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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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VARROY.

sent qu’il ne s’agit pas d’une promesse sérieuse,qui puisse donner lieu à une action judiciaire.— 73. Spes (espérance) vient peut-être aussi despons, parce que l’espérance consiste à croireque ce qu’on souhaite ( quod volt) peut arriver;car si l’on croit qu’il arrivera ce qu’on ne souhaitepas, on craint alors, on n’espère pas. Les per-sonnages de l’Astraba, auxquels Plaute prêteles paroles suivantes, sont dans ce dernier cas :Poursuis, Polybadiscus, poursuis; j'aspire àposséder l'objet de mon espérance. Je me hâtede toute l’ardeur qui m'entraîne vers toi, 6 mafiancée! Or, la volonté n’anime pointées paroles;car le jeune homme n’espère pas véritablementce qu’il dit, et la jeune fille n’est rien moins quesa fiancée et l’objet de son espérance. — 74.Sponsor , prœs et vas ont de l’analogie sans avoirla même racine. Ainsi on appelle prœs celui àqui le magistrat adresse cette question ; prœsnees inpublicum (êtes-vous caution envers le peu-ple)? et qui répond : prœs. On appelle vas celuiqui garantit la comparution d’un autre en justice.L’usage était autrefois de présenter un garant,lorsque par soi-même on n’était pas en état desatisfaire aux suites d’un procès ; mais depuis,pour prévenir les abus qui pouvaient résulter decet usage, l'État prit des précautions contre ceuxqui vendaient leur héritage pour n’avoir pas àfournir de cautionnement sur leurs biens; et la.loi sur les mancipations interdit la faculté deprésenter des garants.

75. Canere (chanter) et les composés aceaniteXsuccanit, ainsi que canto et cantatio, viennentde Camena (muse), dont la lettre m a été rem-placée par n. Cantare, cantitare sont des verbesfréquentatifs, qui dérivent Ae canere. Tibicen

(joueur de flûte), et les autres mots de cette espèce,sont composés du nom de l’instrument et decanere (Chanter), parce que les sons des instru-ments de musique tiennent du chant. Buccinalor(qui sonne de la trompette) est composé du mêmeverbe et de bucca (bouche), parce que le son dela trompette ressemble à la voix.

76. Orare (dire, prier), perora.ro. (pérorer),exorare (supplier), oratio (discours), oralor(orateur) et osculum (baiser), dérivent de os(bouche). Omen (présage) et ornamentum (orne-ment) ont la même racine : omen , contraction deosmen, parce que les présages étaient originaire-ment tirés du bec ou du chant des oiseaux ; orna-mentum, mot qui est aujourd’hui accompagnéd’une préposition dans le langage commun, maisdont la plupart des auteurs dramatiques se ser-vent, comme autrefois, sans préposition. De làencore oscines, nom des augures qui tirent lesauspices du bec ou du chant des oiseaux.

77. Faire est le troisième degré de l’action.Ici la ressemblance entre agere, facere et gerere,a fait croire communément que ces trois motsétaient synonymes. Cependant facere n’impli-que pas agere. Ainsi un poète facit fabulam(compose une pièce), non agit (il ne la joue pas) ;et réciproquement un acteur agit (joue unepièce), et ne l’a pas faite [facit). Gerere, à sontour, n’implique ni facere ni agere, et se ditd’un général d’armée, qui porte (gerit) commeun fardeau le commandement qui lui a été confié.— 78. Facere vient directement de faciès (face,figure), parce que celui qui fait une chose la réa-lise par une figure. Il faut ranger dans la mêmeclasse fingere (façonner), informare (former),qui désignent l’action de donner à une matière la

quod sine sponte sua dixit, cum eo non potest agi exsponsu. — 73. Etiam spes a sponte potest esse declinata,quod tum sperat, quom, quod volt, fieri putat; namquod non volt si putat, mêlait, non sperat. llaque hicquoque qui dicunt in Astraba Plauti :

Nunc sequere, adseque, Potybadisce, meam spem cupioconsequi.

Sequor hercle quidem; nam libenter mea sperata conse-quor :

quod sine sponte dicunt, vere neque ille sperat qui dicitadolescens, neque ilia sperata est. —74 .Sponsor et prœset vos neque idem, neque res a quibus lu, sed e re si-mile. Jlaqueprtes qui a magistratu interrogatus, in publi-ctim ut præs siet; a quo et, quom respondet, dicit -.prœs.Vas appellatus qui pro altero vadimonium promittehat.ConSueludo erat quom reus parum esset idoneus ineep-tis rebus, ut pro se aliuin daret; a quo caveri postealege cospUim est ab bis, qui prædia venderent, vades nedarent; ab eo scribi cœptum in lege mancipiorum :

Vadein ne poscerent nec dabilu r.

75. Canere et accanil et sueçanit, ut canto et can-tatio, ex Camena permutalo pro M N. Ab eo, q'uod se-mcl, canit; si sæpius, cantal. Hinc cantitat, itein alia;

nec sine canendo tibicines... dicti; omnium enim liornmquid a canere; etiam buccinator, a vocis similitudine et. cantu dictus.

7G. Oro ab ore et pérorât et exoratet oratio et ora-le/-et osculum, dictum. Indidem omen, ornamentum;alterum quod ex ore primum elatum est, osmen dictum ;alterum nunc cum præposilione dicitur volgo ornamen-tum, quod sicut olim, ornamentum sccnici plerique di-cunt. Hinc oscines dicunlur apud augures quai ore faciunt| auspicium.

77. Tertium gradum agendi esse dicunt, ubi quid fa-ciant; in eo propter similitudinein agendi et laciumli etgerundi quidam error bis, qui putant esse unum. Potestenim aliquid/acere etnon apere, ut poetafae.it fabulam,et non agit : contra actor agit et non facit, et sic a poêlafabula fit, non agitur; ab actore agitur, non fit. Contraimperator quod dicitur res gerere, in eo neque facit, ne-que agit ; sed gerit,id est sus)inet, translation ab bis quihonera gerunt, quod hi suslinent. — 78. Proprio nominedicitur facere a facie; quirei, quam facit, imponit laeiem.Htficlorquom dicit fingo, figurant imponit; quom dicitinformo, formam; sic cum dicit facio, laeiem imponit ;a qua facie discernitur, ut dici possit aliud esse vesli-