DE LA LANGUE LATINE.
que les Calendes de janvier sont appelées Nou-vel an à cause du renouvellement du soleil, lecommencement de chaque mois est appelé No-ues à cause du renouvellement de la lune. Cejour-là le peuple de la campagne se rendait au-près du roi. On retrouve les traces de ces anciensusages dans les cérémonies des Nones, qui ontlieu à cette époque dans la citadelle, lorsque leroi des sacrifices annonce au peuple les fêtes quedoit ramener le mois. Idus (Ides) vient du mottusque Itus , ou plutôt du mot sabin Idus (di-vision). — 29. Le lendemain des Calendes, lelendemain des Nones et le lendemain des Idesont été appelés atri, parce qu’ils étaient, enquelque sorte, le vestibule de nouveaux, jours.Les jours fastes sont ceux pendant lesquels lepréteur peut impunément prononcer toute sortede paroles (/an). Les jours dits comitiales diessont ceux où le peuple s’assemble {coït) pourdonner son suffrage, à moins qu’il ne se rencon-tre quelques fêtes mobiles, comme les Compita-les et les fêtes Latines.— 30. Les jours néfastes,au contraire, sont ceux où il est interdit ( nefasfari ) au préteur de prononcer les mots : do dicoaddico; de sorte que les plaidoiries sont suspen-dues, puisqu’il est impossible de faire un actejudiciaire sans se servir de quelqu’un de ces troismots. Que si le préteur a par mégarde prononcéune manumission, l’affranchi est libre, maiscontrairement à la loi; de même qu’un magis-trat, irrégulièrement nommé, ne laisse pas deconserver le caractère de magistrat. Si le préteura agi par mégarde, le sacrifice d’une victimeexpiatoire l’absout de sa faute; mais s’il a agisciemment, Quintus Mucius doute que son crimesoit susceptible d’expiation. -—31. Les jours ap-pelées intercisi sont ceux dont une partie estnéfaste et l’autre faste : néfaste, le matin et le
rernm vestigia in sacris Nonalibus in arce, quod tune fe-rias primas menslruas quæ futuræ sint eo mense, rexedicit populo, [dus ab eo quod Tusci Itus, vel potinsquod Sabini Idus dicunt.—29. Oies postridie Calendas,Nonas, Idus appellati atri, quod per eos dies novi inci-perent. Dies fasli per quos prætoribus omnia verba sinepiaculo licet fari. Comitiales dicti, quod tum ut coiretpopulus constitutum est ad suffragium ferendum ; nisi siquæ feriæ conceptæ essent, propler quas non liceret, utConipitalia et Latinæ.—30. Coiurarii borum vocantur diesnef asti, per quos dies nefas fari prætorem :do dico ad-dico; itaque non potest agi; necesse enim aliquo eornmuti verbo, cum lege quid peragitur. Quod si tum iinprn-dens id verlnim emisil ac quem nianuinisit, ille niliilominus est liber, sed vilio; ut magistral us vitio creatusniliilo secins magistratus. Prætor qui tum fatuscst,siimprudent fecit, piaculari liostia facta piatur ; si prudens
dixit, Quintus Mueius ambigebat eum expiari ut impiuin
non posse.— 3 i. Jntercisi dies sont per quos maneet ves-péri est nefas, medio lempore inter liosliam cæsam etexta porrecta fas; a quo quod fus tum intercedit, aut eo
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soir;faste, dans l’intervalle qui sépare l’immo-lation de la victime et la présentation des entrail-les : d’où intercisum, de intercidere (coupe'rpar le milieu), ou de intercedere (intervenir).Le jour qu’on appelle Quando rex comitiavit,fas , a tiré son nom de ce que, ce jour-là, le roides sacrifices se rend au comice, et que, pen-dant ce temps seulement, le travail est interdit;et en effet, l’action de la justice a souvent reprisson cours dans la même journée. — 32. Le jourappelé Quando slercum delalum, fas, a tiréson nom de ce que, ce jour-là, on balaye les im-mondices du temple de Vesta, pour les transpor-ter ensuite, par la voie dite clivus Capitolinus,dans un lieu déterminé. Le jour dit Alliensisdoit son nom au fleuve Allia, sur les bords du-quel les Romains furent mis en déroute par lesGaulois, qui vinrent ensuite assiéger Rome.
3 3. Je passe des noms des jours à ceux desmois, dont l’origine est, en général, évidente,si l’on commence à compter par le mois deMars ( Marlius ), qui, d’après l’institution de nospères, est le premier mois de l’année. Martius,en effet, vient de Mars. Le second mois, Avril,tire son nom, suivant Fulvius et Junius, deVénus, dont le nom grec est ’AcppoSm;; maiscomme je n’ai lu le nom d’Aphrodite dans au-cun de nos anciens livres, je crois plutôt qu’A-prilis vient de aperire , parce que le printempsouvre tout. Maius (Mai) vient de majores(vieillards); Junius (Juin), üejuniores (jeunes).— 34. Puis viennent Quihtilis (Juillet), Sexti-lis (Août), etc., jusqu’à Décembre , des noms denombre quintus, sextus, etc. Des trois autres,le premier a été appelé Januarius (Janvier), dunom du premier des dieux ; le second , Februa-rius (Février), suivant les auteurs que j’ai citésplus haut, de ce que, pendant ce mois, on sa-
est intercisum nefas, intercisum. Dies qui vocatur sic :Quando rex comitiavit, fas, is diclus ab eo quod eo dierex sacrificiolus it.it ad coniitium, ad quod tempus estnefas, ah eo fas; itaquepostid tempos lege actum sæpe. —32- Dies qui vocatur : Quando stercum delalum, fas,ab eo appellatus quod eo die ex æde Vestæ stercus ever-rilur, et per Capitolinumclivom in locuin deferlurcertum.Dies Alliensis ab Allia fluvio dictus; nam ibi exercitunostro fugato Galli obséderont Romain.
33, Quod ad singnloruin dierum vocabula pertinet dixi.Mensium nomina fere aperla sunt, si a Martio ut antiquiconstituerunt, numeres. Nam primusa Marte. Secundus, utFulvius scrihit et Junius, a Venere quod ea sit Aphrodite ;quojnsnomen ego antiquis literis quod nusquam inveni,magis putodietnm quod ver omnia aperit, Aprilem. Tertius
amajoribus Maius; qnartns ajunioribus dictus Junius. _
3 i. Deliinc quintus Quintilis, et sic deinceps nsquead De-cembremo numéro. Ad hos qui additi, prior a principedeo Januarius appellatus; posterior, ut idem dicuntscriptores, al) diis inferis Februarius appellatus, quodtum bis parentetur. Ego magis arbitrer Februarium s die
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