1)E LA LANGUE LATINE.
tour, ont donné naissance ksubsellium.He, mêmeque subsipere désigne l'état d’un homme qui necomprend ou ne goûte pas pleinement une chose,subsellium est un diminutif de sella. Un siègedestiné à contenir deux personnes a été nommébisellium. Area désigne un coffre qui écarte lesvoleurs (arcet), parce qu’ils le trouvent fermé.Armarium (armoire) et armamentarivm (arse-nal) ont la même origine, mais par une dérivationdifférente.
129. Mundus muliebris (toilette, parure defemme) dérive de munditia (propreté). Omatus(ornement) a pour racines os (visage) et nasci(naître) : c’est en effet du visage que les femmestirent leur principale beauté : de là l’usage desmiroirs. Elles se servent aussi d’un fer chaudpour former les boucles de leur chevelure : de làle mot calamistrum , de calefacere. L’esclavequi était chargé de ce soin fut appelé cinerarius,de cinis (cendre), parce qu’il plongeait le ferdans la cendre pour le faire chauffer. L’aiguillequi sert à partager les cheveux ( discernere ) futnomm (xdiscerniculum. De explicare (démêler)est venu le mot pecten (peigne); et de spectare(regarder, contempler), spéculum (miroir). —
130. Vestis (vêtement) vient de vélum (voile);vélum, de vellus, toison, laine qui couvraittout le corps de la brebis; vellus, de vellere(arracher). Lanea, faite de laine. Réticulum,réseau propre à contenir la chevelure, de rete(filet); rete, de raritudo (interstice); capital,de caput (tête), nom de la bandelette qui servaità lier les cheveux, et que les prêtresses portentencore aujourd’hui; rica, de rit us (rit), nomd’une sorte de voile dont, selon le rit romain, lesfemmes se couvrent la tête dans les sacrificesLa mitre ( mitra ), et la plupart des autres or-nements de tète dont le temps a introduit l’u-
sipere quod non plane sapit, sic quod non plane eratsella, subsellium. Ubi in ejusmodi duo, bisellium dic-tuin. Area, quod arceantur Tores ab ea clausa. Arma-rium et armamentarium ab ead-m origine, sed déclinaisaliter.
129. Mundus muliebris dictus a munditia. Omatusquasi ab ore natus, bine enim maxunie sundtur quodeamdeceat. Ilaqueobid paraturspéculum. Calamistrum,quod bis calefactis in cinere capillus ornatur. Qui ea mi-nislrahat, a cinere cinerarius est appellalus. Oiscerni-culum, quo discernitur capillus. Pecten, quod per eumexplicatur capillus. Spéculum a speciendo, quod ibi seappelant. — 130 . Ves/is a vêtis; vêla abeo, quod velluslaua tonsa universa ovis. Id dictum quod veliebaut. l.a .n ea ex lana facta. Quod capillum conlinerel, diclum ar ''le réticulum. Rete a raritudine. Item texta fasciola quarapillum in capite aJligarent, dictum capital a capite,quod sacerdotulæ in capite eliam nunc soient habere. Sicrica ab ritu, quod romano rilu saciiliciuin feminae cumfaciuut, capila vêlant. Mitra et reliqua fere in capite post-ca addita cum votabuiis græc.s.
sage, tirent leurs noms de la langue grecque.
131. Je vais toucher ce qui regarde les vête-ments de dessous et de dessus ( indutus et ami-dus). Jeparlerai d’abord des premiers. Capilium.sorte de cape qui enveloppe la poitrine, de capere, pris dans le sens du verbe comprehendere,dont se servaient les anciens, c’est-à-dire con-tenir. 11 y a deux vêtements de l’espèce appeléeindutus : l’un nommé subucula, de sublus(dessous) ; l’autre, supparus, de supra (dessus),qui, du reste, est aussi uu nom osque. 11 y ade même deux vêtements de l’espèce appeléeamictus : l’un nommé palla, de palam (exté-rieurement) ; l’autre intusium, de intus (inté-rieurement), dont parle Plaute : lnlusiatampatagiatam (garni de clous d’or et de nœuds depourpre) caltulam (robe de femme, de couleurjaune) ac crocolulam (robe de femme, couleurde safran). Le luxe a introduit beaucoup d'autresvêtements, dont les noms sout évidemmentgrecs, comme asbeston (a priv., oSswuut, consu-mer). — 132. Amictus dérive de ambjedus,c’est-à-dire circumjectus (jeté autour). On ap-pelle aussi circumjectus le manteau dont lesfemmes s'enveloppent par-dessus leurs vêtementsordinaires. La bande de pourpre qui entoure l’a-mictus lui a fait encore donner le nom de cir-cumtextum (tissu autour). Ricinium était an-ciennement le nom du vêtement que nous appe-lons amictus, de rejicere, parce qu’on en reje-tait la moitié en arrière, à cause de son ampleur.— 133. Plus tard on en fit deux d’égale grandeur{par) , d’où est venu le mot parilia, qui a pro-duit pallia, IV ayant été supprimé par euphonie:parapechia (habit de femme), clamydes , nomsgrecs, ainsi que beaucoup d’autres. Lœna (man-teau des augures ou des soldats à la guerre), delana (laine) : ce vêtement avait l’épaisseur de
131. Prius dein indutui, tum amictui quæ sunt tau-gam. Capilium ab eo quod capil pectus, id est ut anli-qui dicebant comprehendit. Indutui alterum quod subtus,a quo subuctila; alterum quod supra, a quo supparus,nisi id, quod item dicunt Osce. Alleriusgeneris item duo :unum quod foris ac palam , palla; alterum quod intus,a quo intusium, id quod Plantas dicit :
Intusiatam patagiatam caltulam ac crocotulam.
Multa post luxuria attulil, quorum vocabulaapparet essegraeca, ut asbeston. — 132. Amictui dictum, quod amb-Jectnm est, id est circumjectum. A quo etiam quo ves-tilas se involviint, circvmjectui apprllant. Et quod ami-ctui liabet purpuram circum, vocant circutnlexlum.Antiquissimis amictui ricinium. Id, quod eo utebauturduplici, abeo quod dimidiam partem relrorsum jacichant,ab reiciendo ricinium dictum— 133. Ilinc quod facta duosimplicia paria, parilia primo dicla; Jî exclusum prop-ter levitatem. Parapechia, clamydes, sic multa gra>ca.Lœna quod de lana nuilta, duarum eliam logarum instar.Ut antiquissimum muüerum ricinium, sic hoc dupiexvuoruui
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