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Chap. XIX. Nondumillijlavum. Énéid. , I. îv, v. 698.
Cornutus. L’édition de Cologne lui donne le prénomdUwreliMS. Il portait aussi celui d’Aimus, probable-ment parce qu'il était affranchi de la famille des Sénèque .Il était né à Leptis, sur la côte d’Afrique . Il professa laphilosophie stoïcienne à Home avec distinction,et comptauarmi ses disciples Lucien et Perse. Ce dernier lui aadressé sa cinquième satire. On a de lui une Théorie (ou,selon un manuscrit, Allégorie) de la nature des Dieux,publiée plus d’une fois sous le nom de Phurnutus. Cor-nutus explique dans cet ouvrage la mythologie grecquepar l’allégorie et la physique. Villoison, qui regardait cetraité comme l’abrégé de la philosophie des stoïciens, enavait préparé une édition revue sur un grand nombre demss., avec une nouvelle traduction latine et des notes.Son travail est déposé aux mss. de la bibliothèque duRoi. Cornutus avait aussi composé des commentaires surVirgile et Térence ; ils ne nous sont point parvenus.
’H8’ oîv -juvr) xâveujtv. Euripid . Alcest. v. 74.
Hune ego Diti sacrum. Énéid. , 1. iv, v. 702.
Falcibus et messœ ad lunam. Énéid. , 1. iv, v. 513.
’PiÇovopoi. (Cf. Casaubon ad Athen. vu, 4, p. 493)Après le fragment cité par Macrobe , il ne nous en restequ’un autre de celle tragédie, conservé par le scoliasted’Apollonius de Rhodes (ad. n, 1213).
Mecum habet palagus, œs, morbus. M. Durosoytraduit, je ne sais sur quel fondement : « L’apoplexie, les« pâles couleurs, et l’airain vénéneux. » Il est difficile d’as-signer un sens précis à ce vers, d’autant que le nom et lesujet de la pièce de Plaute , à laquelle il a dû appartenir,nous sont inconnus. Voici l’explication qu’on donne destrois mots qui le terminent. On suppose d’abord qu’ii s’a-git des Corybantes, ou prêtres de Cybèle . Feslus est leseul des auteurs anciens qui emploie le mot palagus ; etil ditque c’est le nom d’une maladie : mais Pontanus penseque c’est seulement l’effet de la maladie, c’est-à-dire cesviolents mouvements de tête que faisaient ceux qui étaientattaqués du corybanlisme (morbus palagus); œs indiquele bruit que faisaient les corybantes en frappant fortementsur l’airain ( Slrab. 1. x). Scaliger (in conject.) prétend quecelle maladie se manifeste par des taches sur la peau, etqu’elle frappe de mort subitement ceux qu’elle attaque. Ilfait dériver son nom du verbe grec naiàaaw, frapperavec bruit; et il pense que c’est du substantif nitaya- ounavayri qu’est formé, au moyen d'une transposition delettre, le mot français tapage. Ou peut consulter Turnèbe (Adversarior. 1. xvi, c. 22), lequel dit aussi que 1 épata-gus est une maladie de la vigne.
Curetum sonitus, crépi tantiaque œra. Géorg., 1.tv, v. 153.
Carminius. Servius (ad Æneid . I. v, v. 233) cite delui un traité De eloculionibus. Meursius propose de lireGranius (Licianus Flaccus).
Tages. Fils de Génius et petit-lils de Jupiter, enseignale premier aux Étrusques la divination et la science augu-rale. Un labuureur,au rapport de Cicéron (de Divinat. tt,23), vit un jour sortir tout à coup, du sillon qu’il traçaitaux environs de Tarquinie, une motte de terre, qui prit su-bitement la forme d’un enfant; c’était Tagès, qui se mitaussitôt à parler, et à instruire de l’avenir les personnesattirées par le prodige. Voilà, continue Cicéron , quelle futl’originedes auspices. Voyez Ovide (Métam. i. xv, v. 558),et Lucain (Phars. I. i, v. 673).
Stabat in egregiis Arcmlisfilius. Énéid. , l.ix, v. 581.
