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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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SUR MACROBE .

Mandatas, ita defenditur. Bayle ne se rend pointaux raisons alléguées par Aulu-Gelle et Macrobe , pour dé-fendre l’épithète illaudalus; et, après de longues discus-sions, il finit par conclure en ces termes : « Je ne trouve-« rais pas un fort grand inconvénient à supposer que cet« endroit de Virgile est un de ces vers où la nécessité des« syllabes brèves et longues engage les poètes à se servir« de paroles inutiles, ou même préjudiciables au sens. »

( Dictionnaire historique et critique, article busims,t. n , p. 214, édit, de 1740). Clarke (ad Iliad., 1. n,v. 269) a répondu aux objections de Bayle, et surtout àla dernière, en faisant observer combien il eût été facile àVirgile , sans troubler son vers, d’employer les épithètestrès-usitées execrandus ou detestandus.

Quempellis ahenis. Énéid. , 1. ii, v. 770.

Jamque adeo rutilum. Énéid. , 1. n, v. 487. (Cf.Georg., I. iv, v. 93 ; et Æneid. , 1. xi, v. 754.)

Chap. VIII. Ipse Quirinali lituo. Énéid. , 1. vu, v.187. Le lituus est appelé Quirinal, parce que Romulus ,surnommé Quirinus , le conféra aux augures pour marquede leur dignité. Voir sur le lituus considéré comme ins-trument de musique, l’Antiquité expliquée de Montfau-con (t. n). Voir aussi Aulu-Gelle (I. v, c. 8), que Macrobe a presque copié dans cette dissertation sur tuba et lituus.

Victorem Buten immani. Énéid. , 1. v, v.372.

In medium geminos immani. Énéid. , 1. v, v. 401.

ûomus sanie dapibusque. Énéid. , 1. m, v. 618.

Alyile (iièc. Iliad., 1. iv, v. 125.

Et lituo pugnas. Énéid. , 1. vi, v. 167.

Maturate fugam. Énéid., 1. i, v. 14i. Voir Aulu-Gelle (1. x,c. II), où l’on trouve la même discussion surles mots mature elprœcox, presque dans les mêmes ter-mes que dans Macrobe .

Frigidus agricolas si quando. Géorg., 1. î, v. 259.

Nomos. Comme cette pièce d’Afranius ne se trouvecitée nulle part ailleurs, on a proposé diverses leçons surce titre, telles que : nomus ,nom d’une certaine divisionterritoriale, et nomen (nom).

Vestibulum ante ipsum. Énéid. , I. vu, v. 273. VoirAulu-Gelle (1. xvi, c. ô). Ovide (in Fast.) donne aumot vestibule une tout autre étymologie que Macrobe :

Hiticquoque vestibulum dici reor, in deprecando

Dicimus, o Pesta, quæ locaprima tenes.

Cœcilius Gallus, in Ubro de signijkatione ver-borum. Le livre de la signification des termes appartenantau droit civil, est donné dans les Pandectes, et par Servius (ad Virg. Georg., 1. 1 , v. 264), à C. Ælius Gallus. C’estaussi le prénom que lui donne Aulu-Gelle (1. xvi, c. 5).Quelques manuscrits d’Aulu-Gelle portent en margeAquilius Gallus. Il fut trois fois préfet d’Égypte, sousAuguste .

Chap. IX. Hostiœ bidentes. Énéid. , 1. v, v. 96;1. vi, v. 39; 1. vu, v. 93; 1. vin, v. 544. Le cliap. 6 duliv. xvi d’Aulu-Gelle est consacré en entier à l’explica-tion du mot bidens.

Bestias, bimas. Aulu-Gelle dit, hostiœ-, ce qui paraitplus exact.

Frœna Pelethronii Lapithœ. Géorg., Lui, v. 115.Voir Aulu-Gelle (I. xviu, c. 5) sur le même sujet.

Cumjam trabibus contextus. Énéid. , 1. h, v. 112.

Nam fulminata abies interitum dominœ significa-bat. La tournure de cette phrase est étrange : la valeurdu mot dominœ est problématique. Les éditions qui ontprécédé celle de Deux-Ponts écrivent dominœ par un Dmajuscule; ce qui alors pourrait désigner Cybèle . Maiscette leçon ne jette aucun jour précis sur le sens de laphrase. Voir Servius (adÆneid., 1. ii, v. 31).

