sur l’exemplaire de Zeune, pntnum. — Unbum, autrement tubum.
Afranius. Afranius ( Lucius) écrivit un grand nombre de comédies du genre logatœ. Outre la Sella, 'la-crobecileencoredelui: Compitalia(Salurnal., I. vt,c. I);Virgo (ibid., 1. id., c. 4). Fabricius donne le catalogue deses pièces (Bibl. lat., t. m, p. 232). On trouve les frag-ments qui nous restent de ce poète, dans la Collectio Pi-saurensis. Quintilien ( x, t ) le Itlânte de ses obscénités. Ilfut contemporain de Térence .
Ficum solam ex omnibus arboribus non Jlorere.Pline (1. xvt, c. 2a) en avait déjà signalé plusieurs, telsque l’yeuse, le picéa, le laryx, le pin. Cette opinion desanciens est erronée.
Poslumius Albinus, dans le premier livre de scsAnnales. Posthumius Albinus, collègue de Lucullus dans leconsulat, écrivit une histoire de Rome , mais elle était eugrec.
Grossi. Les anciens attribuaient à ces figues, toujoursen quantité considérable sur chaque figuier, et qui ne par-viennent point à maturité, des vertus médicales merveil-leuses. Pline (Hist. Nat., l.xvi, c. 25), Celse (l)cmedic.,v, 12 ), Foësius (in Œcon. Hippocrate , au mot ôXuvOoi.)
Otearumgenera hœc enumerantur .— Africana; peuestimée. — Albigerus, ou plutôt Albicerus, commel’écrivent Caton et Varron , ainsi nommée à cause de sacouleur blanchâtre, semblable à celle de la cire, albacera (Plin., 1. xv, c. 6 ). — Culminea ; selon Vai ron,colminia, ou culminia; selon Caton, eolmineana; se-lon Palladius, cominia. — Liciniana. Columelle (dear-borib., c. 17 ) rapporte le proverbe suivant -. Licinianamolivam serere, qui signifiait : ensemencer son meilleurfonds de terre. Peut-être avait-elle pris sou nom du tribunLicinius Stolus , qui, après avoir proposé une loi pour défendre à chaque individu de posséder plus de 500 acres deterre, fut le premier à l’éluder, en émancipant son fils,pour pouvoir placer sur sa tête la portion de biens fixéepar la loi— Orchas (ôpxiç). On traduit ordinairement l’o-live ronde. Je pense que c’était une olive divisée en deuxlobes , comme les testicules, d’où elle avait pris son nom.— Pausia, ou, selon Caton (de R. R.), posea et posta. Onla mangeait apprêtée dans un ragoût, dont Columelle donnela recette. Pline (1. x, c. 5) dit qu’elle est amère et char-nue. Serviu s (ad Georg.,1. il, v. 86) prétend que son nomdérive de paviendo , à cause de la manière dont on labroyait, en la frappant pour en extraire l’huile.— Paulia.Meursius lit paphia, du nom de l’ile de Paplios, d’où ellefutapportée(Lsidor. xvn, 7). On lit dans Pline , phauliæ((paûXoç, grossier, mauvais).Théophaste(//isl. Plant. , l.vi,c. Il )dit qu’elle est très-charnue et ne produit que peud’huile_ Radius : ainsi nommée à cause desa forme al-
longée. Caton et Varron ajoutent l’épithète major, cequi fait supposer qu’on en connaissait une qualilé [duspetite, sans doute celle qu’on trouve désignée sous le nomde radiolus. — Sergiana. Pline (I. xv, c. 3) dit que lesSabins lui donnaient l’épithète de régla.
Uvarum ista sunt généra. — Aminea, ou Ammi-nea; au lieu de Falernum, un manuscrit, adopté par Pon-,tamis, donne Salernum. En effet, Virgile ( Georg., I. u,v. 96) distinguées vins de Falerne deceux d’Amiuée. Ontit aussi Sallentum. Philargyre (ad Georg., loc. cit.) ditd’après Aristote (in Polit. ) que les Aminéens étaient unpeuple de Thessalie, qui transportèrent en Italie des plantsde leurs vignes. Servius (ad Georg., loc.) cit. prétendque ces vins furent nommés aminei, c’est-à-dire, selon