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traitait des diverses mutations que les motséprouvent, telles que la déclinaison, la conjugai-son, la comparaison, etc.; Varron les comprendtoutes sous le nom de déclinaisons. Il ne nousreste que les livres sept à neuf; encore sont-ils très-défectueux et remplis de lacunes. L’auteur n’admetque deux espèces de mots, les noms et les verbes,auxquels il rapporte toutes les autres parties dudiscours. 11 distingue enfin deux espèces de décli-naisons , dont il appelle l’une arbitraire et l’autrenaturelle ou nécessaire. Dans l'une et dans l’autre,l’analogie et l’anomalie l’occupent alternativement.Il traite dans le septième livre de l’analogie d’unemanière générale; puis il rend compte de ce qu’onpeut dire pour prouver qu’elle n’existe pas dansles noms. Dans le huitième livre, il raisonne dans
le sens de ceux qui voient partout l’analogie. Leneuvième traite de l’analogie et de l’anomalie desverbes. Les trois livres suivants, qui complétaientla seconde partie, sont perdus, à quelques frag-ments près.
La troisième partie de l’ouvrage, qui traitaitdela manière de réunir les mots pour en faire despropositions et des phrases, ou de la syntaxe, secomposait de douze livres, et renfermait une espècede glossaire destiné à expliquer le sens des mots.C’est peut-être celle dont la perte est le plus à re-gretter.
( Extrait de Schoëll, Histoire de lalittéraire romaine. )
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