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NOTES
philosophie. Nous voyons qu’Ennius traduisit du grec unpoème d'Épicharme sur la nature des choses. Au rapportd’Aristote et de Pline,il ajouta deux lettres à l’alphabetgrec : le T et le X. On aies titres de 40 comédies d'Épi-charme ; mais il n’en reste qu’un petit nombre de fragmentsrecueillis dans les Comicorum Grœcorum senlentice.M. Harles a publié une thèse. De Epicharmo Leipzig,! 822.
A.sso.s. Plusieurs villes de l’Asie ont porté ce nom. Ici, ilest facile de voir qu’il s’agit d’une ville de Mysie , dontStrabon (1. xm) donne la description. Il en est aussi faitmention dans les Actes des Apôtres (cap. xx, v, 13 et 14).
Gargara. Voyez Strabon (1. xm) et Pline (1. v, c. 50).
Antandras. Strabon (1 xm) place cette ville dans laMysie , au tond du golfe d’Adramyste, au pied de cettepartie de l’Ida qui fut surnommée Alexandra parce quePàris , surnommé aussi Alexandre, y prononça son juge-ment entre les trois déesses. Voyez Ptolomée (1. v, c. 2)et Poinponius Mêla (1. i, c. 18). On croit que c’est sur lesruines de cette ville que s’est élevé le bourg grec deSaint-Dimitri.
Arati eliam liber fertur elegion. Ces poèmes d’Ara-tusne sontpointparvenusjusqu’à nous.
Diotime . Il y eut plusieursécrivains de ce nom. L’un deTlièbes, dont parle Pline (Val. Hist. 1. xxvin.c. 7); Dio-time de Milet, rhéteur ; Diotime d’Héraclée, cité par Athé-née (1. xm) ; enfin Diotime Adranryste, auquel M. Schnei-der attribue des épigrammes qu’on trouve dans l’Antholo-gie grecque sous le nom de Diolime.
Alcceus. Il est surtout célèbre comme poêle lyrique, eta laissé son nom au vers alcaïque. Il avait composé, en ou-tre, des satires et des épigrammes. Diogène Laërce , Athé-née, Suidas , nous ont conservé des fragments de ce poète.Ils ont été recueillis par H. Eslienne, à la suite de son Pin-dare (1560, in-16). On en trouve la traduction dans lesSoirées littéraires de Coupé (t. vi, p. 193). Tout ce quinous reste d’Alcée a été réuni sous ce titre : Alcœi poetœlyricifragmenta edidit Th. Fr . (Halce , 1810, in-8”).
Acharnensium.v. 3. Acharnes était un bourg à soixantestades d’Athènes .
Chxp. XXL CapeMceonii Carchesia. Géorg.,1. iv, v.380.
Hic duo ritemero. Lnéid., I. v, v. 77.
Inferimus tepido spumantia. Énéid.. l.m, v. 66.
Et gravis attrita pendebal. Églog.,vi, v. 17.
Et sacer implevitdexlram.É néid., 1. vin, v. 278.
De poculorum generibus. Voir sur les diverses coupesdes anciens, et particulièrement sur celles dont Macrobe parle dans ce chapitre, le livre xi' d’Athénée, où Macrobe a puisé presque tout ce qu’il dit sur ce sujet. Voir aussiVHistoire de l’art chez les anciens, parWinkelmann.
Pherecydes in libris Historiarum. Surnommé l’Atti-que , historien né à Paros , Tune des Sporades, recueillitles traditions relatives à l’ancienne histoire d’Athènes . Ilvivait sous le règne de Darius, fils d’Hystaspe , environcinq siècles avant J. C. Ce qui nous est parvenu de cetécrivain a été recueilli sous ce titre : Pherecydis hisloria-rum fragmenta grœce ex variis scriptoribus collegil,commentationem de Pherecyde utroque prœmisit, de-niquefragmenta Acesilai et indices adjecit F.G. Struz(Gerce, 1798, in-8 0 ).
Carchesium. On avait cru le texte altéré, parce qu’ontrouvait de la contradiction entre ansalum mediocriler,et ansis a summo ad infimum pertincnlibus; et Tonavait proposé deux corrections : ou de lire, au moyen d’unetransposition, compression mediocriler, ansatum, an-sis a summo , etc., ou bien de lire ancalum (crochu),au lieu A’ansatum, ou bien enfin, au lieu de mediocri-ter, de lire ulrimque. On peut voir sur ce passage les pa-roles qu’Athénée ( Deipnosophist ., 1. xi, c. 7) met dans la
bouche de Callixène, et les remarques de Casaubon ( ibid).
