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VARRON.
vis et Diespiter, c’est-à-dire père du jour. Delàles noms de Dies et Divos, et les expressions sub<ïivo, Dius Fidius. C’est pourquoi son templeest ouvert par le haut, afin que par cette ouver-ture on puisse voirie ciel ( divom ). Quelques-uns prétendent qu’il n’est pas permis de jurerpar lui dans un édifice couvert. Suivant Ælius,Dius Fidius veut dire fils de Diovis, de mêmeque le surnom de Aiouxopoç, fils de Jupiter, que lesGrecs donnent à Castor. Le même auteur penseque ce dieu est le Sancus des Sabins, et l’Herculedes Grecs. Jupiter est encore appelé Dis pater,en tant que dieu des lieux bas de la terre, oùtout retourne après la vie; et comme il présideà la fin de l’existence ( ortus ), on l’appelle aussiOrcus. — 67 De même que Jupiter est le ciel,la terre, son épouse, a été nommée Junon, parcequ’elle concourt avec lui à la vie (juvat), et reine,parce que toutes les choses terrestres sont soussa puissance.
68. Le soleil est ainsi nommé, ou parce queles Sabins l’appelaient de ce nom, ou parce queseul {soins) il produit le jour. La lune tire sonnom de lucere (luire), parce qu’elle luit seulependant la nuit. C’est pourquoi elle est appeléeNoctiluca sur le Palatium, où son temple res-plendit pendant la nuit. De même qu’on a donnéle nom A’Apollon au soleil, on a donné celuide Diane à la lune. Le premier est grec, et lesecond latin. La lune est aussi nommée Diviana,parce qu’elle parcourt le ciel en haut et en large.Ennius, dans son Épicharme, l’appelle encoreProserpine, parce qu’elle se cache souvent dansle sein de la terre. Le nom de Proserpine ex-prime le mouvement qu’elle décrit à droite et à
gauche, comme un serpent ; car serpere et pro-serpere étaient autrefois synonymes, comme onle voit dans Plaute : Quasi proserpens bestia. —69. Les Latins semblent aussi lui avoir donné lenom de Junon Lucine, ou parce qu’elle est laterre, suivant les physiciens, et parce qu’elleluit ; ou parce que, depuis le moment de la concep-tion jusqu’à celui de l’accouchement, la luneaide au développement de l’enfant ( juvat) pen-dant un certain nombre de mois : de sorte quele nom de Junon Lucine aurait été formé dejuvare et de lux (lumière). C’est pourquoi les.femmes en mal d’enfant l’invoquent comme lamère des mois et la déesse tutélaire de la,nais-sance. Les anciens ont sans doute eu en vue cesrapports ; car autrefois les femmes étaient dansl’usage de consacrer leurs sourcils à cette déesse,comme l’offrande la plus agréable qu’elle pût re-cevoir, la partie du corps qui reçoit la lumièreétant naturellement la plus digne de Junon Lu-cine. — 70. Ignis (feu) dérive de gnasci (naître),parce que le feu produit tout ce qui naît. C’estpourquoi lachaleur est un des éléments de la vie,et le froid un signe de mort. Volcanus (Vulcain,dieu du feu) tire son nom devis (violence).Comme la nature du feu est de briller, fulgere(briller) adonné naissance àfulgor ou fulgur(éclair), fulmen (foudre), et fulguritum (ce queles dieux irrités ont frappé de la foudre).
71. Lympha rappelle le mol écoulement del’eau (lapsus lubricus). La fontaine Juturnaattire les malades par l’appât de son nom, quidérive de juvare (aider, soulager). Des diversnoms des fontaines, fleuves, et autres eaux, ontété formés ceux des dieux qui y président, comme
Divomque hominumque pater rex.
Pater quod patefaciat semen, nam tum esse conceptumpatet, inde cum exit quod oritur. — 66. Hoc idem magisostendit antiquius Jovis nomen; nam olim Diovis etDiespiter dictns, id est dies pater. A quo dei dicti quiinde, et dius et divos, unde sub divo, Dius Fidius. lta-qne indeejus perforatum tectum , utea videatur divom idestccelum; quidam negant sub tecto per liunc dejerareoportere. Ælius Dium Fidium dicebat Diovis filium, utGræci Aiôçxopov Castorem, et putabat hune esse Sancumab sabina lingua, et Herculem a græca. Idem hic Dis paterdicitur, intimus qua est conjunctus terræ, ubi omnia utoriuntur, ita aboriuntur : quare, quod finis ortus, Orcusdictus. — 67. Quod Jovis Juno conjux et is cælum : hæcterraquæ eadem tellus, et ea dicta, quod una cum Jovejuvat,Juno, et regina, quod hujus omnia terrestria.
68. Sol, vel quod ita Sabini, vel solus ita lucet ut exeo deo dies sit. Lun a vel quod sola lucet noctu , ita-que ea dicta Noctiluca in Palatio; nam ibi noctu lucettemplum. Hanc, ut Solem Apollinem , quidam Dianamvocant; vocabulum grrecum alterum, alterum latinum ,et hinc, quod luna in altitudinem et latitudinem simnleat, Diviana appellata. Hinc Epicharmus Enni Proserpi-naro quoque appellat, quod solet esse sub terris. Dicta
Proserpina, quod hæc ut serpens modo in dexteram,modo in sinistram partem late movelur. Serpere et pro-serpere idem dicebant, ut Plautus quod scribit :
Quasi proserpens bestia.
69. Quæ ideo quoque videlur ab Latinis Juno Lucinadicta, vel quod et ea terra, ut pliÿsici dicunt, et lu-cet; vel, quod ab luce ejus, qua quis conceptus est,usquead eam, qua parlas quis in lucem, luna juvat,donec mensibus actis produxit in lucem, ficta a juvamioet luce Juno Lucina : a quo parientes eam invocant, limaenim nascentium dux quod menses hujus Hoc vidisseantiquos apparet, quod mulieres potissimum superciliasua attribuerunt ei deæ; hic enim debuit maxime collo-cari Juno Lucina, ubi a diis lux dalur oculis. — 70. Ig-nis a gnascendo, quod hinc nascitur, et omne quod nas-citur ignis gignit ; ideo calet, ut qui denascitur eum amit-tit ac frigescit. Ab ignis jam majore vi ac violentia Vol-canus dictus. Ab eo quod ignis propter splendorem fui-get, et fulgor et fulmen et fulgur et fulguritum quodfulmine ictum conlrariis diis
7t. Ab aquæ lapsu lubrico lympha. Lympha Ju-turna, quæ juvaret; itaque mnlti ægroti propter id no-men hanc aquarn petere soient. A fontibus et fluminihusac ceteris aquis dei, ut Tiberinus ab Tiberi, et ab lacu