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VARRON.
contrée. On lit que dans l’antiquité on y voyaitune ville appelée Saturnia , dont il reste encoreaujourd’hui trois vestiges : un temple de Saturnedans les gorges de la montagne ; une porte nom-mée actuellement Pandana, et qui, selon Junius,s’appelait Saturnia, et était située au même en-droit ; et enfin le nom de postici (de derrière),qui, dans les lois privées sur les édifices, estdonné aux murs adossés au temple de Saturne.
43. Le nom de VAventin a plusieurs éty-mologies. Nævius le fait dériver de aves (oi-seaux), parce que c’est là que les oiseaux serendent des bords du Tibre ; d’autres veulentque ce mont ait été ainsi appelé du nom d’unroi Albain qui y aurait été enseveli ; d’autresenfin tirent ce nom de adventus (arrivée), parceque les Latins y venaient adorei Diane dans untemple commun, consacré à cette déesse. Jecrois plutôt que ce nom dérive d 'aduectus, parcequ’autrefois ce mont était entouré de marais, etqu’on ne pouvait s’y rendre de la ville que surdes bateaux, comme semblent l’indiquer le nomde Vélabre, que porte aujourd’hui le lieu par oùse faisait le transport, et la chapelle Vélabre,qu’on voit à l’extrémité de la nouvelle voie, à l’en-droit du débarquement. —44. Vélabre vient devehere (transporter). Faire passer l’eau moyen-nant un salaire se dit aujourd’hui velaturam fa-cere. Merces vient de mereri (acquçrir) et deœs (cuivre, monnaie). Le prix du transport étaitde trois deniers ou quart de l’as. Ainsi on lit dansLucilius : quadrantis ratili (d’une pièce à l’effigied’un navire), par allusion au transport dont jeparle.
45. Rome était originairement divisée en vingt- !sept parties, comme l’atteste le nombre égal !
appellat. Anliqiium oppidum in hoc fuisse Salurnia scri-bitur. Ejus vestigia etiam nunc manent tria : quod Saturnifanum in faucibus; quod Saturnia porta, quam Juniusscribit ibi, quam nunc vocaut Pandanam; quod postædetn Saturni in ædiliciorum legibus privatis parietespostici mûri sunt scripti.
43. Aventimim aliquot de causis dicunt. Nævius abavibus, quod eo se ab Tiberi ferrent aves; alii ab regeAventino Albano, quod ibi sit sepultus; alii adventinumabadventu bominum, quod commune Latinorum ibi Dia-na; templum sit couslilutum. Ego maxume puto, quod abadveetu ; nam olim paludibus mons erat ab reliquis dïs-clusus, itaque eo ex urbe advehebantur ratibus : quojusvestigia, quod ea, qua tum vehebantur, etiam nuncdiciturVelabrum, et, unde escendebaut, ad infumam Dovamviam locus sacellumVelabrum.— 44. Vêla bruni a vebendo.Velaturam facere etiam nunc dicuntur, qui id mercedefaciunt. Merces dicitur a merendo et ære. Huic vecturaquadrans ; ab eo Lucilius scripsit :
Quadrantis ratili,quia ratibus transibant.
45* Keliqua Urbis loca olim discreta , quom Argeomm
des lieux consacrés à la sépulture des Argiens.On croit que ce nom à’Argiens remonte à l’é-poque où l’Hercule argien vint, avec d’autreschefs, s’établir dans la terre de Saturne, au lieuoù Rome fut bâtie. De ces différentes régions,la première est appelée Suburane, la secondeExquiline, la troisième Colline, la quatrièmePalatine.
46. La région Suburane est dominée par lemont Cœlius , ainsi nommé de Cælius Vibennus,célèbre chef tusque, qui vint, dit-on, avec satroupe secourir Romulus contre le roi Tatius.Plus tard ces auxiliaires, après la mort de leurchef, furent, dit-on, forcés par.les Romains dedescendre dans la plaine, parce qu’ils occupaientun lieu fortifié, qui les rendait suspects. De làle nom de Tusque, donné à un quartier de Rome,où l’on voit la statue de Vertumne, divinité prin-cipale de l’Étrurie. Suivant la même tradition,ceux des compagnons de Cælius qui n’avaientpoint paru suspects obtinrent la permission derésider dans un lieu appelé Cœliolus, qui fait au-jourd’hui partie du Cælius. — 47. A ce mont tou-chent les Carènes, qui renferment un lieu appeléCéroliensis, comme l’atteste l’inscription duquatrième sanctuaire de la quatrième région :Ceriolensis , quarticeps circa Minerinum , etc.Ce lieu, d’abord appelé Carènes à cause de lacontiguïté, fut ensuite nommé Cerolia, parceque c’est là, près de l’oratoire de Strénia, quecommence la voie Sacrée, qui aboutit à la cita-delle ( arx ) , par où les sacrificateurs passent tousles mois pour se rendre à la citadelle, et par la-quelle les augures, venant de la citadelle, ontcoutume d’inaugurer. On ne connaît communé-ment de la voie Sacrée que la partie où l’on com-
sacraria in septem et XX partis urbis sunt disposita. Ar-yens dictos putanta principibus, qui cum Hercule Argivovenere Romani et in Saturnia subsederunt. E quis primaest scripta regio Suburana, secunda Exquilina, tertia Col-lina, quarta Palatina.
46. In Suburanæ regionis parte princeps est Cœliusnions, a Cælio Vibenno Tusco duce nobili, qui cum suamanu diciturRomulovenisseauxiliocontraïatium regem:bine post Cælii mortem , quod nimis munita loca tenerentueque sine suspicione esse rit, deducti dicuntur in planton.Abeis dictus vicus Tusctis, etideo ibi Vortumnum slare,quod is deus Etruriæ princeps. De Cælianis qui a suspi-cione liberi essent, traductos in eum locum, qui vocaturCœliolus, cum Cæho nunc conjunctum. —47. Huicjun-ctæ Carinæ et inter eas quem locum Ceroiiensem appella-tumapparet, quod primæ regionis quartum sacrariumscriptum sic est :
Ceroliensis, quarticeps circa Minervium qua eCælio monte iter in Taberuola est.
Ceroliensis a Carinarum junctu dictus Carinæ, posteaCerolia , quod bine oritur caput Sacrœ viœ ab Streniæsacello, quæ pertinel in arcem, qua sacra quotquot men-sibus feruntur in arcem, et per quam augures ex arcc