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VARRON.
77. Les uomsdes mi imaux aquatiques sont enpartie latins, en partie étrangers. Murœna (lam-proie), cybium, thunmis (thon), melandrya eturœon, sont entièrement grecs. La plupart des pois-sons doivent leurs noms à quelque ressemblanceavec des choses terrestres : anguilla (anguille),lingulaca (sole), sudis; d’autres à leur couleur :asellus (merlus), umbra, turdus; d’autres à unecertaine propriété : lupus (loup), canicula (chiende mer), torpédo (torpille.) Les noms de quelquescoquillages sont également grecs, comme peloris(palourde), ostreœ (huîtres), echinus (hérisson).Ceux qui sont latins tirent leur origine de quel-que ressemblance, comme : surenœ, pectunculi ,ungues.
78. Il y a quelques animaux amphibies,dont les uns ont des noms grecs, comme : po-lypus, hippopotamos, crocodilos ; et les autresdes noms latins, comme : rana, (grenouille), àcause de son coassement;anus (canard), qui dé-rive de «are (nager), et mergus, qui vient demergere { plonger), parce que cet oiseau plongedans l’eau pour y chercher sa proie. — 79. Il ya encore d’autres npms, ou dérivés du grec,comme querquedula (cercelle), de xepxcufiç ; hal-cedo (alcyon), de àÀxuwv; ou latins, comme testu-do, parce que la tortue est couverte d’une écailleépaisse ( testa ); lolligo, poisson volant, dont lenom s’écrivait autrefois volligo, de volare. Dansle Latium, comme en Égypte, il y a des qua-drupèdes amphibies, que nous appelons lytra(loutre) et Jiber (bièvre) : le premier, parce qu'ilscie, dit-on, les racines des arbres sur la rive etles coupe, Xuet ; le second, parce qu’il a coutumede se montrer sur les bords du fleuve, et que chezles anciens fiber signifiait extrémité : d’où fim-
77. Aqualilium vocabala animalium partim sunt ver-nacula partim peregrina. Foris murœna quod pupaivagræce, cybhim et thunmis, quojus item partes graecis,vocabnlis omnes, ut melandrya atque urœon. Vocabulapiscium pleraque translata a terrestribns ex aliqiia partesimilibus rebtis, nt anguilla, lingulaca, sudis; aliaa coloribns, ut turc : asellus, umbra, turdus; alia a viquadam, ut hæc : lupus, canicula, torpédo. Item in con-cbylis aliqua ex græeis, ut peloris, ostreœ, echinus.Vemaeula ad similitndinem, ut surenœ, pectunculi,ungues.
78. Sunt etiam animalia in aqua quæ in terraminterdum exeant, alia græcis vocabulis, ut polypus, hip-popotamios, crocodilos, alia latinis, ut rana, anas,mergus ; a quo Græri ea quæ in aqua et terra possuntvivere vocant àpçiëta, ê qnis ratia, a sua dicta voce,anùs anando, mergus quod mergendo in aquam captatescam— 79. item aliæ in hoc genere a græcis, utquerquedula xepxùupi;, halcedo quod ea ô).xuùv ; la-tina, ut tesludo quod testa tectum lioc animal, lolligoquod snbvolat, litera commutata, primo volligo. UtÆgypti * n Rumine quadrtipes, sic in Latio, nominati ly-tra cl jiber, lytra qu-- 1 Ruceîdere dicilur ârborum radi-ées in ripa atque eas dlssoivere, at> Xûw; fiber, [extrema
briœ, extrémité de la saie, et fibra, fiber, extré-mité du foie
80. Je parlerai d’abord de ce qui regardeles hommes, puis les animaux domestiques,puis les bêtes sauvages. Je commencerai parles titres publics. Le nom de consul désignele magistrat chargé de consulter le peupleet le sénat, à moins plutôt qu’il ne faille en-tendre consulere dans le sens que lui donneAccius dans son Brutus : qui recte consulat,consul fuat. Ici consulere signifie juger avecsagesse. Le préteur est ainsi nommé, parcequ’il préside ( prœil ) à la justice et aux armées :d’où cette expression de Lucilius : L'office du pré-teur est de marcher devant. — 81. Le nom decenseur désigne le magistrat à l’arbritage du-quel (ad censionem) le recensement du peupleest commis ; le nom d'édile, celui à qui est confiéle soin des édifices sacrés et privés. Le nom dequesteur dérive d equœrere, parce que la fonc-tion du questeur était de percevoir les impôts etd’informer des délits : fonction qui a été depuisconféréeaux triumvirs. Plus tard, le même nom dequesteurs fut donné aux magistrats chargés desjugements qui ordonnent la question. Les tribunsdes soldats furent ainsi appelés parce que cha-cune des trois tribus des Ramnes, des Lucèreset des Titienses envoyait à l’armée un hommerevêtu de cette fonction. Ce même nom fut donnéaux magistrats chargés de protéger le peuple,parce que, lors de la retraite à Grustumerium ,les premiers tribuns du peuple furent des tribunsmilitaires. — 82. Le nom de dictateur dérive dedictum, parce que tout le monde était tenu d’o-béir à la parole de celui que le consul investis-sait de la souveraine puissance. Lemaître delà ca-
ora thiminis dextra et sinistra maxume quod solet videriet antiqui jibntrn dicebantextremum, a quo in sagis fini-briœ et in jecore extremum fibra, liber dictas.
80. Quæ sunt hominum propria primum, deinde depecore, tertio de feris scribam. Incipiam ab honore pu-blico. Consul nominatus, qui consuleret populum et se-natum, nisi illinc potius unde Accius ait in Bruto :
Qui recte consulat, consul fuat.
Prœtor dictus, qui præiret jure et exercitu ; a quo id Lu-cilitis :
Ergo prætorum est antidire.
81. Censor, ad quojus censionem, idest arbitrium, cen-seretur populus. Ædilis, qui ædes sacras et privatas pro-curaret. Quœstores a quærendo, qui conquirerent publi-cas pecunias et maleficia, quæ triumviri capitales nuncconquirunl; ab bis postea, qui quæstionum judicia exer-cent, quœstores dicti. Tribuni militum, quod ternitribus tribubus Ramnium, Lucerum, Titium olim adexercitum mittebantur. Tribuni plebei, quod ex tribu -nis militum primum tribuni plebei facti qui plebein de-fenderent, in secessiOne Crustumerina. — 82. Dictator,quod a consule dicebatur, quoi dicto audientes omnesessent. Maaister equitum, quod summa potestas hujus