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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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■loi

SUR MA CR QBE.

lui, a mlnio (sans -vermillon), parce qu’ils étaient blancs;étymologie un peu subtile, et qui d’ailleurs est évidem-ment fausse, si l’on considère que Pline (1. xiv,c. 3 ) etColumelle (1. m, c. 2 ), en nommant plusieurs vins ami-néens, ne donnent qu’à un seul l'épithète d’albidum.Ces vins très-estimés vieillissaient sans perdre de leurqualité — Asinusca- Espèce de raisin également désagréa-ble àla vueetaugoût(Win., loc. cit.) — Albiverus. Peul-êtrefaut-il lire, commeà l’article de l’olive, albicerus. —Albena. Meursius corrige albana. Cette espèce dégénère,transplantée hors de son sol natal. — Apiana : raisinsainsi nommés, parce que les abeilles (opes) les dévorent.Pline (loc. cit.), Columelle (loc. cit. ) en comptent troisespèces. Meursius lit Appiana, raisin d’Appius. — Api-cia. Caton (de R. H., c. 0) dit : « Pour faire du vin« grec, clioisissez avec soin des raisins apiciens bienn mûrs, etc. » — Bumamma. Espèce de raisin au graingros et arrondi. Peut-être, d’après la signification du grec(Soépaa8oç (grosse mamelle), vaudrait-il mieux attribuer

cette forme à la grappe_ Duracina. Raisin ainsi nommé,

à cause de la dureté de la peau du grain— Labrusca :ainsi nommé, dit Servius , (ad Ecl. v, v. 7) parce qu’ilcroit in labris agrorum , c’est-à-dire, dans les haies. — |Maroniana. Maro, ou Maron, fils d’Évanthée et petit-fils :d’Apollon Ismarien, fonda sur la côte maritime de la \Thrace une ville qui porta son nom, et dont a pris ;vraisemblablement le sien le raisin appelé maroniana.— Mareotis. Ce raisin était blanc (Georg., I. n, v. 91 ). —Numentanà. Meursius lit Nomenlana. Nomente étaitune ville des Sabins, située sur l’Allia, non loin d’Éré-tium. Columelle (I. m,c.3 ) nous apprend que son terri-toire était très-lertileen vin. Atticus, Sénèque , Martial, yavaient des maisons de campagne. — Precia, on Pretia.On distinguait le petit et le grand, d’après la grosseurdu grain. Il était cbarnu, et propre à être mis en com-pote. Sa feuille ressemblait à celle de l'apia. Servius ( ad Georg. u, v. 95) prétend que son nom est forméd eprœcoqua, parce qu’il mûrit de bonne heure. — Pram-nia, ou pranmia. Selon Perisonius, cité par Ernesti,ce n’était pas un vin particulier à un pays, mais une qua-lité de vin durable, huileux, recherché pour son goût.Toutefois, ily avait, selon Pline (1- xiv, c. 4 ), aux envi-rons de Smyrne , et auprès du temple de Cyhèle, unquartier de terrain qui portait ce nom, et dont les vinsl’auraient peut-être communiqué à une qualité particulièrede vins. — Psitlua. Sans doute que ce raisin était blanc, puis-que le psithia noir a été nommé plus haut. Le psithiaou psythia, cité par Virgile , ( Georg. 1. u, v. 93) étaitétranger h l’Italie . Il servait à faire une espèce de confiture,ou vin cuit, après qu’on en avait extrait les pépins, quiétaient fortgros. — Rhodia. Ce raisin se consommait beau-coup plus sur les tables, (pie pour faire du vin. Le peude vin qu’on en tirait se buvait dans les sacrifices (Georg.,

1- il, v. lot )_ Slephanitis. Ainsi nommé parce que ses

grappes et ses feuilles affectaient ordinairement la formed’une couronne (Plin., 1. xiv,.c. 3). Ce raisin était noir etfort estimé.— Venuncula, oavenucula, ou venicula se-lon Hardouiu (in Plin.), c’est-à-dire, raisin de Venusia (Ve-nouse), ville d’Apulie . On l'appelait aussi ollaris, parcequ’on le conservait au moyen d’un apprêt, dans des vasesappelés sotlœ. Quelques personnes lisent vennuncula, etlont dériver ce nom de venum, c’est-à-dire, vénal; parcequ’on l'apprèiait dans des vases, pour en faire un objet decommerce.— Lagca. Servius ( ad Georg., 1. u, v.93) ditque ce mol est l’adjectif de Xayw;, et correspond au motlatin leporarius. Pline (1. xiv, c. 3) dit que ce raisin estétranger à l’Italie. Selon Virgile (loc. cit. ), il produisaituuvin léger.

