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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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DE LA LANGUE LATINE.

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des noms des arts ou métiers auxquels ils serapportent. Je ne m’arrêterai pas sur cette sorted’étymologie, qui n’a rien d’incertain. — 94. Ilen est de même de prœsligiator (charlatan), mo-nitor (souffleur), nomenclator (nomenclateur),cursor (coureur), natator (nageur), pugil (athlètequi se bat à coups de poing). Les mots de cetteespece ont, pour la plupart, une origine ma-nifeste, comme legulus (qui cueille des fruits).

l’un vient de olea (olive), l’autre de uva (raisin);vindemiator (vendangeur), vestigialor (chasseur)et Venator (veneur) ont quelque chose de plusobscur. Cependant vindemiator ne peut venirque de tegere vinum (recueillir le vin), ou de(lemere vinum ds viti (ôter le vin de la vi-gne); vestigialor, de vestigia indigare fera-rum (poursuivre la trace des bêtes sauvages);Venator, de ventus (venue), qui se rattache àadventus (arrivée) et invenius (découverte).

95. Passons des hommes aux bestiaux. Pecus(bétail), d'où dérive pecunia, parce que la ri-chesse des pasteurs consistait uniquement dansle bétail,a une double origine : perpascere (paî-tre) etpe.s- (pied). Le pied est, en effet, la basesur laquelle repose ce qui est debout. Ainsi onappelle pes magnus (grand pied) l’aire d’un édi-fice. On dit encore que celui qui a commencéune chose a posé le pied. Par la même raison,pes a donné naissance à pecus, à pedica (lacet)et pedisequus (valet de pied). De là le nom depecvlia, servant à désigner les taureaux et lesbrebis, ou toute autre chose de cette nature ; carc'est en cela que consiste principalement le pé-cule. De là encore le nom de pèculal , vol desdeniers publics, parce que l’amende consistaitautrefois eu troupeaux. — 96. Les bestiauxdont on tire le plus grand fruit sont les mêmes

ces, ut in proxumo libro aperietur. Quare quod ab arteartifex dicilur nec multa in eo obscura, reliuquani. —94. Similis causa quæ absrientia vocatur aliqua, xAprces-tigiator, monitor, nomenclator : sic etiam quæ a stu-dio quodam dicuntur, cursor, natator, pugil. Etiam inboc généré, qua> sunt vocabula, pleraque aperta, ut le-gulus. ... alter aboleis, aller abuvis. Hæc si minus aperta:vindemiator, vestigialor et Venator : tamen inde estvindemiator, vel quod vinum legere dicitur, vel quod deviti id demunt, vestigialor a vestigiis ferarum quas inda-gatur, Venator a ventu , quod sequitur verbum adventumet inventum.

9,i. Hæcde hominibus. Hic quod sequilur de pecore,Ikec, Pecus ab eo quod perpascebant (a quo pecunia uni-versa, quod in pecore pecunia tum cousistebal pastori-bus) ; et standi fundamentum pes, a quo dicitur in a-di-liciis area pes magnus, et qui negotium instituit pedem po-suisse : a pede pecudem appellarunt, ut ab eodein pedi-cam et pediseguum. Et peculia tori atque oves aliudvequid, id enim peculium primum. Hinc peculatuni publi-cum primo, tum cuin pecore dicerelur multa et id essetcoartum in publicum, si erataversum.—96. Ex quo truc-

en Italie qu’en Grèce. Sus (porc) vient de lç; 5os(bœuf), de poüç; taurus (taureau), dexaupx; ovis(brebis), de oïç, mot ancien, qui a été remplacépar wpôêaTov, qui est moderne. Il est possibleque ces mêmes mots doivent leur origine, enlatin comme en grec, au cri de ces animaux.Armenta (troupeau de gros bétail) dérive dearare (labourer), parce que les bœufs sont prin-cipalement destinés au labourage : de là ari-menta, qui, par suite du retranchement de latroisième lettre, a produit armenta. Vilulus '(veau) vient ou de l’ancien mot grec kaXôç, oude vegetus (bien portant, vigoureux), vigitulus,vilulus; juvencus, de juvare (aider, servir à),parce que le jeune taureau peut déjà servir aulabourage. — 97. Capra (chèvre) vient de car-pere (brouter), d’où caprœ omnicarpœ; irons(bouc), du mot sabin Jircus, de même que edus(chevreau), qu'on écrit à Rome, et en beaucoupd’autres lieux, œdus, du mot sabin fedus. Por-cus (porc) a aussi une origine Sabine, qui estaprimo porcopor, à moins plutôt qu’il ne vien-ne du grec; car on lit dans les livres sacrés d’A-thènes xctTtpm xal iropxw.—98. A ries (bélier) vientde l’ancien mot grec àprjv, auquel correspond,chez les Latius, celui de arviga, d’où arvignus.Les victimes appelées arviges sont celles dont onfait cuire les entrailles dans une chaudière etnon à la broche, comme on le voit dans Âcciuset dans les livres des pontifes. On appelle ar-viga la victime qui a des cornes, parce quele bélier, qu’on a châtré, n’en a pas : d’oùle nom de vervex (mouton), ainsi appelé parceque sa nature a été, pour ainsi dire, renversée(versa ).— 99 . Agnus (agneau) vient de agnasci(naître auprès) ; catulus (petit chien), de catus(lin), à cause de son odorat subtil : d’où le mot

lus major, hic est qui Græeis usus. Sus, quod S;, bos,quod ftoü;, taurus, quod rocùpo;, item ovis, quod êï;, ilaenim antiqui dicebant, non ut nunc npôëarov. Possunt inLalio quoque ut in Græcia ab suis vocifcus liæc eademlicla. Armenta, quod boves ideo maxume parahautur, utinde eligerent ad arandnm ; inde arimenta dicta ; posteatertia litera exlrita. Vituïus, quud græce antiquitus ira-Xàî, aut quod plerique vegeti, vigitulus. Juvencus juvarequi jam ad agrum colendum posset.—97. Capra carpa , aquo scriptum omnicarpœ caprœ. Ircus , quod Sabinifircus : quod illic fedus, in Lalio rure edus; qui in urbe,ut in mullis A addito, ædus. Porcus, quod Sabinis dic-tion APRIMO PORCOPOR, inde porcus ; nisisia Græeis,quod Athenis in iibris sacrorum scripla xi—pio xai T or.x’.s.

— 98- Aries, quod euni dicebant ôpf|V veleres, nostri arvi-ga, bine arvignus. Hæcsunt quarum in sacriGciis exta inolla, non in veru cocunlur, quas et Accius scribit et inpontificiis Iibris videmus. In bostiis eam dicunt arvigamquæ cornua habeat, quoniam is, quoi ovi mari tesliculidempti, et cornibus caret; ideo ut natura versa vervecdeclinalum. — 99. Pecoriovillo quodagnalus, agnus. Ca-tulus asagaci sensu et acuto; hinc canis, uisi quod, ut