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VARRON.
(écuelle) et canislra (corbeille), qui passentpour être latins, sont d’origine grecque : on diten effet TpuêXîov etxaxoüv. Je laisse de côté d’au-tres mots dont l'origine grecque est évidente.
121 . La table ronde, où l’on met le vin, a étéappelée cilibantum, nom encore usité dans lescamps. Ce nom parait dérivé du grec xuXixsïov,xûXtij. Capis et son diminutif capula, noms d’uneespèce de coupes, de capere (prendre), parcequ’elles avaient des anses, au moyen desquelleson les prenait. On voit encore aujourd’hui parmiles vases sacrés quelques-unes de ces anciennescoupes en bois et en terre. — 122. Il y a aussides coupes appelées paterœ, dont le nom dérivede patulus (large, évasé). On s’en sert encoreaujourd’hui dans les festins publics, en mémoiredes usages antiques, lors de la création des ma-gistrats; et c’est dans une coupe de cette formeque, dans les sacrifices, le magistrat offre le vinaux dieux. Poculum dérive de potio (action deboire), d’où le fréquentatif potatio et repotia(repas du lendemain des nôces). Ces mots peu-vent encore venir du mot grec 7 toto<;, potio. —123. Aqua (eau) dérive de œquus, parce que sasurface est plane. Fons (source, fontaine) dési-gne le lieu d’où l’eau vive s’épanche [funditur ),de même que fistula désigne le tuyau par le-quel l’eau se répand (fusus). Le grand vase à vinfut nommé sinum , de sinus (sein, concavité),parce qu’il était plus profond que les coupesordinaire*. On a donné aussi le nom de lepestaau vase destiné au même usage, que, dans lessacrifices sabins, on dépose encore aujourd’huisur la table des dieux. J’ai trouvé dans les an-ciens écrivains grecs le nom de Xeiraff-r/i , qui a
rum a lalitudine iînxerunt. Patinas a patulo dixere, utpasillas, quis libarent cœnam, patellas. Tryblia et ca-nistra quod putant esse latiua, sunt græca : -rpuëXiovenfin etxavoOv. Græca reliqua quodaperta sunt unde sintrelinquo.
121. Meosa vinaria rotundanominabatur cilibantum,ut etiam nunc in castris. Id videtur declinatum a grac-eoxuXtxelü), id a pocuk) cylice. Quæ in iila capis et minorescapulæ, a capiendo, quod ansatæ ut prehendi possent idest capi. Harum figuras in vasis sacris ligneas ac ticlilisantiquas etiam nunc videmus—122. Prseterea in poculiserant paiera, ab eo, quod latum Lalini ila dicunt, di-ctæ. Hisce etiam nunc in publico convivio antiquitatisretinendæ causa, quom magistri fiunt, potiocircumfer-tur ; et in sacrificando deis hoc poculo magistratus dat deovinum. Pocula a potione,unde potatio et etiam repotia.Hæc possunt a polo, quod jcoto; potio græce. — 123. Origopotionis aqua, quod æqua summa. Fons unde funditure terra aqua viva, ut fistula a qua fusus aquæ. Vas vi-naritim grandius sinum ab sinu, quod sinum majoremcava îonem, quam pocula liabebant. Item diclæ lepestm,quse e tam nunc in diebus sacris Sabinis vasa vinaria inmensa deorum sunt posita; apud antiques scriptoresgrsecos luveni appellari poculi genus Woràv, quare vel
probablement passé de là chez les Sabins et lesRomains. — 124. Ceux qui versaient le vingoutte à goutte ont créé le mot gitltus, et ceuxqui le prenaient goutte à goutte ont égalementformé de sumere (prendre) le mot simpulum.Ces deux vases ont été remplacés dans les repaspar Vepichysis et le cyathus des Grecs; cen’est que dans les sacrifices qu’on a conservél’usage des vases nommés guttus et simpulum.
125. Il y avait une autre table pour les vases,qui s’appelait carlibulum : elle était en pierre,carrée, oblongue, et n’ayant qu’un seul pied.Dans mon enfance, on voyait dans plusieursmaisons, sous le compluvium, cette espèce detable, sur laquelle étaient posés des vases enairain comme la table. De gerere (porter) onforma le mot cartibum, d’où plus tard celui decarlibulum.
126 . Il y avait en outre une troisième table,également carrée, pour les vases, appelée urna-rium , et sur laquelle on mettait dans la cuisineles urnes remplies d’eau : ce qui depuis a faitdonner le même nom au vestibule des bains, oùl’on plaçait ordinairement cette sorte de table. Lemot urna vient de urinare (plonger), parcequ’on plonge l’urne dans l’eau pour la remplir.— 127. Imburvom, de urvum (courbure de lacharrue), parce que ce vase se recourbe paren haut; calix (calice), de caldus , parce qu’ony versait la bouillie chaude ou quelque breuvagechaud. Le vase où l’on faisait cuire les alimentstira de coquere et de cibus le nom de caccabum.Veru (broche) dérive de versare (tourner).
128. Sedere (s’asseoir) a produit sedes, se-dile, solium, sella, seliquastrum, qui, à leur
inde radiées in agrum Sabinum et Romanum sunt profec-
tæ_124. Qui vinum dabant ut minutatim fundcrenl, a
guttis guttum appellarunt; qui sumebant minutatim, asumendo simpulum nominarunt. In hujusce locum inconviviis e Græcia successit epichysis et cyathus; in sa-crifiais remansit guttus et simpulum.
125. Altéra vasariamensa eral lapidea quadrata oblonga,una columella : vocabatur carlibulum. lieoc in ædibusad compluvium apud multos me puero ponebatur et in eaet cum ea ænea vasa. A gerendo cartibum, unde cartibu-lum post dictum.
126. Præterea erat lertium genus mensæ et quadratævasorum, vocatum urnarium, quod urnas cum aquapositas ibi potissimum habebant in cuiina. Ab eo etiamnunc ante balineum locus ubi poni solebat urnarium vo-catur. Crnœ dictæ, quod urinant in aqua haurieuda uturinator. Urinare est mergi inaquam.— 127. Imburvomfictum ab urvo, quod ita flexum ut redeat sursum vor-sus; ut in aratro quod est urvom. Calix a caldo, quodin eo calda puis apponebatur et calcium eo bibebant. Vasubi coquebant cibum, ab eo caccabum appellarunt. Verua versando.
128. Ab sedendo appellalæ sedes, sedile, solium,sellce, seliquastrum. Deinde ab his subsellium : utsub-