Hora nos guietis admonet, ul exorto jubareelo-quio Symmaclù domi S uæ fvuamur. — Au lieu de domi

suce fruamur, Pontanus n’hésite pas à lire, sur la foi d’unmanuscrit, donisque fruamur. Cette leçon est d’autantmieux admissible, qu’on ne voit nulle part que les inter-locuteurs des Saturnales se soient transportés chezSymmaque . La durée des Saturnales de Macrobe est dedeux journées. Toutes deux s’écoulent chez Prætextatus .La première se termine actuellement, avec le deuxièmelivre. La seconde, qui commence au livre suivant, neI s’ouvrira point par la reprise, qui vient d’être annoncée,de la dissertation de Symmaque ; car les livres ui, îv, vet vi renferment les conversations qui eurent lieu durantle cours delà journée, mais avant le repas, et roulent en-tièrement sur Virgile ; C’est au commencement du livrevil qu’on se remet à table pour la seconde lois; et c’estalors que Symmaque est amené à reprendre sa disserta-tion sur les matières culinaires, qu’il vient de quitter dansl’instant. Ces dons de Symmaque , dont il serait questionsuivant la correction de Pontanus, sont ceux qu’il étaitd’usage de s’envoyer réciproquement pendant les Satur-nales.

LIVRE III.

Chap. I- Ante cœnandum. On lisait avant Ponta-uus, inter cœnandum : leçon vicieuse, puisqu’on ne seremet à table, comme nous l’avons déjà remarqué, qu’aucommencement du livre vu.

Promisisti, fore ut Vergilius . Saturnal., 1. 1 , c. 27.

Tu genitor, cape sacra. Énéid., 1. u, v. 717. Homère avait mis des paroles semblables dans la bouche d’Hector ,Iliad., c. vi, v. 266.

Per quantJluvio Tiberinus. Énéid. , 1. vu, v. 30.

Phrygiamque ex ordinematrem. Énéid. , I. vii, v. 139.

Donec mejluminevivo. Énéid. , 1. vu, v. 303.

Annam cara mihi nutrix. Énéid. , 1. îv, v. 634

Sparserat et latices. Énéid. , 1. iv, v. 512.

Idem ter socios pura. Énéid. , 1. vi, v. 229.

OccupâtÆneas aditum. Énéid. , 1. vi, v. 635.

Chap. II. Extaque salsos porriciam. Éneid. , 1. v,v. 237.

Veranius ex primo libro Pictoris. Q. Fabius Pictor était de l’illustre famille Fabia, et vivait durant la deuxièmeguerre punique. Macrobe cite de lui dans ce même cha-pitre un livre Pontificii juris. H est surtout connu parses Annales; car il fut le premier historien latin quiécrivit en prose. Avant lui, les annalistes écrivaient envers. Les Annales de Pictor sont fréquemment citées parTile-Live, Denys d’Halicarnasse et Aulu-Gelle . On trouve,dans les Antiquœ- bistoriœ de Denys Godefroy (Lugd.,1591,2 vol. in-12), les morceaux suivants de FabiusPictor : De aureo seculo et origine urbis Romœ; devocabulis ejus; et deux livres, be Romulo. La Biblio-thèque latine de Fabricius (t. m, p. 279; 1. iv, c. 2, édit.Ernest.) cite une dissertation sur Q. Fabius Pictor , parDan.-Guill. Moller(Altorf. ; 1089).On trouve ces fragmentsdans la plupart des collections des historiens latins. —Sur Véranius, voy.chap. 16,1-

Altaria, aramve, focumve. Altaria (ab altitudine),selon Servius [in Virg., Ecl. y, v. 66), étaient les autels,des dieux du ciel; arœ, étaient les autels des dieux dela terr e;foci, ou scrobi, étaient des espèces de lossesdans lesquelles ou sacrifiait aux dieux infernaux. Cepeu-daut focus, dans un sens moins restreint, était cetteportion de l’atrium ( la salle de réception ) où se pla-çaient les images des dieux lares, et où le portier devaitentretenir du feu allumé. 11 existe encore une autre dis-tinction entre Yallare et l’ara. On arrivait au premier en