Asclepiades. Il a existé un grand nombre d’écrivains doce nom, médecins, poètes, historiens, philosophes, rhé-teurs. Rien ne détermine celui dont il peut être questionici. Voyez Catalogus poetarum epigrammaticorum,dansles Animadversiones de Jacobs sur T Anthologie grec-que (t. ni, p. 1804).
Navalis veli parlem inferiorem. Au lieu de vel-(voile), Zeune propose de lire mali (mât), ce qui est con-forme au texte d’Athénée.
Cratinus. Poêle comique d’Athènes , célèbre par sesécrits et par son amour pour le vin. Il mourut dans la 97 eannée de son âge, Tan 431 avant Jésus-Christ. Il nousreste quelques fragments de ses comédies, auxquelles Quin-tilien donne des éloges.
Philemon . Ce poète comique grec fut contemporain deMénandre, auquel il fut préféré, dit Quintilien (I. x, c. 1),par les mauvais critiques de son temps, mais qui certaine-ment, ajoute le critique latin, mérita d’un avis unanimela première place après iui. Suidas nous apprend qu’ilcomposa 90 comédies. Il mourut âgé de 98 ans, ou même,selon quelques-uns, de fOf ans, par suite d’un accès de rirequi le prit en voyant un âne manger des ligues Les frag-ments des comédies de Philéinon et de Ménandre ont étérecueillis avec les notes de P. Grotius et de J. Leclerc(Amstelod., 1709., in-8”), etont donné lieu à une polémi-que savante entre Richard Bentley et Corn, de Pavv, quiont publié à cette occasion des opuscules encore recher-chés des bibliographes, et utiles aux érudits. Les fragmentsde Philémon se trouvent traduits dans la traduction fran-çaise d’Aristophane, par Poinsinet de Sivry (Paris , 1784ou 90,4 vol. in-8°).
Anaxandrides. — Natif de Rhodes , vivait du temps dePhilippe de Macédoine . Il composa un très-grand nombrede comédies. Il fut condamné à mourir de faim, pour avoir,dans Tune d’elles, insulté aux lois d’Athènes (Aristot.,Rhetor. , 1. iii ). Athénée fait mention d’une Odyssée com-posée par Anaxandride. Ses fragments se trouvent dansles Excerpta ex tragœdiis grœcis, de H. Grotius (Paris ,1636,in-4°; ou Amstelod., 1709, in-8°).
Kvpëfa. Le texte de Reiske porte encore xaSoi (desamphores) ; et celui d’Athénée, qui cite aussi ce passage,fuxà. C’étaient des vases laits dans la forme d’une corne,qui serait percée par les deux bouts; ils contenaient deuxconges.
Ératosthène . 11 était néàCyrène Tan I er de la cxxvi eolympiade. Il fut conservateur de la bibliothèque d’A-lexandrie, -et fit faire de grands progrès aux sciences as-tronomiques. 11 mourut à l’âge de 82 ans, Tan 194 avantJésus-Christ. Ce savant fut tout ensemble astronome, géomètre, géographe, philosophe, grammairien et poêle.Eulocius, dans son commentaire sur la sphère et le cylin-dre d’Archimède, nous a conservé une lettre d’Ératosthène au roi Ptolémée . Elle est terminée par dix-huit vers clé-giaques, dont le dernier nous apprend le nom et la patriede l’auteur. On lui attribue un livre de commentaires surle poème d’Aratus . 11 avait recueilli, par Tordre d’un desPtolémées, les annales des anciens rois d’Égypte ( Cic. adAttic., 1. ii, ep. 6). Macrobe cite de lui un traité De di-mensionibus (Somn . Scip., 1- h , c. 20). On lui attribueencore l’ouvrage suivant : Eratosthenis Cataslerismi,grœce, cum interprétât, lal. et comment, curavit J.Conrad Schaubach (Gottingue, 1795., in-8 0 , lig). Lesfragments qui nous restent ont été recueillis en un volumein-8°. (Oxford, 1672). Ona publié depuis, du même, Era-tosthenis geographicorum fragment, gr. lat. ediditGunt. Car. Frid. Seidel. (Gottingœ, 1789, in-8°.)
KwXiàoo;. Cette ville était située sur un promontoire de