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canis (chien), à moins que cet animal n’ait étéainsi appelé parce que, comme la trompette etle cor, il semble donner le signal (canere ), ouparce que, soit en gardant la maison de nuit etde jour, soit en chassant, il donne signai parses aboiements.
100 . Parmi les noms des bêtes sauvages, plu-sieurs sont également étrangers, comme pan-thera (panthère), leo (lion), et panlheris (pan-thère femelle), leœna (lionne), qui sont des mots' grecs. Panther et leœna , noms d’une espècede filets , ont la même origine. Tigris (tigre),nom d’une sorte de lion bigarré, qui n’a pas en-core pu être pris vivant, est un mot arménien.Chez les Arméniens, en effet, ce mot désigneune flèche et le fleuve de ce nom, ainsi appeléà cause de sa rapidité. Dans la Lucanie, le nomde l’ours a la même origine que celui des ha-bitants; dans le Latium, le nom de cet animalest imité de son cri. Cameïus (chameau) est unmot qui nous est venu de la Syrie avec l’ani-mal de ce nom , comme celui de camelopardu-lis (girafe), nom d’un quadrupède semblable auchameau pour la forme, et tacheté comme lapanthère, qu’on a tout récemment amené d’A-lexandrie. — 101. Apri (sanglier) vient de asper(âpre), parce que ces animaux vivent dans lesbois, à moins qu’il ne dérive du mot grec xà-upoç. Caprea (chevreuil), nom formé de capra,à cause de la ressemblance du chevreuil avecla chèvre. Cervi (cerfs), de gervi, mot employépar plusieurs auteurs, le g ayant été changé enc, parce que les cerfs ont de grandes cornes.Lepus (lièvre) a pour origine XÉrropiç, mot grecusité dans quelques parties de la Sicile. Les Sicu-les, suivant nos anciennes annales, étant issusde Rome,il est possible qu’ils aient porté ce moten Sicile, après l’avoir laissé ici. Volpes (renard)
tuba ac cornu aliquod signum cum dent canere dicuntur,quod hic item et noctu lucuquc in custodia et in venandosignum voce dai, canis dictus.
10(3. Ferarum vocabula item partim peregrina, ut pan-thera, leo, utraque greeea, et muliercula pantlieris etleæna. A quo eliam et rele quoddam panther et leœna.Tigris qui est ut leo varias, qui vivus capi adlmc nonpoluit, vocabulum e lingua armenia ; nam ibi et sagilta etquod vehementissimum llumen dicitur Tigris. Ursi Lu-cani origo, vel unde il II, nostri, ab ipsius voce. Camelussuo nomine syriaco in Latium venit, ut Alexandrea ca-melopardalis nuper adducta, quod erat ligura ut came-lus, maculis ut pantbera. — 101. Apri ab eo quod in lorisasperis, nisi a Græcis, quod hi xâitpoç. Caprea a similitu-dine quadam capræ. Cervi, quod magna cornua gerimt,-gervi, G in C mutavit, ut in mullis. Lepus, quod Siculiquidam Græci dicunt Xtrtopiv; a Roma quod orti Siculi,ut annales veteres nostri dicunt, lortasse bine illuc tule-runt et hic reliquerunt id nomen. Volpes , ut Ælius dice-bat, quod volât pedibus.
102. Proxuroe animalia sunt ea quae vivere dicuntur
dérive, suivant Ælius, d evolare (voler) et de pes(pied).
102. Après les animaux viennent les plantes,(virgulta) qui, sans être animées, sont vivan-tes. Virgultum vient deviridis (vert), qui dérivede vis (force, vertu), et désigne cette nature hu-mide, sans laquelle la plante se dessèche etmeurt. Vitis (vigne) dérive de vinum, parce quela vigne produit le vin ; malum (pomme, fruit),du mot grec éolien p.aXov; pinus (pim .... ju-gions (noix, fruit du noyer), de Jupiter et deglans (gland), parce que ce fruit, qui est très-bon et très-gros (optumus maximus ), a été con-sacré à Jupiter, et ressemble à un gland avantd’être écalé. Nux (noix) vient de nox (nuit),parce que le suc de la noix noircit les mains, demême que la nuit obscurcit le ciel. — 103. Lesnoms des plantes des jardins sont tantôt étran-gers et tantôt indigènes. Au nombre des premierssont ocimum (basilic), menta (menthe), ruta (rue),que les Grecs appellent aujourd’hui iniyavov, eau-lis (chou), lapathium (oseille), rapum (rave),anciennement fâtpoç et aujourd’hui fâtpavoç, ser-pillum (serpolet), rosa (rose), où l’s a remplacéIecZ, coriandron (coriandre), malachen (sortede mauve), cyminon (cumin). De même liliurn(lis) vient de Xétptov, malva (mauve) dep-aXâ^,et sisumbrium (sorte de menthe) de otffûuëpiov.— 104. Parmi les mots d’origine latine, je cite-rai lactuca (laitue), qui dérive de lac (lait), par-ce que ce légume a du lait; brassica (chou), deprœsicare, parce qu’il se dessèche peu à peu parla tige; asparagi (asperges), de asper (âpre),parce qu’on les récolte dans les broussailles, etparce que la tige de l’asperge est âpre et rude : amoins que ce mot ne vienne du grec ;
cucumeres (concombres), de curvor (courbure),comme qui dirait curvimeres. Fruclus (fruits),
t neque tiabere animant, ut virgulta. Virgultum dicitur aviridi, id a vi quadam humoris, quæsiexaruit, moritur.Ftïij, quod ea vini origo. Malum, quod Græci Æolis
dicunt (jlôXov. Pinus . Juglans, quod quoni
hæc nux antequam purgatur similis glandis, ltæc glansoptuma etmaxumaab Joveet glande juglans est appellala.Eadem nusc, quod, ut nox aêrem, liujus sucus corpusfacit atrum.— 103. Quæin ortis nascuntur, alia peregrinisvocahulis, ut Græcis ocimum, menta ,ruta, quant mine7iéiY avov appellant. Item coulis, lapathium, rapum; sicenim antiqui Græci quant nunc rapltanum. Item ltæcgræcis vocabulis : serpillum, rosa, una litlcia commu-tais. Item ex bis græcislatina : coriandron, malachen,cyminon. Item lilium ab lirio et malva a maladie etsisumbrium a sisymbrio. — 104. Vernacula : lactuca alacté quod olus id liabet lac. Brassica ut præsica, quodex ejus scapo minutatim præsicalur. Asparagi, quod exasperis virgullis leguntur, et ipsi scapi asperi sunt, nonleves; nisi græcum , illic quoque enim dicitur à<nr<xp<rr°5-Cucumeres dicuntur a curvore ut curvimeres dicti. Fruc-lus a ferundo, res et eæ quas fundus, et eæ quas quæ in