Hœc est omnis historia, queede Palicis. Nous Ajoute-rons ici quelques détails, pour compléter ceux que Mjacrobevient dedonner sur les Palices. SelonHesychius,ils étaient
fils d’Adranus, dieu sicilien. La nymphe Thalie , leurmère, selon l’Opinion de ceux qui les font fils de Jupiter,s’appelait aussi Etna, et était fille de Yulcain. Aristote ,avant Macrobe , avait décrit le mode de prêter serment,en usage aux bords des lacs Delli. 11 nous apprend que laformule du serment était écrite sur des billets qui surna-geaient s’il était conforme à la vérité, et qui coulaient aufond lorsqu’on se parjurait. Aristote et Étienne de By-zance disent que, dans ce dernier cas, les coupables pé-rissaient dévorés par un feu secret ; mais Diodore de Sicile prétend qu’ils étaient seulement frappés de cécité. Le tem-ple des Palices était un asile pour les esclaves quifuyaienl les mauvais traitements de leurs maîtres, lesquelsne devaient les reprendre qu’en garantissant de les traiterplus humainement. Cela peut expliquer l’épithète placaln-lis, que Virgile donne à leur autel Néanmoins, on leur im-mola dansleprincipe des victimes humaines. Les mythogra-plies considèrent les Palices, comme les dieux des eauxthermales. Étienne de Byzance (de urbib. au mot xaXixrj).
t'allias. Festus (édit, de Dacier, ad usum, p. 455.),parle du passage de son histoire qui concernait Agalhocle.Athénée (1. xu) nous apprend qu’il avait extrêmementflatté ce roi, et qu’il fut libéralement récompensé par lui.On croit que Caliias vivait vers l’an 316 avant J. C.
'H 8è ’Epôxï ] -rij; pèv FrÀaia; ooov âvv£vr;xovTx o;à8ia SCe;-•njxsv.M. l’abbé Fr.Ferrata, professeurdephysiqueà l’uni-versité de Cataue, dans un ouvrage intitulé Memoriasopra il lago Naftia, etc. (Palerme , 1805, petit in-4°),s’est efforcé de prouver que celac, dont la description mo-derne offre une analogie frappante avec la description don-née par Macrobe , est l’ancien lac des Palices, dont il estici question. Ce lac est situé au centre de la vallée de Noto.Le résultat de l’opération, dit M. Ferrata, dépendait en-tièrement des prêtres. Il ne s’agissait que de faire entrercelui qui subissait l’épreuve, dans l’atmosphère du gaz,oude le préserver de son action en le faisant plus ou moinsincliner vers le fond du cratère. L’asile sur l’autel desPalices fut accordé aux esclaves l’an 650 de Rome , sous leconsulat de Marius et de Fimbria. On trouve une analysedu mémoire sur le lac Nallia, dans la Revue encyclopédi-que, t. v, p. 298-303. — Le mont Éryx fut ainsi nommé àcause du géant Éryx, fils de Butés et de Vénus, qui yavaitsou tombeau. Vénus y était adorée sous le nom de VénusÉrycine. Voyez Pomponius Mêla (1. u, c. 7), et Pausanias (1. m, c. 16). — Géla était uoe ville située dans la partie mé-ridionale de la Sicile , à environ dix milles de’la mer. Ellefut fondée par une colonie de Crétois et de Rhodiens, l’an113 avant Jésus-Christ. Voyez Pausanias (I. vm , c. 46)
Polémon. On connaît plusieurs Polémons. Celui-ci estprobablement Aulonius, natif de Laodicée , contemporainde Trajan et d’Adrien. Il ouvrit à Smyrne une école derhétorique et de sophistique, dont il nous reste deux dé-clamations, intitulées èiuvàyioi \oyoi. Ce sont deux dis-cours , supposés prononcés eu l’honneur de deux hérosde Marathon par leurs pères.
’Ev te xatvâiv evSupàvüjv. Au lieu de ces mots, un manus-crit de Macrobe de la bibliothèque de de Thou portait : èvite xal vivôiv ê8effp.<xvü>v... K U faut s être abstenu de toute« souillure charnelle et de certains mets. «
Xenagoras. L’édition de Cologne porte Anaxagoras .
Chap. XX. Humida solstitia. Géorg., 1. i, y. 100.
’I8)]V S’îxavev raXumBaxa. Uiad., 1. vm, v. 47.
"O; i pÈvàvpÉpac. lliad., 1. xiv, v. 352. Voy. aussi v. 292.
Epicharmus . Poète et philosophe pythagoricien, na-tif de Sicile et contemporain d’Hiéron. 11 composa des co-médies , et fit faire à ce genre ae poème des progrès asseznotables pour qu’Arislote et Théocrite lui en attribuentl’invention. 11 écrivit aussi des traités de médecine et de