DE LA LANGUE LATINE.
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Tiberinus de Tiberis (Tibre), Velinia du lacVelinus, Lymphœ Commotiœ du mouvement(i commotus ) qu’éprouve l’île du lac Cutiliensis. —72. Neptune a été ainsi nommé de nubere, quichez les anciens signifiait se voiler , se couvrir,et d’où est dérivé nuptus, nuptice (noces), parceque la mer couvre la terre, comme les nuagescouvrent le ciel. Salacia (reflux), de salum (meragitée); venelia (flux), de venire (venir) et dumot ventus, qu’on lit dans Plaute : Quod ibidixit, etc.
; 3. Bellone, autrefois Duellone, dérive de hél-ium (guerre), qui a remplacé l’ancien mot due/,tum. Mars est ainsi appelé parce que dans la guerreil préside aux mâles ( maribus), ou par dérivation de Mamers, nom sabin. Quirinus, de Qui-rites; virtus (vertu), de virililas, virilité, forcede l’homme ; honos (honneur), de bonus ou omis(fardeau). C’est pourquoi on appelle honnête cequi est pesant, comme dans cette sentence :C’est un fardeau que l'honneur qui soutient lachose publique. Castor est un mot grec. Le nomde Pollux, qui vient du grec, se voit écritPolluées, noXuÎEuxriç, dans les anciens livres la-tins. Coneordia (concorde) vient de cor , cordis(cœur), et de congruere (qui sympathise). —74. Feronia , Minerva , Novensides , sont desnoms sabins. Hercule, Vesla, Salut, Fortune,Fors, Fides (foi), sont aussi des noms d’originesabine. Les autels élevés à Rome par le roi Ta-tius portent également des noms qui sentent laiangue des Sabins. On voit, en effet, dans lesAnnales, qu’il en éleva à Ops, à Flore, à Vedius,à Jupiter et Saturne, au Soleil, à la Lune, àT ulcain, à Summanus, à Larunda, à Ter-minus, à Quirinus, à Vertumne, aux Lares, à
Velini lelinia, et Lymphes Commotiœ ad lacum Cuti-liensem a commotu, quod ibi insula in aqua commovetur.— 72. Neptunus, quod mare terras obnubit ut nubescælnm , ab nuplu îd est opertione ut antiqui, a quo nup-tiœ, nuptus dictus. Salacia Neptuni a salo. Venelia aveniendo ac ventu illo, quem Plaulus dicit :
Quod ibi dixit qui secundo vento vectus estTranquillo mari ; ventum gaudeo.
73. Bellona a bello nunc, quæ Duellona a duello.Mars ab eo, quod maribus in bello præest, aut quod ahSabmis acreptus, ibi est Mamers. Quirinus a Quiritibus.Virtus ut viri vis a virilitale. Honos ab honere siveonere, itaque honestum dicitur quod oneratum, et die-tum :
Onus est honos qui sustinet rempublicam.
Castoris nomen græcum- Pollucis a Græcis nomenquod est, in latinis lileris veteribus inscribitur, ut IToXu8 e 6 x 7 ;;, Polluces, non ut nunc Pollux. Concoi'dia a cordecongruente. — 74 . Feronia, Minerva, Ifovensidcs a Sa-biuis. Paulo aliter ab eisdem dicimus Hcrculem, Pes-tam, Satutem, Forturmm, Fartent, Fidem. Et aræaliinum linguam oient quæ Tali regis voto sunl Romæ
Dianeet Lucine. Quelques-uns deces nomstien-nentdes deux langues, comme des arbres plan-tés sur les confins de deux héritages mêlent etentrelacent leurs racines. Le nom de Saturne,en effet, peut avoir dans notre langue une autrecause que dans celle des Sabins; ainsi de Dianeet des autres divinités dont j’ai parlé plus haut.
75. Voilà ce qui regarde les êtres immortels :passons maintenant aux êtres mortels. Parmices derniers sont les animaux aériens, aquatiquesetterrestres. Je commencerai par ceux qui habi-tent la région la plus élevée. Leur nom général estalites (oiseaux), dénia (&\\e),eivolucres, de vola-tils (vol). On les divise en plusieurs espèces, dontla plupart tirent leur nom de leur cri, comme lahuppe, le coucou, l' hirondelle, lachouette(M/w/«),le hibou (bubo ), 1 epaon, l’oie ( anser ), la poule{gallina), la colombe. — 76. Les noms de quel-ques autres ont d’autres causes, comme noctua,parce que l’oiseau qu’on appelle ainsi veille etchante pendant la nuit ; lusciniola, parce que lechant plaintif ( luctuosus ) du rossignol rappelleles malheurs et la métamorphose de Progné.Ainsi galeritus (cochevis) et motacilla (hoche-queue) sont les noms de deux oiseaux, dont l’una la tête surmontée d’une plume qui ressembleà un chapeau ( galerus ), et l’autre a la queuetoujours en mouvement. Le merle est ainsi ap-pelé, parce qu’il vole seul ( mera ) ; au contraire,le geai ( graculus) tire son nom de ce que cetteespèce d’oiseaux vole en troupe (gregatim' I,comme certains troupeaux que les Grecs appel-lent yapyapa. Ceux qu’on appelleyrcedw/a (bec-fi-gue) et miliariæ (linot), ont été ainsi nommés,parce que les uns se nourrissent de figue et lesautres de millet.
I dedicafæ; nam ut Annales dicunt, vovit Opi, Florœ,
| Vedio, Jovi Saturnoque, Soit, Lunœ, Volcano et Sum-mono itemque Larundœ, Termina, Quirino, Vor-tumno, Laribus, Dianœ Lucinœque. E quis nonnullanomina in utraque lingua habent radices, ut arbores quæin confinio natæ in utroque agro serpunt : polest enimSaturnus hic de alia causa esse dictus atque in Sabinis,et sic Diana et de quibus supra dictum est.
75. Quod ad immortaleis attinet, hæc; deincepsquod ad mortalis attinet videamus. De lus anirnaiia in tri-bus locis, quod sunt in aere, in aqua, in terra. A snmmaparte ad inlimam descendam. Primum nomen omnium :alites ab alis, volucres a volatu. Deinde generatim : deliis pleræque ab suis vocibus ut hæc : upupa, cuculus,cornus, hirundo, ulula, bubo ; item hæc :pavo, an-ser, gallina, columba. — 76. Sunt quæ aliis de eau-sis appellatæ, ut noctua, quod noctu canit ac vigilat,lusciniola, quod luctuose canere exislimatur atque esseex Attica Progne in luctu facta avis. Sic galeritus etmotacilla, altéra, quod in capite habet plumam elatam,altéra quod semper movet caudam. Mcrula, quod meraid est sola volitat ; contra ab eo graguli, quod gregatim ,ut quidam Græci greges Yapyapa. Ficedula et miliariæa cibo , quod alteræ fico, alteræ milio fiant pingues.