DK LA LANGUE LATINE.
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dérive de ire (aller), et semita (sentier) désigneun chemin où l’on marche à l’étroit et, pourainsi dire, à demi. — 36. On dit qu’un champest cultus (cultivé), parce que les semences s’iucorporent ( coalescunt ) avec la terre. Jncultus (in-culte) s’explique de même en sens contraire. Dece que 1 usage était originairement de recueillir( capere ) les fruits dans la plaine, on lui a donnéle nom de campus (champ); mais, depuis, laculture s’étant étendue aux lieux qui la dominent,on appela ces lieux colles (collines), de colere(cultiver). Quant aux terrains que les propriétai-res ne pouvaient cultiver, à cause des bois oud’autres obstacles, mais où ils pouvaient fairepaître leur bétail, l'usage auquel on les em-ployait leur fit donner le nom de saltus. Les Grecsdisent vojmù, de vsjuo (paître), d’où est venunotre mot nemora. — 37. Fundus (fonds deterre) dérive de fundamentum (fondement),parce qu’un champ est, en quelque sorte, unfondement de bestiaux et d’argent; ou biende fundere (répandre, produire), parce qu’ilproduit beaucoup de fruits annuellement. Vinetaet vineœ, vignobles, dérivent de vitis (vigne) etmulta (abondantes). Vitis (vigne), de vinum(vin), qui dérive de vis (violence) ; et de là vin-demia (vendange), de demere (ôter, cueillir), etde vitis. Seges (moisson), de satus, qui vientde semen (semence). Semen veut dire chose quin'est pas pleinement ce qu'elle est ensuite ; etde là seminaria (pépinière), semenlis (semaille),et d’autres mots de la même espèce. Fruges dé-signe ce que la moisson produit (fert) ; fruclus(fruit) vient de frui (jouir), spicœ (épis) de spes(espérance), culmus (tige) de culmen (sommet,élévation), parce que la tige se balance au-dessusdu champ. — 38. Area (aire) désigne le lieu oùle blé coupé est battu et sèche ( arescit ). La res-semblance a fait donner le même nom à certains
lieux vides de la ville. Ara (autel) a peut-être lamême étymologie, à moins plutôt qu’il ne dérivede ardor (ardeur), l’autel étant la place du feudes sacrifices ; et, dans ce dernier cas, area et aradiffèrent peu, puisque la sécheresse a pour causel’ardeur du soleil. — 39. Ou appelle champ res-tibilis celui que l’on cultive et resème chaque an-née (restituitur ac reseritur) ; et novalis, de no-vare (changer, mettre en jachère), celui dont laculture est intermittente. Arvus (champ labouré)et arationes (id.) viennent dearare (labourer);sulcus (sillon), de ce que le fer de la charruesoulève la terre (sustulit); porca (sillon de terre)de projicere (jeter devant). — 40. Prata (prés )vient de parare, parce qu’ils sont préparés sanstravail. Le nom de rura a été donné aux champs,parce qu’il faut chaque année recommencer lemême travail, pour recueillir de nouveaux fruits(i rursum ).» Siccius s'empresse, dit Sulpicius, deconcéder au peupleune vaste étendue de champ(rura) pour une place publique. » Prædia (hérita-ges) et prœdes (biens hypothéqués) viennent deprœstare (fournir, donner), parce qu’ils garan-tissent, à titre de gage, la foi du vendeur.
4i. Là où est aujourd’hui Rome, était au-trefois le Septimontium , ainsi nommé à causedes sept montagnes que Rome a depuis ren-fermées dans son enceinte. Au nombre de cesmontagnes est le Capitole, qui a été ainsi appeléparce que, dans le même lieu où l’on jetait lesfondements du temple de Jupiter, on trouva,dit-on, une tête d’homme ( capul ). Cette monta-gne se nommait auparavant Tarpéienne , du nomde la vestale Tarpéia qui y périt sous les coupsdes Sabins, et y fut ensevelie, comme l’attesteencore maintenant le nom de roche Tarpéiennedonné à une partie du Capitole. — 42. La mêmemontagne était originairement appelée Satur-nienne, nom qu’Ennius a étendu à toute la
piebant, campus dictus ; posteaquam proxima superioraloca colere ccpperunt, a colendo colles appellarunt ; quosagros non colebant propter silvas ant id genus, ubi pecuspossel pasci et possidebant, ab usu suo sallus nomina-runt. Hæc etiam Græcivop.à?, nostri nemora. — 37. Agerquod videbatur pecudnm ac pecuniæ esse fundaïucntum,fundus dictus; aut quod fundit quotquolannis multa.Vineta ac vinete a vite multa. Vitis a vino, idavi;bine vindemia, quod est vinidemia ant vitidemia. Segesab satu, id est semine. Semen quod non plene id quodinde; hinc seminaria; sementem, item alia. Quodsegetes feront, fruges; a fruendo fruclus ; ab spespicœ, ubi et culmi , quod in summocampo nascuntur,et summum culmen—38. Ubi frumenta secta, utteranturet arescant, area. Propter liorum simililudinem inurhe loca pura areœ; a quo potest etiam ara deum,quod pura; nisi potins ab ardore, ad quem ut sit, fitara; a quo ipso area non abesf, quod qui arefacit ardorest solis— 39. A ger restibilis qui restituitur ac reseritur
quolquotannis; contra qui intermittitur, a novando novalis. Ager arvus et arationes ab arando ; ab eo quod ara-tri vomer sustulit, sulcus; quo ea terra jacta id estprojecta, porca. — 40. Prata dicta ab eo, quod sine opéréparafa. Quod in agris quolquotannis rursum facienda ea-dem, ut rursum copias frnctus, appellata rura. Dividilillico Siccius, scribil Sulpicius, plebel rura largiter adaream. Prædia dicta, item ut prœdes, a prcstando,quod ea pignore data publice mancupis fidem præstent.
41. Ubi nunc est Roma, erat olim Septimontium, no-minatum ab tôt montibus, quos poslea urbs mûris com-preliendit. E quis Capitolium dictum, quod hic, quomfundamenta foderentur ædis Jovis, caput humannm dici-tur inventum. Hic mons ante Tarpeius dictus a virgineVestale Tarpeia, quæ ibi ab Sabinis necata armis etsepulta; quojus nominis monimentum relictum, quodetiam nunc ejus rupes Tarpeium appellatur saxum. — 42.Hune antea montem Saturnium appellatum prodideruut,et ab eo laie Saturniam terram, ut etiam F.nnius
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