Pars stupetinnuptœ. Énéid. , 1. h, v. 31.

Statuerunt incrastino Flavianum audire, quoniam

Maro de attgaralijure refulsit. Celte promesse ne s’ef-fectue point; cependant elle avait été faite déjà une fois ,dans le dernier chapitre du livre I 1 ”'. De là on est porté àconclure, avec les commentateurs de Macrobe , que cesdiscours de Flavien sur les connaissances augurales deVirgile formaient la matière de ce huitième livre desSaturnales , dont plusieurs auteurs ont soupçonné l’exis-tence. (Voyez la Notice sur Macrobe , p. 6), et dont ilsont cru retrouver le fonds dans les deux derniers chapi-tres du livre premier du Polycraticus de Jean de Salis-bury,quia compilé plusieurs autres endroits de Macrobe .

LIVRE VU

Chap. I. Isocrates. Amyot traduit dans Plutarque : « Il« n’est maintenant le temps de ce que je sçay faire; et de« ce quoy il est maintenant le temps, je ne le sçays pas« faire. » Sénèque a dit : « Ce que je sais, le peuple l’ignore ;« et j’ignore ce que le peuple sait. »

Agathonis convivium est. Voir les banquets de Plu-tarque , de Xénophon, de Platon .

Erisymachos. Plutarque écrit Erixymaque, et Platon ,Éreimaque.

Charmadam. Xénophon et Plutarque écrivent Char-mides: d’anciennes éditions de Macrobe, Carneades .

Alcinoi etDidonismensa. Odyss.,1. viii, v. 62;Éneid. ,1. i, v. 740.

Apud Athenas Alticas Areopagitœtacentes judicant.André Schott (Observait, humanarum, l.v,c. 29, p. 241,Hanoviœ, 1615, in-4”) fait remarquer que Macrobe setrompe en cet endroit, en confondant le silence qu’il at-tribue faussement à l’Aréopage, avec l’obscurité au seinde laquelle ce tribunal tenait ses séances. Plutarque , danslequel cette discussion (comme la meilleure partie de toutce septièmelivre)est puisée, parle du silence d’Oreste.Lefilsde Clytemnestre, après avoir tué sa mère, étant venu à Athè-nes pendant la fête appelée Anlhesteria, Démophon, alorsroi d’Athènes , voulant éviter que personne fût souillé enmangeant avec lui, et ne voulant cependant pas le lui fairesentir, imagina de servir chacun des convives à part; cequi les mit dans l’imposibilité de converser çnsemble.Voir Suidas au mot xôsç.

NuprevOÉî t’, ScfpXm te. Odyss., 1 .1 v, v. 221. Voyez sur cevers les observations de Clarke et d’Ernesti.

Oîov xat to 5’ cpe.^e. Odyss., 1. îv, v. 271. i

Quodsuperest, lœti bene gestis. Énéid. , 1. ix, v. 157.

Nüv S’IpxeaD’ ÈTtl ûeïxvov. Iliad., 1. n, v. 381.

Chap. II. ’Qç 7|8û toi atoOéma. Andromed. fragment,édit. Boèk., p. 421, t. ni. Amyot traduit, dans Plutarque :Combien en soi a de suavitéLe souvenir d’un danger évité!

Forsan et hœc olim. Énéid. , 1. 1 , v. 203.

'fiN e'çtop Nï)Xr)ï4Sr). Odyss., 1. m, v. 247.

Sedsingula lœtus. Énéid. ,h vm, v. 311.

Chap. III. Quando bracchio te emungebas. Nous disonsen français , se moucher à la manche.

Natu nobilis. L’édit, de Cologne , porte natu Liybius.

Foratas haberc aures. Cicéron voulait encore par làfaire à Octave un reproche de mollesse. L’usage de percerles oreilles était commun à tous les peuples de l’Orient.Pétrone l’attribue aux Arabes : Pertunde aures, ut mi-temus Arabibus; Juvénal , aux habitants des rives del’Euphrate (Salir. î); Xénophon (Anabas.,1. m)aux Ly-diens. Un ancien interprète de Juvénal prétend que c’étaitle signe des affranchis qui avaient obtenu la liberté pourprix de la débauche. Apulée , au contraire,dans son traitéde la doctrine de Platon , dit que c’était le signe des jeu-nes gens d’une haute naissance. (Cf. Barlh.ad Claudian.vi consul. Honwr. v. 528).